Israël pilonne le Liban et continue de faire pression sur le Hezbollah
par Emily Rose et Maya Gebeily
JERUSALEM/BEYROUTH (Reuters) – Israël a frappé dimanche de multiples cibles au Liban, accentuant la pression sur le Hezbollah, soutenu par l’Iran, après l’assassinat de son chef Hassan Nasrallah.
Dans un communiqué, l’armée israélienne a déclaré que l’armée de l’air avait « frappé des dizaines de cibles terroristes du Hezbollah au Liban, y compris des lanceurs qui visaient le territoire israélien, des structures dans lesquelles des armes étaient stockées et d’autres infrastructures terroristes du Hezbollah ».
La marine a intercepté un projectile s’approchant d’Israël depuis un secteur de la mer Rouge et huit autres projectiles en provenance du Liban sont tombés dans des zones inhabitées, poursuit le communiqué.
Le Hezbollah a annoncé samedi que son chef Hassan Nasrallah a été tué, confirmant l’information rapportée plus tôt par l’armée israélienne qui a dit avoir mené une frappe aérienne violente vendredi soir contre le quartier général du mouvement chiite dans la banlieue de Beyrouth.
Il s’agit d’un coup dur pour le Hezbollah et pour l’Iran, qui perd ainsi un allié influent ayant contribué à faire du Hezbollah la cheville ouvrière de l’alliance baptisée Axe de la résistance, construite au fil des décennies avec le soutien de Téhéran.
Le Hezbollah a promis de continuer à combattre Israël et a poursuivi ses tirs de roquettes, avec notamment une nouvelle salve lancée dimanche matin.
L’aggravation des tensions dans la région fait craindre désormais un conflit incontrôlable, susceptible d’entraîner dans la bataille l’Iran et les Etats-Unis, le plus proche allié d’Israël.
Le Hezbollah et Israël se battent parallèlement à la guerre menée par l’Etat hébreux à Gaza contre le Hamas depuis l’attaque du mouvement palestinien, également soutenu par l’Iran, contre Israël le 7 octobre dernier.
DES NATTES DANS LA RUE
À Beyrouth, les familles déplacées ont passé la nuit sur les bancs de la baie de Zaitunay, tandis que des restaurants et des cafés sur le front de mer de la capitale repoussaient les flâneurs.
Dimanche matin, des familles n’ayant rien d’autre qu’un sac de voyage contenant des vêtements avaient déposé par terre des nattes pour dormir après avoir bu du thé.
« Vous ne pourrez pas nous détruire, quoi que vous fassiez, quel que soit le nombre de vos bombardements, quel que soit le nombre de vos déplacements, nous resterons ici. Nous ne partirons pas. C’est notre pays et nous restons », a déclaré Françoise Azori, une habitante de Beyrouth qui faisait son jogging dans le quartier.
Le Programme alimentaire mondial des Nations unies a indiqué dans un communiqué dimanche avoir mis en place une opération d’urgence pour fournir de la nourriture à un million de personnes touchées par le conflit au Liban.
Le patriarche maronite Bechara Boutros Al Rai, principal religieux chrétien du Liban, a déclaré que l’assassinat de Hassan Nasrallah avait « ouvert une blessure dans le cœur des Libanais ». Bechara Boutros Al Rai avait auparavant critiqué le Hezbollah, l’accusant d’entraîner le Liban dans des conflits régionaux.
« Nous présentons nos condoléances personnelles à la famille et à la communauté de Hassan Nasrallah », a-t-il dit dans un sermon.
Le ministre libanais de l’Information, Ziad Makary, a déclaré dimanche, lors d’une réunion gouvernementale, que des efforts diplomatiques pour un cessez-le-feu avec Israël étaient en cours.
(Reportage Maya Gebeily, Timour Azhari, Laila Bassam, Abdelaziz Boumzar et Tom Perry à Beyrouth; James Mackenzie, Emily Rose et Ari Rabinovitch à Jérusalem; Jana Choukeir, Nadine Awadalla, Adam Makary, Jaidaa Taha, Clauda Tanios et Tala Ramadan à Dubaï; Michelle Nichols à New York; Andrea Shalal, Phil Stewart et Idrees Ali à Washington; Alvise Armellini à Rome; Rédigé par David Morgan, William Mallard, Tom Perry et Angus McDowall; version française Claude Chendjou)
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