États-Unis: Plus de 60 cliniques dans 15 États ont cessé de pratiquer l’avortement, selon une étude
par Gabriella Borter
WASHINGTON (Reuters) – Plus de 60 cliniques d’avortement dans 15 États américains ont cessé de fournir leurs services depuis que la Cour suprême des États-Unis a annulé l’arrêt Roe v. Wade en juin, selon une étude de l’Institut Guttmacher.
Le groupe de recherche qui défend les droits reproductifs a publié une étude jeudi révélant que 14 États n’ont plus de cliniques pratiquant l’avortement depuis le 2 octobre, soit 100 jours après que la Cour suprême a annulé l’arrêt de 1973 qui garantissait le droit fédéral à l’avortement.
Depuis la décision de la Cour suprême le 24 juin dernier, plus d’une douzaine d’États ont appliqué une interdiction quasi totale de l’avortement, et toutes les cliniques d’avortement de ces États — Alabama, Arkansas, Arizona, Idaho, Kentucky, Louisiane, Mississippi, Missouri, Oklahoma, Dakota du Sud, Tennessee, Texas et Virginie occidentale — ont cessé leurs activités.
Les cliniques du Wisconsin ont également cessé de proposer des avortements en raison d’incertitudes juridiques.
Certaines cliniques dans les 15 États continuent de fournir d’autres services gynécologiques mais 26 ont du fermer définitivement leurs portes, limitant l’accès à l’avortement et à d’autres services de santé, a déclaré Rachel Jones, chercheuse principale de Guttmacher.
Le bilan le plus lourd se trouve au Texas, qui a vu 12 des 23 cliniques disponibles fermer, et en Louisiane, dont les trois centres ont disparu.
« S’ils doivent fermer leurs portes, cela signifie que cette communauté perd l’accès non seulement à l’avortement mais aussi à d’autres types de soins de santé », a déclaré Rachel Jones.
Rachel Jones a déclaré que d’autres cliniques risquent d’être touchées dans les semaines à venir.
Les résultats des élections de mi-mandat du 8 novembre détermineront l’avenir de l’accès à l’avortement dans des États comme le Michigan et le Kentucky, où les électeurs devront déterminer si la constitution de l’État protège le droit à l’avortement.
(Reportage de Gabriella Borter ; version française Dina Kartit, édité par Kate Entringer)
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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