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Turquie: Erdogan veut expulser 10 ambassadeurs, dont celui de la France

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par Daren Butler

ISTANBUL (Reuters) – Le président turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé samedi avoir ordonné à son ministère des Affaires étrangères de déclarer « personae non gratae » dix ambassadeurs, dont le représentant de la France, qui ont appelé cette semaine à la libération immédiate de l’homme d’affaires Osman Kavala.

L’expulsion de ces 10 ambassadeurs, dont sept représentent des pays alliés de la Turquie au sein de l’Otan, constituerait la plus grave crise diplomatique avec l’Occident depuis l’accession au pouvoir de Recep Tayyip Erdogan il y a 19 ans.

Osman Kavala est détenu sans condamnation depuis la fin 2017. Il est accusé de financement du mouvement de contestation de 2013 et d’implication dans la tentative de coup d’Etat de 2016. Il rejette ces accusations.

Dans une déclaration commune publiée lundi, les ambassadeurs de France, des Etats-Unis, d’Allemagne, du Canada, du Danemark, des Pays-Bas, de Norvège, de Suède, de Finlande et de Nouvelle-Zélande ont réclamé un règlement équitable et rapide de « l’affaire Kavala » qui « jette une ombre sur le respect de la démocratie » en Turquie et demandé la « libération urgente » de l’homme d’affaires.

Ils ont été convoqués le lendemain par le ministère turc des Affaires étrangères, qui a qualifié leur initiative d’irresponsable.

« J’ai donné l’ordre nécessaire à notre ministre des Affaires étrangères et dit ce qui devait être fait: ces 10 ambassadeurs doivent être déclarés personae non gratae sur le champ. Vous allez régler ça immédiatement », a dit Recep Tayyip Erdogan dans un discours à Eskisehir, dans le nord-ouest de la Turquie.

« Ils vont apprendre à connaître la Turquie », a-t-il ajouté sous les acclamations de la foule.

Les ambassades de France, d’Allemagne et des Etats-Unis n’ont pas répondu dans l’immédiat aux demandes de réaction.

« GRAVE DÉRIVE AUTORITAIRE », DIT SASSOLI

Le ministère norvégien des Affaires étrangères a déclaré que son ambassade en Turquie n’avait reçu aucune notification sur le sujet de la part des autorités turques.

« Notre ambassadeur n’a rien fait qui justifie une expulsion », a écrit la responsable de la communication du ministère, Trude Maaseide, dans un courriel adressé à Reuters, ajoutant qu’Ankara connaissait parfaitement la position de la Norvège sur le sujet.

Osman Kavala a été blanchi l’an dernier des accusations relatives aux manifestations de 2013 mais ce jugement a été annulé cette année et ce dossier a été joint à un autre relatif à la tentative de coup d’Etat de juillet 2016 contre Recep Tayyip Erdogan.

Pour les organisations de défense des droits humains, le cas d’Osman Kavala est un symbole de la répression de toute opposition par le pouvoir turc.

En 2019, la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) a estimé que la détention de l’homme d’affaires ne reposait sur aucune preuve et avait un caractère politique. Elle a réclamé sa libération immédiate, une décision ignorée par la Turquie.

Six des pays concernés par cette querelle diplomatique sont membres de l’Union européenne. Sur Twitter, le président du Parlement européen, David Sassoli, a écrit un message accompagné du mot-clé « Liberté pour Osman Kavala »: « La décision du gouvernement turc d’expulser 10 ambassadeurs est le signe d’une grave dérive autoritaire. Nous ne nous laisserons pas intimider. »

Dans une déclaration écrite, Osman Kavala a jugé vendredi que cela n’aurait « aucun sens » pour lui d’assister à son futur procès en raison de l’impossibilité d’obtenir une procédure équitable à la suite de déclarations de Recep Tayyip Erdogan.

Le président turc a déclaré jeudi que les ambassadeurs réclamant la libération de l’homme d’affaires ne demanderaient pas celle de « bandits, d’assassins et de terroristes » dans leur propre pays.

La prochaine audience judiciaire concernant Osman Kavala est prévue le 26 novembre.

(Avec Nora Buli à Oslo et Foo Yun Chee à Bruxelles, version française Jean-Stéphane Brosse et Bertrand Boucey)

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Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

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