L’Ukraine jure de résister aux forces russes, l’Occident durcit ses sanctions
Les forces ukrainiennes ont repoussé samedi des attaques de troupes russes progressant vers Kiev et les combats se poursuivent, a déclaré samedi dans une vidéo le président Volodimir Zelenski, à qui les Occidentaux ont promis de fournir de nouvelles armes pour se défendre face à l’offensive massive lancée par Moscou.
Les Etats-Unis, l’Union européenne, le Royaume-Uni et le Canada ont également annoncé de nouvelles sanctions financières contre la Russie, excluant plusieurs banques russes de la plateforme de transaction SWIFT et ciblant les réserves en devises de la banque centrale russe.
Les journalistes de Reuters présents dans la capitale ukrainienne ont signalé plusieurs explosions ainsi que des coups de feu dans la ville samedi soir, au troisième jour de l’invasion russe, qualifiée par le président russe Vladimir Poutine et le Kremlin d' »opération militaire spéciale ».
Un responsable du Pentagone a déclaré que les forces ukrainiennes opposaient une « résistance très déterminée » à l’avancée de l’armée russe sur trois fronts, qui a provoqué l’exode de plusieurs centaines de milliers d’Ukrainiens vers l’ouest du pays.
« Nous avons résisté et repoussé avec succès les attaques ennemies. Les combats continuent », a déclaré Volodimir Zelenski dans une vidéo tournée dans les rues de Kiev et diffusée sur les réseaux sociaux.
A Moscou, le Kremlin a déclaré que les troupes russes avaient repris leur offensive « dans toutes les directions » après que Vladimir Poutine eut ordonné une pause vendredi.
L’assaut lancé jeudi au petit matin par la Russie est la plus importante offensive militaire contre un Etat européen depuis la Seconde guerre mondiale et menace de bouleverser l’ordre européen de l’après-Guerre froide.
La crise a resserré les rangs de l’Otan, qui a annoncé une série de mesures pour renforcer son flanc oriental, et de nombreux pays occidentaux ont annoncé l’acheminement d’une aide militaire à l’Ukraine.
A Washington, le président Joe Biden a approuvé la livraison d’armes provenant des stocks de l’armée américaine pour un montant de 350 millions de dollars et l’Allemagne a annoncé l’envoi de 1.000 armes antichar et 500 missiles sol-air Stinger, rompant avec sa politique consistant à ne pas livrer d’armes létales dans les zones de conflit.
Lors d’un conseil de défense, la France a également acté la livraison additionnelle d’équipements de défense, ainsi que du carburant, tout en approuvant les nouvelles sanctions financières.
Les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne se réuniront quant à eux dimanche à 18h00 (17h00 GMT) pour discuter d’une aide d’urgence à l’armée ukrainienne, a déclaré samedi le porte-parole de la diplomatie européenne, Josep Borrell.
CAPITALE SOUS COUVRE-FEU
Les Etats-Unis ont dit avoir comptabilisé plus de 250 tirs de missiles russes, de courte portée pour la plupart, depuis le début de l’offensive contre l’Ukraine.
Un conseiller de la présidence ukrainienne a affirmé que plus de 3.500 soldats russes avaient été tués ou blessés depuis le déclenchement de l’offensive. Des responsables occidentaux ont déclaré que d’après leurs renseignements, la Russie semblait avoir subi davantage de pertes que prévu.
La Russie n’a donné aucun bilan et il est impossible de vérifier les pertes annoncées ou d’avoir une idée précise de la situation sur le terrain.
« Nous savons qu’ils n’ont pas progressé comme ils l’auraient voulu, en particulier dans le Nord », a déclaré le responsable du Pentagone, sans fournir de preuves à l’appui. « Ils ont été frustrés par une résistance très déterminée » qui « les a ralentis ».
Le dirigeant tchétchène Ramzan Kadyrov, proche allié de Vladimir Poutine, a annoncé que des combattants de la république russe du Caucase étaient déployés en Ukraine. Il a assuré que les forces russes pourraient facilement s’emparer de Kiev et d’autres grandes villes mais que leur tâche était d’éviter des pertes en vies humaines.
Le maire de Kiev, Vitali Klitschko, a déclaré qu’il n’y avait guère de présence militaire russe dans la capitale mais ajouté que des groupes de saboteurs étaient actifs.
Il a décrété un couvre-feu en continu de samedi soir à lundi matin.
L’ancien champion du monde de boxe a par la suite déclaré au quotidien allemand Bild que la ville était « pratiquement encerclée ».
Les autorités ukrainiennes ont distribué des milliers de fusils aux habitants, également encouragés à fabriquer des cocktails incendiaires contre les forces d’invasion.
De nombreuses files d’attente se sont formées devant les distributeurs d’argent ou les stations-service, où les ventes aux particuliers sont plafonnées à 20 litres. De nombreux magasins du centre-ville sont restés clos et les rues de Kiev étaient quasiment désertées samedi après-midi.
« J’ai été assez malin pour stocker de la nourriture pour au moins un mois », a déclaré Serhiy, sorti se promener avant le couvre-feu. « Je ne faisais pas confiance aux politiques qui disaient que tout ça se terminerait pacifiquement. »
Au moins 198 Ukrainiens ont été tués et 1.115 personnes blessées jusqu’ici dans l’offensive russe, a déclaré le ministère ukrainien de la Santé, cité par l’agence russe Interfax. Dix-sept civils ont été tués et 73 blessés dans des bombardements russes sur la région de Donestk, a déclaré le chef de l’administration régionale, toujours selon Interfax.
Le ministère russe de la Défense a déclaré que les forces russes avaient capturé Melitopol, une ville de 150.000 habitants dans le sud-est de l’Ukraine. Les autorités de Kiev n’ont pas fait de commentaire.
La ville de Marioupol, sur la mer d’Azov, a été bombardée sans relâche samedi, a déclaré son maire, Vadim Boïtchenko, à la télévision.
Depuis jeudi, près de 100.000 personnes ont quitté l’Ukraine pour trouver refuge en Pologne voisine, située sur le territoire de l’UE et de l’OTAN. Des Ukrainiens ont également franchi les frontières de la Hongrie, la Roumanie et la Slovaquie.
Des manifestations de solidarité avec l’Ukraine ont réuni plusieurs milliers de personnes ce samedi à travers le monde.
(Reportage Natalia Zinets et Maria Tsvetkova à Kiev, Aleksandar Vasovic à Marioupol, et les rédactions de Reuters; rédigé par Laetitia Volga et Jean-Stéphane Brosse)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

