Volodimir Zelenski exhorte l’Union européenne à ne pas « lâcher » l’Ukraine
Le président ukrainien Volodimir Zelenski a exhorté mardi l’Union européenne à prouver qu’elle se tenait aux côtés de son pays face à l’offensive de la Russie, après avoir signé la veille une demande officielle d’adhésion à l’UE.
« Nous combattons pour être des membres égaux de l’Europe », a dit Volodimir Zelenski dans un discours retransmis par liaison vidéo au Parlement européen, réuni en séance plénière extraordinaire.
« Prouvez que vous êtes avec nous. Prouvez que vous ne nous laisserez pas tomber. Prouvez que vous êtes effectivement des Européens et alors la vie vaincra la mort et la lumière vaincra l’obscurité », a-t-il déclaré en ukrainien, suscitant une vive émotion dont ont témoigné les sanglots dans la voix de l’interprète en anglais.
Les eurodéputés, dont beaucoup portaient des T-shirts avec un drapeau ukrainien ou arboraient des accessoires aux couleurs bleu et jaune de l’Ukraine, lui ont réservé une ovation debout.
« L’UE sera bien plus forte avec nous. Sans vous, l’Ukraine sera seule », a poursuivi Volodimir Zelenski, terminant son intervention poing levé.
En collaboration avec les Etats-Unis notamment, les pays de l’UE se sont entendus sur de vastes sanctions économiques et financières contre la Russie après le déclenchement de l’offensive contre l’Ukraine jeudi dernier. L’UE a aussi pris la décision sans précédent de financer des livraisons d’armes à l’Ukraine.
« Nous sommes avec vous », a répondu Maroš Šefčovič, vice-président de la Commission européenne. « Et nous serons avec vous pour reconstruire votre beau pays après votre victoire », a-t-il ajouté.
PROCESSUS LABORIEUX EN VUE
Après l’intervention du président ukrainien, le président du Conseil européen, Charles Michel, a déclaré aux eurodéputés que les Vingt-Sept devraient se pencher sérieusement sur la demande « légitime » de l’Ukraine de rejoindre le bloc.
« Cela va être difficile, nous savons qu’il existe des positions différentes en Europe » sur la question de nouveaux élargissements, a-t-il cependant prévenu.
Dans une résolution non contraignante adoptée en fin d’après-midi à l’issue de cette plénière extraordinaire – avec 637 votes pour, 13 contre et 26 abstentions – les eurodéputés appellent à un élargissement du champ d’application des sanctions européennes de telle sorte qu’elles « visent à affaiblir stratégiquement l’économie et la base industrielle russes, en particulier le complexe militaro-industriel ».
Malgré le soutien initial des principaux partis, un amendement au projet de résolution considérant que l’invasion de l’Ukraine par des troupes russes « place de fait la Russie parmi les Etats voyous » a finalement été rejeté.
La Russie qualifie son intervention en Ukraine d' »opération militaire spéciale » visant à démilitariser et à « dénazifier » son voisin.
Dans cette résolution, les eurodéputés appellent également les dirigeants de l’UE à durcir encore davantage les sanctions contre les oligarques russes et les responsables proches du pouvoir à Moscou, à restreindre les importations de pétrole et de gaz russes, à bannir complètement la Russie et son alliée, la Biélorussie, du réseau interbancaire SWIFT et à fermer l’accès de l’ensemble des ports européens aux navires russes, ainsi qu’à ceux en provenance ou à destination de la Russie.
« Le message de l’Europe est clair. Nous allons nous dresser, nous n’allons pas détourner le regard quand ceux qui combattent dans les rues pour nos valeurs font face à la machine de guerre de Poutine », a dit la présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, devant des drapeaux européens et ukrainiens.
Un message d’unité également relayé par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.
« Si (Vladimir) Poutine cherchait à diviser l’Union européenne, à affaiblir l’Otan, et à fracturer la communauté internationale, il a obtenu exactement l’inverse », a-t-elle assuré.
(Reportage Phil Blenkinsop, Bart Meijer, Ingrid Melander, Jan Strupczewski, rédigé par Ingrid Melander ; version française Myriam Rivet et Bertrand Boucey, édité par Sophie Louet et Blandine Hénault)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
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2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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