Ukraine: Nouveau bilan de 18 morts dans la frappe contre un centre commercial
par Simon Lewis
KREMENTCHOUK, Ukraine (Reuters) – Au moins 18 personnes sont mortes et 36 autres sont portées disparues après le tir de deux missiles russes contre un centre commercial bondé lundi à Krementchouk, dans le centre de l’Ukraine, ont rapporté les autorités ukrainiennes.
Vingt-cinq personnes ont également été hospitalisées, a déclaré Dmitro Lounine, gouverneur de la région de Poltava.
Ce bombardement a déclenché un important incendie envoyant des colonnes de fumée noire dans le ciel, montrent des images diffusées par le président ukrainien Volodimir Zelensky, selon lequel plus d’un millier de personnes se trouvaient dans le centre commercial au moment de l’attaque.
« Il est impossible ne serait-ce que d’imaginer le nombre de victimes », a dit le président ukrainien via la messagerie Telegram, sans fournir de bilan précis.
Un photographe de Reuters a dit avoir vu un centre commercial à la structure calcinée, avec le toit effondré. Des pompiers et des militaires s’efforçaient de retirer des pièces métalliques tordues dans l’espoir de pouvoir extraire des survivants.
Via Telegram, Dmitro Lounine a affirmé qu’aucune cible militaire susceptible d’être visée par l’armée russe ne se trouvait à proximité de ce centre commercial. « C’est un acte de terrorisme contre des civils », a-t-il dit.
« Il est inutile d’espérer la moindre morale ou humanité de la part de la Russie », a déclaré Volodimir Zelensky.
LA RUSSIE PARLE DE « PROVOCATION UKRAINIENNE »
Krementchouk, ville industrielle de 217.000 habitants avant l’invasion russe de l’Ukraine le 24 février, se trouve sur le fleuve Dniepr dans la région de Poltava et elle abrite la plus importante raffinerie de pétrole d’Ukraine.
D’après le commandement de l’armée de l’air ukrainienne, le centre commercial a été frappé par deux missiles de longue portée X-22 tirés par des bombardiers Tu-22M3 ayant décollé de l’aérodrome de Chaïkovka dans la région russe de Kalouga.
La Russie dément prendre les civils pour cible dans le cadre de son « opération militaire spéciale » en Ukraine.
Son ambassadeur adjoint aux Nations unies, Dmitri Polianski, a affirmé sur Twitter, sans fournir de preuves, que ce bombardement était une « provocation ukrainienne ».
« Exactement ce dont le régime de Kyiv a besoin pour maintenir l’attention sur l’Ukraine avant (le) sommet de l’Otan », a-t-il écrit, en référence au sommet de l’Alliance atlantique qui doit s’ouvrir mardi à Madrid.
Le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, a déclaré lundi que ce sommet devrait déboucher sur l’octroi d’une nouvelle aide à l’Ukraine dans des domaines « tels que les communications sécurisées, des systèmes antidrones et du carburant ».
« Il nous faut plus d’armes pour défendre notre peuple, il nous faut des défenses antimissiles », a pour sa part déclaré Andriy Yermak, chef des services présidentiels ukrainiens.
Vadim Denissenko, conseiller au ministère ukrainien de l’Intérieur, a déclaré que la Russie pourrait avoir eu trois objectifs en bombardant ce centre commercial.
« Le premier, sans aucun doute, est de semer la panique, le deuxième est de (…) détruire nos infrastructures et le troisième est (…) d’accroître la pression pour contraindre l’Occident civilisé à s’asseoir à nouveau à la table des discussions », a-t-il dit.
(Reportage Simon Lewis, avec Pavel Polityuk et Max Hunder, rédigé par Tom Balmforth et Max Hunder, version française Sophie Louet et Bertrand Boucey, édité par Jean Terzian et Jean-Stéphane Brosse)
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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