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Dans les zones de Gaza occupées par Israël, les ennemis du Hamas cherchent à s’implanter

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10 décembre (Reuters) – Des groupes armés opérant dans les zones de la bande de Gaza contrôlées par l’armée israélienne disent vouloir continuer à combattre le Hamas malgré l’assassinat de leur principal chef et ont accéléré leur campagne de recrutement alors qu’ils espèrent jouer un rôle dans l’avenir de l’enclave.

Même si l’influence de ces groupes demeure limitée et localisée, leur présence gêne le Hamas et pourrait compliquer les efforts visant à stabiliser une bande de Gaza divisée par deux années de guerre.

En juin, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a reconnu qu’Israël soutenait les groupes anti-Hamas, déclarant qu’il avait « activé » des clans bédouins, mais il n’a pas donné beaucoup de détails depuis lors.

La semaine dernière, l’homme considéré comme étant au coeur de cette tentative de déstabilisation du Hamas, Yasser Abou Shebab, a été tué près de Rafah, dans une zone sous contrôle israélien. Son groupe, les Forces populaires, n’a pas dit qui l’avait tué. Son adjoint, Ghassan Douhine, a pris la relève et s’est engagé à poursuivre sur la même voie.

Le Hamas, qui contrôle Gaza depuis 2007 et qui a jusqu’à présent refusé de déposer les armes, qualifie ces groupes de « collaborateurs » – un point de vue largement partagé par la population gazaouie, selon les experts palestiniens.

Cherchant à réaffirmer son autorité, le mouvement islamiste a tué des dizaines de personnes qui avaient défié son autorité depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu soutenu par les États-Unis, certaines pour avoir collaboré avec Israël.

La quasi-totalité des deux millions d’habitants de Gaza vit dans les zones contrôlées par le Hamas, où le groupe pourrait encore s’appuyer sur des milliers de combattants, selon quatre sources internes.

Israël occupe en revanche toujours plus de la moitié de l’enclave et de nouveaux retraits ne semblent pas imminents, alors que le plan Trump tarde à produire des effets.

SOUTIENS ÉTRANGERS

Selon trois sources sécuritaires et militaires égyptiennes, les groupes soutenus par Israël en profitent pour accroître leurs activités dans les zones occupées et auraient recruté quelque 400 combattants supplémentaires depuis le cessez-le-feu, sur un total d’environ un millier.

Un diplomate s’exprimant sous le sceau de l’anonymat a déclaré que les groupes anti-Hamas ne bénéficiaient d’aucun soutien populaire, mais que leur présence augmentait les risques de conflit entre les Palestiniens.

Depuis la mort de Yasser Abou Shebab, les Forces populaires et deux autres groupe ont diffusé des vidéos montrant des dizaines de leurs combattants. Dans l’une d’elles, tournée dans près de Rafah et diffusée le 5 décembre, Ghassan Douhine promet de « continuer sur cette voie et avancer avec la même force et encore plus de force ».

Houssam Alastal, qui dirige une autre faction anti-Hamas basée dans la région de Khan Younès, a déclaré qu’il avait convenu avec Ghassan Douhine « que la guerre contre le terrorisme se poursuivrait ». « Notre projet, le nouveau Gaza … ira de l’avant », a-t-il dit à Reuters par téléphone.

Le chef de clan avait dit lors d’un précédent entretien téléphonique, fin novembre, que son groupe avait reçu des armes, de l’argent et d’autres formes de soutien de la part de pays « amis » qu’il a refusé d’identifier. Il a nié avoir reçu un soutien militaire israélien mais a reconnu avoir eu des contacts avec Israël pour « coordonner l’entrée de nourriture et de toutes les ressources dont nous avons besoin pour survivre ».

« DESTIN INÉVITABLE » DES TRAÎTRES

Israël dit que son objectif est de faire en sorte que le Hamas soit désarmé et ne joue plus aucun rôle à l’avenir dans la bande de Gaza.

Interrogé à ce sujet, un responsable gouvernemental israélien a déclaré : « Il ne manque pas de Palestiniens qui souhaitent se libérer de la répression et de la tyrannie du Hamas et qui luttent activement pour y parvenir ».

Les Forces populaires n’ont pas répondu aux demandes de commentaires envoyées via leur page Facebook. Elles ont précédemment nié recevoir un soutien israélien.

Le Hamas a déclaré que la mort de Yasser Abou Shebab était le « destin inévitable de tous ceux qui ont trahi leur peuple et leur patrie », tout en affirmant n’avoir joué aucun rôle dans son assassinat.

Le porte-parole du mouvement islamiste, Hazem Qassem, a précisé que les forces de sécurité du Hamas poursuivraient les collaborateurs « jusqu’à ce que ce phénomène soit éradiqué ».

Mais ils « sont protégés par l’armée d’occupation dans les zones où ces forces sont présentes, ce qui complique la tâche des appareils de sécurité », a-t-il ajouté.

Outre le désarmement du Hamas, le plan Trump prévoit la mise en place d’une autorité de transition, le déploiement d’une force multinationale et la reconstruction de la bande de Gaza.

Mais en l’absence de feuille de route claire, il existe un risque de partition de fait entre les secteurs occupés par Israël, où il ne reste plus grand monde, et la zone côtière dans laquelle se massent les familles déplacées.

En visite à Gaza dimanche, le chef d’état-major de l’armée israélienne, le général Eyal Zamir, a déclaré qu’Israël n’avait aucune intention de se retirer des nouvelles « lignes de défense » à l’intérieur de l’enclave.

« La ligne jaune est une nouvelle ligne frontalière qui sert de ligne de défense avancée pour notre population et de ligne d’activité opérationnelle », a-t-il déclaré.

AVENIR INCERTAIN

En octobre, le vice-président américain JD Vance et le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, ont déclaré que les fonds de reconstruction pourraient affluer dans la zone contrôlée par Israël sans attendre le début de la prochaine étape du plan, dans l’idée de créer des zones modèles pour que les Gazaouis puissent y vivre en sécurité.

Rafah est l’un des premiers sites identifiés par les autorités américaines pour de tels complexes résidentiels, décrits comme des « communautés alternatives sûres », bien qu’aucun calendrier n’ait été fixé, selon deux responsables israéliens et trois diplomates occidentaux impliqués dans la planification de l’après-guerre dans la bande de Gaza.

Un porte-parole du département d’État américain a déclaré que les États-Unis travaillaient avec des partenaires « pour fournir des logements et d’autres services aux habitants de Gaza aussi rapidement que possible ».

Un responsable américain a assuré que Washington n’était pas en contact avec les groupes anti-Hamas, et ne leur fournissait ni financement, ni soutien. « Nous n’allons pas décider qui sont les gagnants et les perdants à Gaza », a-t-il dit. « Au-delà du fait que le Hamas ne jouera aucun rôle à l’avenir, c’est aux Gazaouis de décider qui gouvernera Gaza. »

Dans ce contexte, l’avenir des groupes anti-Hamas paraît très incertain. Pour Ghassan al Khatib, maître de conférences en études internationales à l’université de Birzeit, en Cisjordanie occupée, si la popularité du Hamas a diminué pendant la guerre, les groupes considérés comme des collaborateurs par une immense majorité de la population sont voués à l’échec.

« Israël ne les utilise que pour des raisons tactiques, notamment pour tenter de déstabiliser le Hamas », estime-t-il.

Un porte-parole du Fatah du président Mahmoud Abbas, qui a été chassé de Gaza par le Hamas en 2007, s’est lui-même montré très dur envers les groupes soutenus par Israël qui n’ont « rien à voir avec notre peuple et sa cause ».

(Version française Tangi Salaün, édité par Blandine Hénault)

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