Espagne : Le parti d’extrême droite Vox remporte 52 sièges au Parlement
MADRID (Reuters) – Le parti d’extrême droite Vox a effectué des gains importants lors des élections législatives anticipées de dimanche en Espagne, dont le Parti socialiste ouvrier (PSOE) du président du gouvernement sortant Pedro Sanchez est arrivé en tête mais sans obtenir de majorité dans un Parlement encore plus fragmenté.
Pedro Sanchez, qui avait échoué à former une coalition gouvernementale et à obtenir la confiance du Parlement après le scrutin d’avril dernier, a fait le pari que de nouvelles élections lui permettraient de renforcer sa position.
Le PSOE finit de nouveau en tête des élections législatives, les quatrièmes en autant d’années, mais en remportant moins de sièges que lors du précédent scrutin et s’éloignant davantage d’une majorité parlementaire, montrent les résultats officiels après le dépouillement de la quasi-totalité des bulletins.
« D’une manière ou d’une autre nous formerons un gouvernement progressiste et débloquerons l’impasse politique (…) Nous en appelons à toutes les formations politiques, à l’exception de celles qui oeuvrent contre la coexistence et encouragent la haine », a déclaré le président du gouvernement sortant.
Les résultats du scrutin, qui dessinent un Parlement fragmenté sans majorité de gauche ni de droite, laissent entrevoir une impasse législative prolongée.
Il appartient aux chefs de file des partis de se montrer créatifs, enclins à négocier sérieusement et – pour certains – ravaler leur fierté, alors que le fort taux d’abstention illustre la lassitude d’électeurs appelés régulièrement aux urnes.
L’issue la plus probable semble être la formation d’un gouvernement socialiste minoritaire, mais l’identité de ses alliés et la durée de vie de ce gouvernement demeurent incertaines.
« ALTERNATIVE PATRIOTIQUE »
Le PSOE est crédité de 120 sièges à la chambre basse du Parlement, qui en compte 350, contre 123 après le scrutin d’avril dernier.
Le Parti populaire (PP, conservateurs) arrive en deuxième position avec 88 sièges, devant Vox (extrême droite) qui s’impose comme la troisième force politique du pays, principalement aux dépens de Ciudadanos (centre droit, 10 sièges).
Vox remporte 52 sièges, contre les 24 obtenus lors des précédentes élections qui lui ont permis de faire son entrée au Parlement.
La grogne à l’égard de l’impasse politique et du mouvement séparatiste en Catalogne semble avoir alimenté la montée du nationalisme, dont l’Espagne est longtemps apparue préservée car encore marquée par le souvenir de la dictature de Franco.
Santiago Abascal, le dirigeant de Vox, a déclaré qu’il allait oeuvrer à bâtir ce qu’il a qualifié d' »alternative patriotique » pour l’Espagne.
L’Espagne peine à se doter d’un gouvernement stable depuis 2015 et l’émergence de nouveaux partis consécutive à la crise financière, qui ont bouleversé une scène politique jusque-là dominée par les socialistes et les conservateurs.
Le nouveau Parlement, dont la session inaugurale aura lieu début décembre, sera composé de 16 partis dont plusieurs formations régionales comme CUP, parti catalan sécessionniste.
Par la voix de son chef de file Pablo Iglesias, la coalition de la gauche radicale Unidas Podemos, créditée de 26 sièges, a fait savoir qu’elle était prête à négocier « dès demain » la formation d’un gouvernement avec les socialistes, après avoir échoué à le faire à l’issue du scrutin précédent.
Si cette hypothèse se concrétisait, l’apport de ces sièges serait toutefois insuffisant pour garantir une majorité absolue.
Le dirigeant du PP, Pablo Casado, qui a rejeté à maintes reprises par le passé tout soutien à Pedro Sanchez, a estimé qu’il serait désormais encore plus difficile de sortir de l’impasse. « Sanchez a perdu (…) L’Espagne ne peut pas attendre plus longtemps, mais elle ne peut pas être otage des intérêts partisans (de Sanchez) », a-t-il dit.
(avec Jesus Aguado, Clara-Laeila Laudette, Emma Pinedo, Joan Faus et Nathan Allen; Nicolas Delame et Jean Terzian pour le service français)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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