Le roi Charles III couronné à l’abbaye de Westminster
Charles III a officiellement été couronné roi du Royaume-Uni samedi à l’abbaye de Westminster, à Londres, 70 ans après sa mère, la reine Elizabeth II, décédée en septembre dernier.
À 74 ans, Charles est le monarque britannique le plus âgé à recevoir la couronne de saint Édouard, sous les yeux d’une centaine de chefs d’État et de dignitaires, dont le président français Emmanuel Macron et son épouse, Brigitte Macron.
La seconde épouse de Charles, Camilla, âgée de 75 ans, a également été couronnée reine consort.
Alors que la Grande-Bretagne s’efforce de trouver sa voie après sa sortie de l’Union européenne, la famille royale reste pour ses partisans une attraction internationale et un outil diplomatique essentiel.
« Aucun autre pays ne pourrait organiser un spectacle aussi éblouissant – les processions, l’apparat, les cérémonies et les fêtes de rue », a commenté le Premier ministre britannique Rishi Sunak.
« C’est une fière expression de notre histoire, de notre culture et de nos traditions. Une démonstration éclatante du caractère moderne de notre pays. Et un rituel précieux qui marque la naissance d’une nouvelle ère ».
Bien qu’enracinée dans l’histoire, la cérémonie – diffusée à la télévision pour la deuxième fois seulement – visait également à présenter une institution tournée vers l’avenir et à refléter un pays plus diversifié, avec toutes ses religions.
Après la cérémonie qui a duré deux heures, Charles et Camilla ont quitté l’abbaye de Westminster dans le carrosse de quatre tonnes construit pour George III, le dernier roi des colonies américaines de la Grande-Bretagne, afin de se rendre au palais de Buckingham, accompagnés d’un cortège de 4.000 militaires venus de 39 pays, qui a parcouru un kilomètre.
Des dizaines de milliers de personnes avaient commencé dès les premières heures de la matinée à se masser le long du Mall, le grand boulevard menant au palais de Buckingham, bravant la pluie pour assister à un évènement considéré par certains comme historique.
« Quand j’étais petite, j’ai pu regarder (le couronnement de) la reine Elizabeth à la télévision à Hartford, dans le Connecticut, dans la maison d’un ami, parce que nous n’avions pas de télévision », a déclaré Peggy Jane Laver, 79 ans, enseignante américaine à la retraite. « Je suis donc ravie d’assister au couronnement en personne ».
Ce sacre, qui a lieu en pleine crise du coût de la vie au Royaume-Uni est vu avec scepticisme par une partie de la population, en particulier chez les plus jeunes, qui doutent de la pertinence de la monarchie et de son financement.
Plus de 11.000 policiers ont été déployés pour empêcher les perturbations, alors que le groupe antimonarchiste Republic a annoncé que son chef, Graham Smith, avait été arrêté avec cinq autres manifestants.
Les manifestants, vêtus de t-shirts jaunes, réclamaient un chef d’État élu, ajoutant que la famille royale n’a pas sa place dans une démocratie constitutionnelle moderne. Certains brandissaient des pancartes « Pas mon roi » ou encore « abolissez la monarchie, pas le droit de manifester ».
VEILLER À LA LOI ET À LA JUSTICE
À l’intérieur de l’abbaye, des hommes politiques et des dignitaires du monde entier, comme la première dame des États-Unis, Jill Biden, ont pris place aux côtés d’organisations caritatives et de célébrités, dont les acteurs Emma Thompson, Maggie Smith, Judi Dench ou encore la chanteuse américaine Katy Perry.
Charles III, l’air solennel, a prêté serment et juré de veiller à la loi et à la justice et de défendre l’Église d’Angleterre, dont il est devenu le gouverneur suprême.
Il a ensuite été caché par un écran pour la partie la plus sacrée de la cérémonie, lorsque l’archevêque de Canterbury, Justin Welby, l’a oint sur les mains, la tête et la poitrine avec de l’huile sainte consacrée à Jérusalem.
Charles s’est ensuite vu remettre les joyaux de la couronne britannique avant que Justin Welby ne place la couronne de Saint Édouard sur sa tête et que l’assemblée ne s’exclame « God save the King » (Dieu protège le roi).
Son fils aîné et héritier, le prince William, âgé de 40 ans, s’est ensuite agenouillé devant son père pour lui prêter serment de fidélité et devenir son « homme lige », deux moments salués par les acclamations de la foule à l’extérieur.
En revanche, le prince Harry, le fils cadet de Charles, n’a joué aucun rôle officiel après sa brouille très médiatisée avec sa famille, pas plus que le frère du roi, le prince Andrew, qui a abandonné ses fonctions royales en raison de son amitié avec le financier américain Jeffrey Epstein, accusé d’exploitation sexuelle.
Ils étaient assis au troisième rang, derrière les membres actifs de la famille royale, et aucun d’entre eux n’est apparu sur le balcon du palais de Buckingham, où se sont rendus le roi, la reine, la famille du prince héritier et d’autres membres de la royauté, pour saluer la foule.
Les célébrations se poursuivront dimanche avec des fêtes de rue dans tout le pays et un concert au château de Windsor, résidence du roi, ainsi que lundi, où des milliers d’organisations participeront à des projets de bénévolat.
(Reportage Kate Holton et Michael Holden, avec la contribution d’Andrew MacAskill, Sarah Young, Suban Abdulla, Farouq Suleiman, , Rachel Armstrong, Muvija M et Paul Sandle ; version française Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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