Rechercher sur le site

Entrez les mots-clés dans la boîte ci-dessous :

Le Journal Chrétien

Un média d’espérance

Inscription à la newsletter

Elisabeth Baume-Schneider déplore les drames «inacceptables» sur la route migratoire

PARTAGER SUR :

A l’occasion de la Journée suisse des réfugiés qui se tient ce samedi 17 juin, la conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider revient sur les drames «inacceptables» qui surviennent sur la route migratoire, notamment en Méditerranée, comme sur l’engagement des Eglises. Interview
Déjà pressenti comme pouvant être l’un des naufrages les plus meurtriers de l’histoire, le drame qui s’est joué ce mercredi 14 juin au large des côtes grecques a remis tristement sous le feu des projecteurs la tragédie migratoire. Hasard du calendrier, ce samedi 17 juin se tiendra, aux quatre coins de la Suisse, la désormais annuelle Journée des réfugiés, une manifestation largement soutenue par les Eglises du pays (lire l’encadré).

Née dans une famille engagée dans l’Eglise réformée, la conseillère fédérale socialiste Elisabeth Baume-Schneider a accepté de nous livrer son regard tant sur ce dossier épineux que l’engagement des Eglises, notamment dans les Centres fédéraux pour requérants d’asile.

Avec la suppression de la possibilité de demander l’asile dans les ambassades, la Suisse ne se rend-elle pas coupable des drames qui surviennent sur la route migratoire, notamment en Méditerranée ?

Les drames humains sur les routes migratoires, et en Méditerranée en particulier, sont absolument inacceptables. Les causes et les responsabilités, sont multiples – la répartition inégale des revenus dans le monde, les conflits, la crise climatique ou encore les réseaux de passeurs – et il serait réducteur de tenir un pays ou une mesure de politique migratoire pour responsable.

Au sujet de l’asile dans les ambassades, la Suisse y a renoncé il y a dix ans, parce qu’elle était le seul pays d’Europe à offrir encore cette possibilité et que c’était devenu très difficile à gérer. La révision de loi a été approuvée par le Parlement et par le peuple en votation, à une majorité de 78%. La Suisse a d’autres moyens pour permettre un accueil des personnes les plus vulnérables sans qu’elles aient à risquer leur vie sur des embarcations de fortune. Je pense à la réinstallation ou aux visas humanitaires (la conseillère fédérale a d’ailleurs annoncé cette semaine vouloir en faciliter l’accès, ndlr.).

On a beaucoup pointé la différence entre l’accueil fait aux Ukrainiens et celui réservé aux autres migrants, d’Afrique ou du Moyen-Orient. Cette distinction est-elle à vos yeux toujours justifiée ?

C’est légitime de se poser la question : quelqu’un qui fuit une guerre fuit une guerre, que ce soit en Ukraine ou ailleurs. Des réflexions sont en cours pour examiner si un rapprochement de différents statuts de protection serait possible sur certains points.

La situation des Ukrainiennes et Ukrainiens est particulière : puisqu’ils venaient d’un pays proche, ils sont arrivés en très grand nombre : jusqu’à 1000 personnes par jour au début de la guerre. Le statut S nous a permis de les accueillir rapidement et sans examen individuel approfondi des motifs de fuite, là où le système d’asile ordinaire aurait été totalement engorgé. En outre, il faut noter que les Ukrainiennes et Ukrainiens disposent de la liberté de voyager sans visa dans tout l’espace Schengen.

N’y aurait-il pas aujourd’hui des pays dont les réalités et tragédies humaines passent sous les radars des autorités, soit sont insuffisamment connues et prises en considération lors des demandes d’asile?

Il y a des conflits et des situations peu présents dans les médias ou dans l’opinion publique. Mais je peux vous rassurer concernant le Secrétariat d’Etat aux migrations : ses services connaissent très bien la situation dans toutes les régions d’origine des demandeurs d’asile. Il y a au SEM des spécialistes qui se tiennent au courant de toutes les évolutions et chaque demande est traitée en fonction de la réalité vécue.

Il est d’usage de considérer l’action des Eglises comme venant pallier les manquements de l’Etat. Est-ce aussi votre impression en matière d’asile?

Les autorités publiques agissent dans le cadre légal et les ressources mise à leur disposition. Je suis très reconnaissante aux Eglises pour leur précieux engagement dans le domaine de l’asile. Les rôles des Eglises et de l’Etat sont complémentaires, aux côtés de l’engagement des ONG et de la société civile en général.

La révision partielle de la loi sur l’asile (LAsi) prévoit de considérer l’aumônerie dans les centres fédéraux comme une tâche fédérale, visant à «garantir» la sécurité et l’ordre. Comprenez-vous la réaction des Eglises, qui ont exprimé vouloir rester indépendantes et ne pas être assimilées à cet objectif?

Je suis convaincue que les aumôniers et aumônières apportent une précieuse contribution dans le cadre du «vivre ensemble» dans les centres de requérants d’asile. A l’instar de leur engagement notamment dans les hôpitaux ou les prisons, leur présence peut être une source de sérénité et d’espoir. Le projet de révision de la LAsi auquel vous faites allusion cite l’aumônerie parmi les mesures destinées à améliorer et à encourager la cohabitation dans les centres pour requérants d’asile. Une atmosphère apaisée peut contribuer à la prévention des conflits.

Des noms en recueillement

Redonner leur identité aux migrants disparus au cours de leur exil, comme on restaure un peu la dignité d’un corps retrouvé sans vie, telle est la vocation de l’action «Les nommer par leur nom». Depuis 1993, une association néerlandaise tient à jour «la liste des morts», ayant permis de recenser depuis 51'000 personnes, hommes, femmes et enfants ayant perdu la vie en tentant de rejoindre le présumé Eldorado européen.

A l’occasion de la Journée des réfugiés, ce 17 juin, de nombreuses manifestations sont organisées à cet effet, à laquelle s’associent depuis toujours les Eglises historiques.

A Genève, lecture et écriture des noms dans le parc Mon-Repos, de 9 h à 19 h. Et exposition de photos et panneaux didactiques sur les routes migratoires.

A Neuchâtel, Fête des réfugiés autour du Temple du Bas, dès 11 h 30. Et cérémonie silencieuse et à la lumière des bougies, à la Passerelle de l'Utopie, de 19 h à 24 h.

A Lausanne, une Silent Party intitulée «Ecoutez-nous» est organisée par l’Entraide Protestante Suisse, au Théâtre de Vidy, dès 18 h. Entre apéro, stands d’informations, spectacle d’impro et silent disco. A la cathédrale, installation «Et vogue la galère» avec témoignages audio, jusqu’au 18 juin (9h-19 h).

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
JE FAIS UN DON MAINTENANT

Les commentaires sont fermés.

LES ARTICLES LES PLUS LUS