Espagne: Sanchez obtient les soutiens pour un nouveau mandat
MADRID (Reuters) – Le président du gouvernement espagnol par intérim Pedro Sanchez semblait vendredi assuré d’un nouveau mandat après avoir obtenu le soutien décisif de deux petits partis régionaux, en dépit de la controverse suscitée par son projet d’amnistie des séparatistes catalans.
L’annonce vendredi du soutien du Parti nationaliste basque (PNV) et de la Coalition des Canaries, après l’engagement du parti séparatiste catalan Junts per Catalunya jeudi, permet théoriquement au dirigeant socialiste d’obtenir la majorité absolue au Parlement avec 178 députés sur un total de 350 lors du vote d’investiture qui aura lieu dans les prochains jours.
« Nous avons réussi à obtenir une majorité qui permettra l’investiture de Pedro Sanchez et, par conséquent, nous aurons quatre ans de gouvernement qui parlera de ce qui est vraiment important pour le peuple », a déclaré le ministre par intérim des Relations avec le Parlement, Felix Bolanos, dans une interview accordée à la radio Cadena Ser.
« Nous avons des positions très éloignées et différentes, mais cet accord signifie que nous faisons de notre mieux pour nous comprendre. L’Espagne et la Catalogne le méritent », a-t-il ajouté.
Les élections législatives du 23 juillet n’ont donné de majorité absolue à aucune formation politique. Arrivés en tête du scrutin, les conservateurs du Parti populaire ont échoué à former une coalition et Pedro Sanchez a été chargé par le roi Felipe VI de tenter à son tour de constituer une majorité.
Le chef du PSOE (Parti socialiste ouvrier espagnol) a passé des semaines à négocier pour obtenir une majorité, en particulier avec l’alliance de gauche Sumar et les formations nationalistes de Catalogne, du Pays basque et de Galice, qui pour la plupart l’avaient soutenu lors de son précédent mandat début 2020.
Mais l’accord conclu jeudi avec Junts, la formation de Carles Puigdemont, qui comprend l’adoption d’une loi accordant l’amnistie aux militants et responsables politiques impliqués dans le référendum sur l’indépendance de la Catalogne de 2017, illégal aux yeux de Madrid, est vivement dénoncé par l’opposition de droite et d’extrême droite.
Selon les autorités, 24 personnes ont été arrêtées et sept policiers ont été légèrement blessés jeudi soir à Madrid alors que la police tentait de disperser des manifestants protestant devant le siège du PSOE.
Felix Bolanos a estimé qu’une loi d’amnistie pour la Catalogne permettrait d’apaiser les tensions dans la région du nord-est de l’Espagne en annulant les poursuites engagées contre des directeurs d’école, des pompiers ou des fonctionnaires ayant participé à l’organisation du référendum de 2017.
Les sondages dressent le tableau d’une opinion divisée sur le sujet de l’amnistie : en septembre, une enquête de Metroscopia montrait que 70% des Espagnols – dont 59% des sympathisants socialistes – y étaient opposés.
Mi-octobre, un sondage pour la sixième chaîne, témoignait d’une polarisation accrue : 50,8% des personnes interrogées rejetaient l’amnistie, 49% l’approuvaient.
(Reportage de Belen Carreno, Emma Pinedo et Inti Landauro, Diana Mandia pour la version française, édité par Blandine Hénault et Jean-Stéphane Brosse)
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