Italie : Plusieurs personnalités atteintes du Coronavirus
La pandémie du coronavirus ne choisit pas ses “clients”. En Italie, plusieurs personnalités de premier rang ont déjà été contaminées au Covid-19.
MILAN (Journal Chrétien) – Daniele Rugani, 25 ans, défenseur central de la Juventus de Turin et de la “squadra Azzura” (sélection nationale italienne) a été contrôlé positif au dépistage du Coronavirus. La nouvelle a eu l’effet d’un tremblement de terre mercredi à Turin d’abord, puis dans toute l’Italie. C’est la Juventus de Turin qui a elle-même publié l’information sur son site officiel, en annonçant avoir aussitôt pris des mesures pour que tout coéquipier, membre du staff ou proche qui a été en contact avec le premier footballeur professionnel victime de la pandémie en Italie soit mis en isolement aux fins de subir les examens adéquats.
« Je vais bien, restez à la maison »
Sur les réseaux sociaux, le footballeur a tenu à rassurer les fans de son club et le monde du football : « A tous ceux qui s’inquiètent pour moi, je vais bien. J’invite tout le monde à respecter les règles, car ce virus ne fait aucune distinction ! Faisons-le pour nous-mêmes, pour nos proches et ceux qui nous entourent. »
Mercredi, le pays sous le choc, apprenait le décès du président de l’Ordre des médecins de l’emblématique province de Varese, Roberto Stella, originaire de Busto Arsizio, 20 km de Milan, qui était interné dans la ville voisine de Come, pour cause de la pandémie.
Décidément, le coronavirus a tenu à lancer un message de fermeté aux “VIP” de la belle péninsule. Le numéro Secrétaire de Parti démocratique (PD), une des deux formations politique de la majorité au pouvoir, et actuel gouverneur de Rome (Latium)Nicola Zingaretti, a également annoncé d’avoir été contrôlé positif au Coronavirus : “Pas de panique, je lutte. A nous revoir bientôt”, a-t-il annoncé dans une vidéo postée par son staff sur Facebook. Par mesure de précaution, le personnel et les responsables du parti ayant été en contact avec lui, subissent des contrôles appropriés.
Au même moment, le gouverneur des Abruzzes Marco Marsilio et celui de la Sicile Nello Musumeci sont en isolement préventif. Le dernier homme politique frappé par le Coronavirus est le Questeur de l’Assemblée nationale, Edmondo Cirielli, député de “Fratelli d’Italie” de Giorgia Melloni. Il est le deuxième député infecté par le coronavirus à Montecitorio. Avant lui, Claudio Pedrazzini originaire de Lodi (ville épicentre de la pandémie en Lombardie), un ancien parlementaire de “Forza Italia” de Silvio Berlusconi, aujourd’hui dans le groupe mixte pour le mouvement “Cambiamo”, avait été testé positif.
La crainte des infections au Parlement augmente donc, à tel point qu’au cours de la session de mercredi, la Chambre basse et le Sénat étaient à moitié de la salle vide, alors que les élus étaient appelés à approuver les mesures d’urgences du gouvernement visant à combler le déficit budgétaire, après une rallonge extraordinaire de 25 milliards d’euro mobilisés pour maintenir sous perfusion, l’économie d’un pays sinistré, mais uni et fier, qui finalement a appris à faire boc face à l’ennemi commun.
Le premier ministre Antonio Conte en médecin du pays
Aux grands maux, les grands remèdes. Et en l’absence d’un traitement curatif officiel contre la pandémie, l’Italie s’est laissée aller aux bons soins de son premier ministre, Antonio Conte, 54 ans, professeur privé et avocat de Droit sans couleur politique reconnue. En première ligne de la gestion d’une pandémie inattendue, le président du Conseil des Ministre et chef du gouvernement est aux fours et aux moulins. Mercredi soir, il a prescrit un traitement choc qui vient s’ajouter à celui déjà prescrit lundi. Bien-sûr, il ne pouvait s’agir pour l’heure que de restrictions.
Même si le presidente del consiglio se refuse à toute idée de fermeture totale prônée par une partie de l’opposition, il n’en demeure pas moins qu’en Italie, tout est fermé : bars, boutiques, salons de coiffures, bureaux, écoles, universités, magasins… Seuls restent ouverts, les espaces nécessaires comme les supermarchés pour lesquels le premier ministre a rassuré qu’ils ne manqueraient jamais de vivres.
D’ailleurs, Antonio Conte qui s’est exprimé mercredi en direct sur sa page Facebook, a appelé les italiens à ne pas se bousculer. Toutefois, pour aller chercher des vivres, aller travailler, cela doit relever de l’ordre de la nécessité. Un des mérites du premier ministre est surtout d’avoir avec humilité, patience et fermeté, évité de céder aux polémiques de l’opposition. Temperé, réservé et tolérant, Antonio Conte a réussi à mobiliser toutes les énergies du pays autours du seul idéal de lutte contre le Coronavirus. Les italiens apprécient. Les sondages disent qu’à ce jour, il est le leader italien le plus aimé. Ému, il a remercié les italiens pour leurs efforts. En promettant : « Nous recommencerons bientôt à nous embrasser, avec la force de nos liens ». Forza Italie !
Jean Claude Mbédé Fouda,
Journaliste à Milan
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

