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Gaza-Netanyahu rompra le cessez-le-feu si les otages ne sont pas libérés samedi

JERUSALEM/LE CAIRE (Reuters) – Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a réclamé mardi que les otages détenus par le Hamas dans la bande de Gaza soient libérés d’ici samedi midi, menaçant dans le cas contraire de mettre fin au cessez-le-feu dans l’enclave palestinienne et d’y reprendre une offensive « intense ».

A la suite de cet ultimatum, qui fait écho à des commentaires effectués la veille par le président américain Donald Trump, allié d’Israël, le Hamas a publié un communiqué dans lequel il a réaffirmé son engagement à l’accord de cessez-le-feu, accusant Israël de compromettre cet accord.

Conformément à la première phase de l’accord scellé en janvier sous la médiation du Qatar et de l’Egypte pour mettre fin à plus de quinze mois de combats ravageurs dans la bande de Gaza, le Hamas a libéré une partie des otages encore détenus depuis l’attaque du 7 octobre 2023, en échange de la libération de Palestiniens détenus dans des prisons israéliennes.

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Toutefois le groupe armé palestinien a annoncé lundi qu’il suspendait jusqu’à nouvel ordre la libération d’otages prévue samedi, reprochant à nouveau à Israël de ne pas respecter les termes de l’accord entré en vigueur le 19 janvier.

On ne sait pas dans l’immédiat si Benjamin Netanyahu a fait référence mardi aux otages dont la libération était prévue samedi ou à tous les otages encore vivants dans la bande de Gaza. Les services du Premier ministre israélien n’ont pas répondu à une demande de commentaire.

« A la lumière de l’annonce du Hamas de sa décision de violer l’accord et de ne pas relâcher nos otages, j’ai ordonné la nuit dernière à l’armée de regrouper des troupes à l’intérieur et autour de la bande de Gaza », a dit le dirigeant israélien.

« Cette opération se déroule en ce moment même. Elle sera achevée dans un futur très proche », a-t-il ajouté dans une déclaration vidéo à l’issue d’une réunion ministérielle.

« Si le Hamas ne nous rend pas nos otages d’ici samedi midi, alors le cessez-le-feu prendra fin, et l’armée israélienne reprendra des combats intenses jusqu’à ce que le Hamas soit enfin vaincu », a prévenu Benjamin Netanyahu.

L’armée israélienne a déclaré quelques instants plus tard qu’elle renforçait ses troupes et mobilisait des réservistes dans le sud d’Israël afin d’être préparée à « divers scénarios ».

« TOUT LAISSER PARTIR EN VRILLE »

Ces commentaires israéliens interviennent après que Donald Trump a menacé lundi de « tout laisser partir en vrille » à Gaza dans l’hypothèse où tous les otages détenus par le Hamas n’étaient pas libérés d’ici samedi midi.

Le président américain, qui recevait mardi à la Maison blanche le roi Abdallah II de Jordanie pour un entretien délicat à propos de Gaza, a dit devant les journalistes ne pas penser que le Hamas respecterait cet ultimatum.

Donald Trump a réaffirmé également son intention que les Etats-Unis contrôlent Gaza après avoir « relogé » les Palestiniens, un projet salué par Benjamin Netanyahu qui a provoqué un tollé international et a été rejeté par les pays arabes, dont la Jordanie, partenaire de Washington.

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a mis en garde le président américain contre tout nettoyage ethnique dans la bande de Gaza.

Aux termes des Conventions de Genève de 1949, tout déplacement forcé d’une population sous occupation militaire constitue un crime de guerre.

Les Palestiniens craignent une nouvelle « Nakba » (« catastrophe »), quand des centaines de milliers de Palestiniens ont fui ou ont été chassés de leurs terres lors de la guerre de 1948 ayant accompagné la création de l’Etat d’Israël. Israël nie tout déplacement forcé.

Parmi les territoires les plus densément peuplés au monde, la bande de Gaza a été ravagée par le siège total déclaré par Israël en réponse à l’attaque du 7-Octobre lors de laquelle 1.200 personnes ont été tuées et 250 autres enlevées, selon les autorités israéliennes. Une partie de ces otages ont été libérés lors d’une trêve d’une semaine en novembre 2023.

D’après les autorités locales, plus de 48.000 Palestiniens ont été tués dans l’offensive israélienne, qui a ravagé la bande de Gaza, déplacé la quasi-totalité des 2,3 millions d’habitants et provoqué une catastrophe humanitaire, alors que manquent cruellement eau, nourriture et électricité.

En marge du cessez-le-feu à Gaza, Israël a intensifié ses opérations militaires en Cisjordanie occupée.

RESPECTER L’ACCORD, « SEULE FAÇON DE RAMENER » LES OTAGES

Réagissant dans la journée aux commentaires effectués lundi soir par Donald Trump, un représentant du Hamas a déclaré à Reuters que les otages israéliens pourraient seulement rentrer chez eux si l’accord de cessez-le-feu est respecté.

Sami Abou Zouhri a également dénoncé la « rhétorique menaçante » du président américain, qu’il a invité à se « souvenir qu’un accord est en place et doit être respecté par les deux parties ». « C’est la seule façon de ramener les prisonniers (israéliens) », a-t-il dit.

Le Hamas a de nouveau reproché lundi à Israël de continuer à tuer des Palestiniens dans la bande de Gaza, de bloquer une partie des aides humanitaires et d’empêcher le retour d’habitants dans le nord de l’enclave palestinienne. L’Etat hébreu nie empêcher l’arrivée d’aides et dit que ses troupes tirent uniquement contre des personnes faisant fi d’avertissements leur demandant de ne pas approcher.

Jusqu’à présent, le Hamas a relâché 16 des 33 otages devant être libérés dans le cadre de la première phase de l’accord de cessez-le-feu. En échange, Israël a libéré des centaines de détenus palestiniens, dont certains étaient condamnés à perpétuité pour des attaques et d’autres retenus sans motif.

Un groupe israélien représentant les familles des otages a exhorté Benjamin Netanyahu à respecter l’accord de cessez-le-feu. « Nous ne devons pas revenir en arrière », a-t-il dit.

Le ministre israélien des Finances, Belazel Smotrich, issu de l’extrême droite, a déclaré mardi qu’il fallait que la guerre à Gaza reprenne si tous les otages n’étaient pas libérés d’ici samedi.

Il a ajouté qu’il faudrait alors également couper tout approvisionnement de la bande de Gaza en eau et électricité, et bloquer les aides humanitaires.

« Il y aura seulement les tirs de nos avions, de notre artillerie, de nos chars d’assaut, de nos combattants héroïques, et la souffrance », a déclaré Belazel Smotrich. « Il y aura une occupation complète de la bande de Gaza ».

(Alexander Cornwelll à Jérusalem, Nidal al-Mughrabi au Caire, avec Maayan Lubell et Michael Yaakov à Tel Aviv, Nuha Sharaf, Emily Rose et Steven Scheer à Jérusalem, Jeff Mason à Washington; version française Jean Terzian)

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