Israël et le Hamas conviennent de prolonger la trêve à Gaza
par Nidal al-Mughrabi, Mohammad Salem et Emily Rose
GAZA/JÉRUSALEM (Reuters) – Israël et le Hamas sont convenus jeudi de prolonger la trêve dans la bande de Gaza pour au moins une journée supplémentaire, quelques minutes avant l’expiration de l’accord, afin de permettre aux négociateurs de travailler à des accords prévoyant la libération d’otages détenus à Gaza en échange de prisonniers palestiniens.
La trêve, qui avait déjà été prolongée de deux jours, a offert un premier répit à Gaza, après sept semaines de combats et de bombardements qui ont réduit à l’état de ruines une grande partie de l’enclave palestinienne.
« Au vu des efforts déployés par les médiateurs pour poursuivre le processus de libération des otages et sous réserve des termes de l’accord, la pause opérationnelle se poursuivra », est-il indiqué dans le communiqué israélien, publié quelques minutes avant l’expiration de la trêve.
Le Hamas, qui a libéré mercredi seize otages supplémentaires qui étaient détenus dans la bande de Gaza depuis l’attaque du 7 octobre, a annoncé dans un communiqué que la trêve serait prolongée pour un septième jour.
Les termes de l’accord restent inchangés, selon un porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar, pays qui, avec l’Egypte et les Etats-Unis, participe aux efforts de médiation.
« Il y a quelques instants, Israël a reçu une liste (constituée de noms) de femmes et d’enfants, conformément aux termes de l’accord, la trêve se poursuivra donc », a indiqué le bureau du Premier ministre israélien dans un communiqué.
Le groupe palestinien avait déclaré plus tôt qu’Israël avait rejeté une proposition qui prévoyait la libération de sept femmes et enfants encore détenus à Gaza ainsi que la remise des dépouilles de trois autres otages en échange d’une prolongation de la trêve.
Le Hamas a annoncé mercredi que trois otages israéliens, dont un bébé de 10 mois, avaient été tués dans un bombardement aérien.
Avant que la trêve ne soit prolongée, Israël et le Hamas s’étaient dits prêts à reprendre les combats.
EFFORTS DIPLOMATIQUES
Israël a promis de détruire le Hamas, qui contrôle Gaza, après l’attaque menée le 7 octobre par le groupe palestinien dans le sud d’Israël qui a fait 1.200 morts et débouché sur la prise en otage d’environ 240 personnes.
En réponse à l’attaque du Hamas, Israël a mené une campagne de bombardements dans la bande de Gaza, où elle a ensuite lancé une offensive terrestre. Plus de 15.000 Palestiniens ont été tués depuis lors, selon les autorités locales.
Le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken est arrivé tôt jeudi à Tel Aviv où il doit rencontrer des responsables israéliens pour discuter d’une extension de la trêve avec le Hamas et d’une aide humanitaire accrue pour la bande de Gaza.
Le président américain Joe Biden s’est dit déterminé à assurer la libération de tous les otages détenus à Gaza par le Hamas, a indiqué la Maison blanche dans un communiqué.
La Jordanie doit accueillir jeudi une conférence à laquelle participeront notamment les principaux organes des Nations unies et des organisations humanitaires, afin de coordonner l’aide destinée à la bande de Gaza, ont indiqué les médias officiels jordaniens.
Le secrétaire général de l’Onu, Antonio Guterres, a dit mercredi que la situation humanitaire dans la bande de Gaza était « dramatique » et a appelé à un cessez-le-feu.
La Chine a de son côté appelé le Conseil de sécurité des Nations unies à préparer une feuille de route et un calendrier « concrets » pour une solution à deux Etats afin de parvenir à un règlement « complet, juste et durable » de la question palestinienne.
(Reportage Nidal al-Mughrabi au Caire, Mohammed Salem et Roleen Tafakji à Gaza et Emily Rose à Jérusalem, rédigé par Grant McCool et Lincoln Feast; version française Camille Raynaud)
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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