Corée du Sud-Le président échappe à la destitution
SEOUL (Reuters) -Le président sud-coréen Yoon Suk Yeol, qui a tenté d’imposer la loi martiale dans son pays, a survécu samedi à une motion de destitution au Parlement menée par l’opposition, après que des membres de son parti ont boycotté le vote.
Les membres du Parti du pouvoir populaire (PPP) de Yoon Suk Yeol ont déserté samedi le Parlement au moment où les parlementaires débattaient de la motion de destitution.
Seuls 195 députés ont participé au scrutin, un total inférieur au quorum de 200 nécessaire pour que le vote soit comptabilisé.
Le Parti démocrate (PD), principale formation d’opposition en Corée du Sud, va proposer le 11 décembre un nouveau projet de loi de destitution de Yoon Suk Yeol, qui sera soumis au vote le 14 décembre, a rapporté samedi l’agence de presse sud-coréenne Yonhap.
« La nation entière suit la décision qui est prise aujourd’hui à l’Assemblée nationale. Le monde entier nous regarde », a déploré le président de l’Assemblée nationale, Woo Won-shik. « C’est très regrettable qu’il n’y ait même pas eu de vote », a-t-il ajouté.
Le PPP de son côté a indiqué qu’il trouverait un moyen « plus ordonné et responsable » de résoudre la crise actuelle autour de la destitution de Yoon Suk Yeol.
Avant la tentative de vote au Parlement, le président sud-coréen avait présenté samedi ses excuses pour avoir tenté d’imposer la loi martiale cette semaine.
Yoon Suk Yeol a déclaré dans une allocution à la nation qu’il ne chercherait pas à se soustraire à la responsabilité juridique et politique de sa décision, née selon lui du désespoir.
Il s’agissait de la première apparition publique du président depuis qu’il a imposé mercredi la loi martiale en Corée du Sud avant de la lever quelques heures plus tard.
« Je suis vraiment désolé et je voudrais m’excuser sincèrement auprès des personnes qui ont été choquées », a dit Yoon Suk Yeol.
(Reportage Cynthia, Kim Josh Smith et Ju-min Park; version française Camille Raynaud et Claude Chendjou)
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