JO: Un an après sa défection la sprinteuse biélorusse Tsimanouskaya rêve de Paris 2024
(Reuters) – Un an après sa défection, la sprinteuse Krystsina Tsimanouskaya qui avait refusé de prendre l’avion pour retourner dans son pays natal, la Biélorussie, après avoir été expulsée des Jeux olympiques (JO) de Tokyo par son équipe, rêve depuis la Pologne des JO de Paris 2024.
Forcée de quitter son équipe nationale après avoir critiqué les entraîneurs de sa délégation qui voulaient l’inscrire à une épreuve hors de sa catégorie, Krystsina Tsimanouskaya a trouvé refuge en Pologne, craignant pour sa sécurité si elle rentrait en Biélorussie.
Elle est en train d’obtenir la citoyenneté polonaise et les documents nécessaires pour concourir au niveau de l’équipe nationale dans ce pays.
La jeune femme de 25 ans souhaite également avoir une autre chance de participer aux JO et espère courir à ceux de Paris en 2024 dans l’épreuve du 200 m, celle qu’elle devait disputer le lendemain de son éviction de l’équipe.
« Je continue à m’entraîner ici. Je rêve de retourner aux Jeux olympiques et, cette fois, de courir ma distance et de montrer des résultats décents » , a déclaré l’athlète à Reuters dans une interview vidéo depuis son domicile à Varsovie.
L’athlète n’a pu courir depuis que lors de rencontres de niveau moins élevés dans l’attente de sa citoyenneté.
« Je suis reconnaissante à la Pologne de m’avoir permis de participer à certaines compétitions », a-t-elle déclaré. « Mais en tant qu’athlète ayant participé aux Jeux olympiques, il est difficile de réaliser que je dois maintenant courir dans des compétitions avec des enfants. »
Krystsina Tsimanouskaya est devenue un symbole de la résistance en Biélorussie, où les figures de l’opposition et les personnes critiques à l’égard des autorités sont poursuivies, emprisonnées ou ont fui, depuis les manifestations de masse contre le dirigeant Alexandre Loukachenko en 2020.
« Je ne suis pas allée aux Jeux olympiques pour représenter l’autorité de Loukachenko », a-t-elle affirmé. « Je suis allée aux Jeux olympiques pour représenter la Biélorussie. Et pour moi, la Biélorussie n’est pas égal à Loukachenko ou aux autorités. »
Les Biélorusses et les Russes ne peuvent actuellement pas participer aux compétitions internationales d’athlétisme en raison des actions de Moscou en Ukraine.
(Reportage Reuters; version francaise Alizée Degorce, édité par Kate Entringer)
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