Israël-La Knesset s’apprête à voter sur sa dissolution, première étape vers des élections anticipées
par Maayan Lubell
JERUSALEM (Reuters) – Le Parlement israélien devrait procéder ce mercredi à un vote préliminaire en vue de sa dissolution sur fond de crise gouvernementale, première étape sur quatre d’une bataille parlementaire qui pourrait conduire à des élections anticipées susceptibles de faire tomber la coalition au pouvoir du Premier ministre Benjamin Netanyahu.
La tenue de ce vote n’est pas garantie et pourrait être encore être annulée à la dernière minute si les partis de l’opposition et les alliés de Benjamin Netanyahu ne parviennent pas s’entendre sur le projet de dissolution de la Knesset.
Un échec donnerait à la coalition au pouvoir davantage de temps pour résoudre sa pire crise politique et éviter un scrutin anticipé, qui serait le premier en Israël depuis le début de la guerre contre le Hamas dans la bande de Gaza.
« Si la Knesset est dissoute, cela n’aidera qu’une chose, le Hamas », écrit Boaz Bismuth, un élu du Likoud, le parti de Benjamin Netanyahu, sur le réseau social X. « On ne renverse pas un gouvernement en temps de guerre », a-t-il ajouté.
La crise traversée par la coalition de Benjamin Netanyahu est née d’un projet du gouvernement sur la conscription militaire, visant notamment à incorporer davantage de religieux dans les rangs de armée.
Les partis religieux de la coalition au pouvoir souhaitent une exemption des obligations militaires pour les étudiants juifs ultra-orthodoxes des écoles Yechiva, tandis que d’autres élus se prononcent pour la fin des exemptions de ce type.
Les exemptions ont toujours été un sujet brûlant en Israël mais elles ont pris une tournure particulière avec la guerre dans la bande Gaza dans un contexte d’importantes pertes par l’Etat hébreu sur le champ de bataille et d’une armée à bout de souffle qui a besoin de davantage de troupes.
Signe d’une impatience dans la crise politique actuelle, les partis de la coalition ultra-orthodoxe ont déclaré qu’ils voteraient avec les formations d’opposition en faveur de la dissolution de la Knesset et d’élections anticipées, dont la date n’est pas prévue avant la fin de l’année 2026.
LE TEMPS JOUE POUR NETANYAHU
Les partis d’opposition sont susceptibles de renoncer au projet de dissolution du Parlement si la coalition de Benjamin Netanyahu parvient à résoudre la crise politique avant la tenue du vote prévue mercredi.
En cas d’adoption préliminaire du projet mercredi, trois votes supplémentaires seront nécessaires pour une approbation définitive, ce qui laisse à la coalition de Benjamin Netanyahu du temps pour parvenir à un accord sur une nouvelle loi sur la conscription.
S’il est adopté, le projet de dissolution du Parlement sera ensuite soumis à des commissions parlementaires en vue de discussions, un processus législatif qui pourrait prendre des jours, des semaines ou des mois. Pendant ce temps, Benjamin Netanyahu pourrait encore conclure des accords avec les partis ultra-orthodoxes, ses principaux alliés politiques, ce qui permettrait de rejeter le projet de dissolution de la Knesset.
Pour être adopté lors du vote final, le projet de loi devra obtenir une majorité absolue d’au moins 61 voix au sein d’un Parlement qui compte 120 sièges. Des élections devront ensuite être organisées dans un délai de cinq mois.
Plusieurs sondages donnent la coalition de Benjamin Netanyahu perdante en cas d’élections anticipées, les électeurs étant encore sous le choc de l’attaque du 7 octobre 2023 du Hamas, qui a montré un échec de la politique sécuritaire du gouvernement.
Vingt mois après le début des combats dans la bande de Gaza, le soutien de l’opinion publique à la guerre s’est affaibli. Plus de 400 soldats israéliens ont été tués au combat à Gaza, ce qui renforce la colère de nombreux Israéliens face aux demandes d’exemption des ultra-orthodoxes alors que le conflit est loin d’être terminé.
Les chefs religieux ultra-orthodoxes considèrent toutefois que le service militaire constitue une menace pour le mode de vie religieux strict des étudiants et que ceux-ci doivent se consacrer à plein temps à leurs études religieuses.
(Rédigé par Maayan Lubell; version française Claude Chendjou, édité par Kate Entringer)
SOUTENEZ LE JOURNAL CHRÉTIEN ET RÉDUISEZ VOS IMPÔTS !
Le Journal Chrétien est 100% gratuit. Faites un don régulier et aidez-nous à poursuivre notre mission.
Vous êtes nombreux à nous demander comment le Journal Chrétien est financé. Notre mission, vous le savez, est de diffuser gratuitement les valeurs de l’Evangile. Nos ressources proviennent exclusivement des dons de nos lecteurs.
Certains lecteurs ont pris l’habitude de nous adresser un don ponctuel. D’autres privilégient un versement mensuel. Beaucoup me disent prier pour nous. En réalité, le Journal Chrétien a besoin que tous ses lecteurs se mobilisent à la mesure de leurs moyens. Songez que pour un don mensuel de 15€, vous ne dépensez réellement que 5€ ! Et votre don est défiscalisé !
Alors si vous estimez comme que la mission du Journal Chrétien est indispensable, veuillez nous soutenir. Votre générosité par le passé a permis au Journal Chrétien d’accomplir de grandes choses.
En 2025, la chaîne de télévision Chrétiens TV développée par le Journal Chrétien a débarqué sur le Canal 246 de Free, deuxième opérateur en France. Des négociations sont en cours pour étendre la diffusion de la chaîne à l'ensemble des opérateurs français.
Votre soutien financier nous aidera à :
👍 couvrir les frais de fonctionnement du Journal Chrétien ;
👍 produire des émissions de qualité pour sensibiliser et encourager ;
👍 accompagner les églises et communautés chrétiennes en difficulté ;
👍 transmettre l’héritage spirituel aux générations futures ;
👍 faire rayonner la foi chrétienne dans un esprit d’unité et d’amour.
