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Israël et Beyrouth discutent d’un projet pilote de retrait partiel de Tsahal du Sud-Liban

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par Rami Ayyub, Maayan Lubell et Maya Gebeily

JÉRUSALEM/BEYROUTH, 24 juin (Reuters) – Israël et le Liban discutent d’une proposition soutenue par les États-Unis prévoyant que les troupes de l’Etat hébreu se retirent d’une partie du territoire libanais qu’elles occupent dans le cadre de leur offensive contre le Hezbollah et qu’elles en cèdent le contrôle à l’armée du pays, ont indiqué des responsables des deux camps.

Selon ce projet pilote, au coeur du nouveau cycle de discussions entamé mardi à Washington ​entre le Liban et ‌Israël, les Etats-Unis formeraient les soldats libanais concernés et vérifieraient leurs antécédents afin ​de s’assurer qu’ils n’ont aucun lien ⁠avec le Hezbollah, tandis qu’Israël maintiendrait une présence militaire dans une « zone tampon » le long de la frontière.

Interrogé ‌sur ces informations fournies dans un ‌premier temps par des sources israéliennes, un haut responsable libanais chargé de la sécurité a déclaré que les discussions continuaient à Washington et que la journée de mercredi serait consacrée à des échanges entre militaires, y compris au sujet de zones pilotes.

Il a ajouté que les pourparlers ​porteraient sur un calendrier de retrait des troupes israéliennes et qu’un éventuel plan ne serait établi qu’après la dernière journée d’échanges, prévue jeudi. Ce responsable libanais n’a pas commenté la vérification potentielle des antécédents des soldats libanais par les États-Unis.

Le Liban tient à poursuivre des négociations directes avec Israël, celles-ci ayant été éclipsées par la décision de l’Iran d’inclure le pays du Cèdre dans ses propres pourparlers avec les États-Unis.

L’un des principaux objectifs de Beyrouth est d’obtenir un retrait de l’armée israélienne alors que ⁠celle-ci occupe une partie du Sud-Liban dans le cadre de son offensive contre le Hezbollah, qui s’étire depuis le 2 mars.

Cet espoir s’est jusqu’à présent ⁠heurté aux déclarations inflexibles de l’Etat hébreu, dont de nombreux responsables souhaitent que Tsahal continue d’occuper indéfiniment le sud du Liban.

LES USA SOUTIENNENT DE LONGUE DATE L’ARMÉE LIBANAISE

Un cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah est globalement respecté depuis dimanche même si des troupes de Tsahal restent déployées dans le sud du Liban, où elles ont établi une zone de sécurité en disant vouloir protéger le nord d’Israël contre les attaques du groupe chiite, qui est soutenu par l’Iran.

Un ⁠nouvel incident ‌a néanmoins été signalé mercredi : un drone israélien a pris pour cible une voiture circulant à Kfar Remmane, dans le ⁠sud du Liban, faisant deux morts, rapportent des sources médicales et sécuritaires.

Le protocole d’accord signé la semaine ​dernière entre Téhéran et ​Washington impose aux deux pays et à leurs alliés de déclarer un arrêt immédiat et permanent des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au ​Liban, et de garantir « l’intégrité territoriale et la souveraineté » du pays du Cèdre.

L’armée libanaise, qui recrute dans l’ensemble du paysage confessionnel du pays, bénéficie de longue date d’une aide militaire américaine dans le cadre de la ‌politique des États-Unis visant à renforcer ​les institutions sécuritaires d’un Etat affaibli par le Hezbollah.

Celui-ci a maintes fois exigé que le gouvernement libanais se retire des négociations avec Israël soutenues par les ​États-Unis, qui constituent les contacts au plus haut niveau entre Beyrouth et l’Etat hébreu depuis des décennies.

L’ambassadeur iranien auprès des Nations unies à Genève a déclaré mardi que le Liban faisait «  indéniablement partie de l’accord  » avec les Etats-Unis et que celui-ci prévoyait le retrait des troupes israéliennes.

Une proposition américaine de « zones pilotes » contrôlées par l’armée libanaise figurait dans un projet de cessez-le-feu approuvé par des responsables libanais et israéliens le 3 juin. Mais le Hezbollah a rejeté ce plan, dont la mise en oeuvre dépendait d’un arrêt des attaques menées par ⁠le groupe chiite et du retrait de ses combattants d’une partie du Sud-Liban.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré lundi que les troupes israéliennes disposaient d’une liberté d’action totale pour contrer toute menace du Hezbollah et resteraient au Liban « aussi longtemps que ​nécessaire ».

(Reportage Maayan Lubell et Rami Ayyub à Jérusalem, Maya Gebeily à Beyrouth, version française Benjamin ​Mallet, édité par Benoit Van Overstraeten et Sophie Louet)

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Chrétiens TV

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

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