Corée du Sun: Un procureur requiert la peine de mort contre l’ex-président Yoon
SEOUL, 13 janvier (Reuters) – Un procureur de Corée du Sud a requis mardi la peine de mort à l’encontre de l’ancien président du pays Yoon Suk Yeol, accusé d’insurrection pour avoir brièvement instauré la loi martiale en décembre 2024.
Yoon Suk Yeol est accusé d’avoir orchestré une insurrection. Ce crime est passible d’une peine sévère en vertu de la législation sud-coréenne, pouvant aller jusqu’à la peine de mort, bien que la Corée du Sud n’ait pas exécuté de condamné à mort depuis des décennies.
Lors de son réquisitoire devant le tribunal du district central de Séoul, un procureur a déclaré que les enquêteurs avaient confirmé l’existence d’un plan, prétendument dirigé par Yoon Suk Yeol et son ancien ministre de la Défense Kim Yong-hyun, remontant à octobre 2023 et visant à maintenir Yoon Suk Yeol au pouvoir.
« Yoon (…) prétend avoir adopté la loi martiale d’urgence pour protéger la démocratie libérale, mais sa loi martiale d’urgence inconstitutionnelle et illégale a sapé la fonction de l’Assemblée nationale et de la Commission électorale (…) détruisant en fait l’ordre constitutionnel démocratique libéral », a déclaré le procureur lors de ses plaidoiries finales.
« L’accusé n’a pas sincèrement regretté son crime (…) et n’a pas présenté d’excuses appropriées au peuple », a-t-il ajouté.
Yoon Suk Yeol, âgé de 65 ans, a nié les accusations. L’ex-président sud-coréen a soutenu que la déclaration de la loi martiale relevait de ses pouvoirs en tant que président et que cette action visait à tirer la sonnette d’alarme face à l’obstruction du gouvernement par les partis d’opposition.
Le tribunal du district central de Séoul devrait se prononcer sur cette affaire en février. La peine requise par les procureurs n’est pas toujours confirmée par les tribunaux sud-coréens.
Le cabinet du président Lee Jae Myung, élu après l’éviction de Yoon Suk Yeol l’année dernière, a déclaré dans un communiqué croire que « le pouvoir judiciaire statuera conformément à la loi, aux principes et aux normes publiques ».
En 1995-1996, lorsque les anciens présidents sud-coréens Chun Doo-hwan et Roh Tae-woo ont été accusés d’insurrection, les procureurs ont requis la peine de mort pour le premier et la prison à vie pour le second.
Le tribunal de première instance a prononcé la peine de mort pour Chun Doo-hwan et une peine d’emprisonnement de 22 ans et demi pour Roh Tae-woo, avant qu’une cour d’appel ne revoie la sentence à la prison à vie pour Chun et à une peine d’emprisonnement de 17 ans pour Roh. Tous deux ont bénéficié d’une grâce présidentielle après avoir passé environ deux ans en prison.
La Corée du Sud a prononcé sa dernière condamnation à mort en 2016, mais n’a procédé à aucune exécution depuis 1997.
(Rédigé par Joyce Lee et Shim Kyu-seok ; version française Coralie Lamarque ; édité par)
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
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2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
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- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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