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Les Ukrainiens racontent leur exode pour fuir les combats

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Les Ukrainiens fuyant l’offensive russe ont continué d’affluer mardi aux frontières des pays d’Europe centrale, alors que l’intensification des bombardements et leur cortège de victimes, ainsi que la colonne de blindés russes en marche vers Kiev attisaient leurs craintes pour leurs proches.

Autant de récits d’exode désespéré de familles ayant fui leur foyer dans le fracas des bombardements, laissant derrière elles un père, un fils ou un mari, les hommes de 18 à 60 ans ayant interdiction de quitter le pays depuis la mobilisation générale décrétée jeudi dernier, au premier jour de l’offensive russe.

Selon le Haut-commissariat pour les réfugiés (HCR) des Nations unies, plus de 660.000 personnes, principalement des femmes et des enfants, ont fui l’Ukraine pour gagner un pays frontalier depuis le lancement il y a six jours de ce que le Kremlin qualifie d' »opération militaire spéciale ».

Au passage frontalier de Tiszabecs, en Hongrie, une jeune mère berce son nouveau-né tout en décrivant avec son fils adolescent la pluie de roquettes qu’ils ont vues s’abattre sur Kiev avant de quitter la capitale ukrainienne.

« J’ai vu la guerre, j’ai vu des roquettes », témoigne Ivan, 15 ans, dont le visage pâle accuse la fatigue du voyage.

Outre sa mère et lui, ses trois soeurs, deux tantes et une grand-mère ont passé quatre jours sur les routes, dans deux voitures, pour atteindre la frontière. Son père est resté sur place pour combattre les troupes russes.

La plupart des réfugiés fuyant la guerre sont arrivés sur le territoire de l’Union européenne en passant les frontières orientales de la Pologne, de la Slovaquie et de la Hongrie, et les frontières septentrionales de la Roumanie.

Au niveau de certains points de passage frontaliers, les files d’attente côté ukrainien s’étendent parfois sur plusieurs kilomètres.

SOLIDARITÉ

Dans ces pays d’Europe centrale, les autorités ont mis en place des centres d’accueil de fortune, installant des tentes pour proposer des soins médicaux ou traiter les demandes d’asile, tandis que des milliers de volontaires ont convergé vers les frontières pour distribuer de la nourriture, des couvertures ou des vêtements.

Certains réfugiés ont été accueillis par des proches déjà installés dans l’Union européenne mais les autorités locales des régions frontalières ont aussi proposé des solutions d’hébergement temporaires, tandis que certains habitants mettaient des appartements à disposition.

La Pologne, qui compte la communauté ukrainienne la plus importante de la région, avec environ un million de personnes, a accueilli une large part de ces arrivées. Selon les garde-frontières polonais, plus de 377.400 personnes ont passé la frontière en provenance d’Ukraine depuis jeudi.

Selon les autorités locales, depuis cette date, plus de 60.000 personnes se sont réfugiées en Hongrie et près de 90.000 en Roumanie.

Au poste-frontière de Medyka, en Pologne, l’un des plus fréquentés des quelque 500 kilomètres de frontière avec l’Ukraine, en attendant les bus chargés de les transférer vers des centres d’accueil, les réfugiés tentaient de braver les températures glaciales en se regroupant autour de feux de camp.

Parmi eux, Ibrahima Sory Keita, débarqué de Guinée il y a seulement trois semaines à Meliptopol, dans le sud de l’Ukraine, pour commencer des études.

« J’AI TOUT LAISSÉ »

Avec des amis, il s’est précipité vers la frontière dès le début des combats et ils ont parcouru les 45 derniers kilomètres à pied.

« Là, j’ai mal partout », a-t-il dit alors qu’il venait de franchir la frontière. « Je n’ai pas pu m’allonger depuis quatre jours. Je tremble (de froid) et j’ai besoin de dormir dans un endroit chaud. »

L’Ukraine accueillait de nombreux étudiants étrangers dans ses villes universitaires et des dizaines de milliers d’étudiants africains, ainsi que des milliers d’étudiants indiens tentent aussi de fuir le pays. Un étudiant indien a été tué à Kharkiv, dans l’est de l’Ukraine, a annoncé mardi le ministère indien des Affaires étrangères.

L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a fait savoir mardi qu’environ 470.000 ressortissants étrangers – dont des étudiants et des travailleurs migrants – étaient bloqués en Ukraine et a appelé les pays voisins à les accueillir s’ils cherchaient à fuir.

« Nous appelons les pays voisins à garantir que la protection, la mise à l’abri et l’accès au territoire soient garanties pour tous », a déclaré mardi une porte-parole de l’agence onusienne lors d’un point de presse.

Selon cette porte-parole, à l’heure actuelle, 6.000 ressortissants étrangers sont parvenus à se réfugier en Slovaquie et en Moldavie.

L’Union africaine (UA) a déclaré lundi être préoccupée par les informations selon lesquelles des citoyens africains tentant de fuir l’Ukraine se voyaient refuser le droit de franchir les frontières afin de se mettre en sécurité.

Quant aux ressortissants ukrainiens, l’arrivée en territoire européen ne signifie pas pour autant l’apaisement.

A la gare de Budapest, Amir, un Ukrainien sexagénaire pris en charge par des volontaires à son arrivée, s’inquiète pour ses fils restés combattre à Kiev et se demande s’il reverra un jour son pays.

« Je pense que cette guerre va durer très longtemps », dit-il. « J’ai laissé ma maison, ma voiture, tout ce que j’ai pu gagner dans ma vie, j’ai tout laissé. Nous n’avons plus rien maintenant. »

(Avec la contribution de Krisztina Fenyo à Budapest, Luiza Ilie et Octav Ganea à Bucarest, Emma Thomasson à Genève, rédigé par Michael Kahn ; version française Myriam Rivet, édité par Sophie Louet)

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
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