Décès de l’ancien président péruvien Alberto Fujimori à 86 ans
LIMA (Reuters) – L’ancien président péruvien Alberto Fujimori, qui a chapeauté la croissance économique du pays d’Amérique latine dans les années 1990 mais fut ensuite emprisonné pour violation des droits humains lors du conflit face aux rebelles maoïstes, est décédé mercredi à l’âge de 86 ans, a annoncé sa fille.
« Après une longue bataille face au cancer, notre père (…) vient de partir pour rencontrer le Seigneur », a écrit Keiko Fujimori dans un message sur le réseau social X signé également par les autres enfants de l’ancien dirigeant.
Alberto Fujimori a enrayé l’hyperinflation qui avait mis au chômage des millions de Péruviens, privatisé des dizaines d’entreprises publiques et supprimé des taxes douanières, posant les bases pour que le pays devienne l’une des économies les plus stables de la région.
Sous sa houlette, le puissant chef des rebelles maoïstes, Abimael Guzman, a été capturé, infligeant un revers au mouvement qui semblait, dans les années 1980, en mesure de renverser l’Etat péruvien. Guzman est décédé en prison en 2021.
Mais de nombreux Péruviens considéraient Alberto Fujimori comme un autocrate après que le dirigeant a demandé à l’armée de venir, avec des chars d’assaut, fermer le Congrès en 1992 et réécrit la Constitution du pays afin de favoriser des réformes de libéralisation du marché et de strictes lois anti-terroristes.
A cela se sont ajoutés plusieurs scandales de corruption durant les dix années de son administration, faisant chuter davantage sa cote de popularité.
Peu après sa victoire à l’élection présidentielle de 2000, s’offrant un troisième mandat grâce à une réforme constitutionnelle, des vidéos montrant son principal conseiller verser des pots-de-vin à des politiciens sont apparues.
Alberto Fujimori a alors fui au Japon, d’où il a démissionné de la présidence péruvienne et où il a tenté, en vain, d’être élu au Sénat. Disposant de la double nationalité, il ne pouvait être extradé, Tokyo refusant les demandes d’extradition des citoyens japonais.
Des scandales concernant l’ancien dirigeant ont continué d’éclater. Il a été accusé d’avoir eu recours à des escadrons de la mort contre les membres de la guérilla communiste du Sentier lumineux.
Beaucoup de Péruviens ont été choqués quand Alberto Fujimori a décidé en 2005 de revenir au Pérou, semble-t-il dans l’espoir d’être pardonné et de revenir sur la scène politique.
Mais il a été arrêté lors d’une escale au Chili, qui l’a extradé au Pérou en 2007, avant d’être condamné deux ans plus tard à 25 années de prison.
Alberto Fujimori a été pardonné en 2017 par le président de l’époque, Pedro Pablo Kuczynski, après une demande en ce sens du fait de problèmes de santé.
Ce pardon fut bref: Kuczynski a été destitué quelques mois plus tard et la Cour constitutionnelle a annulé la décision du président déchu. Fujimori a été renvoyé dans la prison spéciale où il était le seul détenu.
Finalement, en décembre 2023, la Cour constitutionnelle est revenue sur sa décision, permettant la libération d’Alberto Fujimori, qui souffrait de diverses maladies et a annoncé, en mai 2024, avoir été diagnostiqué d’une tumeur maligne.
Son héritage a été défendu avec passion par sa fille Keiko, proche à trois reprises d’accéder elle aussi à la présidence péruvienne.
(Marco Aquino et Peter Parker; version française Jean Terzian)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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