Ukraine: Survivre et enterrer les morts dans Marioupol assiégée
Dans Marioupol assiégée, parmi les squelettes d’immeubles bombardés, chacun tente de survivre comme il peut en enterrant ses morts.
La ville portuaire, plus de 400.000 habitants avant la guerre, dans le sud-est de l’Ukraine, est l’un des objectifs stratégiques de l’armée russe depuis le début de son offensive le 24 février et subit des bombardements quasi permanents.
Près de 5.000 personnes ont trouvé la mort, a estimé lundi la municipalité, et environ 170.000 habitants cherchent les moyens de se nourrir ou se chauffer, privés d’eau courante et d’électricité. Le reste de la population a fui. Reuters n’a pas été en mesure de vérifier ces chiffres.
Chaque habitant semble connaître une personne tuée.
« Le 16 mars, mon ami conduisait une voiture et une balle l’a frappé en pleine gorge. Cinq minutes plus tard, il n’était plus là », raconte un homme disant se prénommer Pavel, debout à côté d’une tombe fraîchement creusée près de son garage, ornée d’une simple croix de bois.
Pavel explique qu’il se trouvait dans la voiture avec Igor, son ami, et qu’il a seulement eu le temps de le ramener chez lui avant sa mort.
Marioupol ressemble à un cimetière géant, les habitants inhumant les défunts, leurs proches, leurs voisins, près des appartements où ils résidaient.
La ville est la cible des forces russes car elle constitue un verrou entre la péninsule de Crimée, annexée par Moscou en 2014, et les régions séparatistes prorusses du Donbass. La Russie qualifie son offensive d' »opération militaire spéciale ».
Des couloirs d’évacuation ont fonctionné de manière sporadique, au mieux. Les habitants qui sont restés se terrent dans les caves d’immeubles.
« On cuisine ce qu’on trouve entre voisins. Un peu de chou, un peu de pommes de terre. On a trouvé du concentré de tomates, des betteraves », dit Viktor, un ancien ouvrier métallurgiste. Ils cuisinent à l’air libre à l’aide d’un barbecue rudimentaire et dorment au sous-sol, ce qu’il appelle une « oasis paisible ».
« On n’a aucun endroit où prendre une douche, on boit de l’eau qui vient d’on ne sait où », ajoute une femme, Lyoudmila, qui dort dans la même cave que Viktor. « Pas une vie pour une retraitée », sourit-elle tristement.
(Reportage Reuters à Marioupol, rédité par Karishma Singh; version française Jean-Stéphane Brosse)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Nos deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

