Israël accusé devant la CIJ d’entraver l’aide humanitaire dans la bande de Gaza
AMSTERDAM (Reuters) – Représentants palestiniens et des Nations Unies ont accusé lundi Israël d’enfreindre le droit international humanitaire dans la bande de Gaza, à l’ouverture des audiences devant la Cour internationale de justice (CIJ) sur le blocage par l’Etat hébreu des convois humanitaires destinés aux quelque 2,3 millions d’habitants de l’enclave palestinienne.
Depuis le 2 mars, Israël a complètement interrompu l’approvisionnement en aide humanitaire de la bande de Gaza, où les réserves s’épuisent.
Devant la cour de La Haye, la conseillère juridique de l’Onu a déclaré qu’Israël avait une obligation claire, en tant que force d’occupation, d’autoriser et de faciliter l’aide humanitaire au profit de la population de Gaza.
« Dans le contexte spécifique de la situation dans les territoires palestiniens occupés, ces obligations impliquent de permettre à toutes les entités compétentes des Nations unies de mener des activités au profit de la population locale », a déclaré Elinor Hammarskjold.
Une quarantaine de pays vont s’exprimer cette semaine devant la plus haute juridiction des Nations unies, qui a été chargée en décembre dernier de prononcer un avis consultatif sur les obligations d’Israël à faciliter l’arrivée de l’aide humanitaire fournie par des pays tiers et des groupes internationaux, dont l’Onu, et destinée aux Palestiniens.
Israël répète qu’il ne permettra à aucun bien d’être acheminé dans l’enclave tant que le Hamas n’aura pas libéré les derniers otages qu’il détient depuis l’attaque du 7 octobre 2023.
Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, a déclaré qu’Israël avait présenté sa position par écrit pour les audiences, qu’il a qualifiées de « cirque ».
« L’objectif est de priver Israël de son droit le plus élémentaire à se défendre », a-t-il notamment déclaré lundi à Jérusalem.
Le représentant palestinien à la CIJ, Ammar Hijazi, a déclaré qu’Israël utilisait l’aide humanitaire comme « une arme de guerre », alors que la population de Gaza est menacée de famine.
« Cette affaire concerne Israël qui détruit les fondements de la vie en Palestine, tout en empêchant l’Onu et d’autres fournisseurs d’aide humanitaire d’apporter une aide vitale à la population », a-t-il dit lundi lors de l’audience.
Allemagne, France et Grande-Bretagne ont appelé la semaine dernière l’Etat hébreu à respecter le droit international en n’entravant pas l’arrivée d’aide humanitaire à Gaza.
Le président américain Donald Trump a dit par ailleurs vendredi avoir demandé au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d’autoriser nourriture et médicaments à être livrés dans le territoire palestinien.
Une résolution adoptée en décembre par l’Assemblée générale de l’Onu, à 137 voix contre 193, appelle Israël à respecter ses obligations à l’égard de la population palestinienne. Le texte mentionne de « graves préoccupations » à propos de la situation humanitaire catastrophique dans la bande de Gaza.
Israël, les Etats-Unis ont dix autres pays ont voté contre le texte. Vingt-deux pays se sont abstenus. Les Etats-Unis, qui protègent traditionnellement l’Etat hébreu à l’Onu, s’exprimeront mercredi.
Les avis consultatifs de la CIJ revêtent un poids juridique et politique mais ne sont pas contraignants, la cour n’ayant aucun pouvoir pour les faire respecter.
Il est vraisemblable qu’il faille attendre plusieurs mois pour connaître l’avis de la juridiction basée à La Haye.
Israël a déjà ignoré par le passé des décisions de la CIJ.
(Rédigé par Bart Meijer, avec Maayan Lubell à Jérusalem; version française Jean Terzian et Etienne Breban, édité par Kate Entringer et Sophie Louet)
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