Corée du Sud: Le mandat d’arrêt contre Yoon Suk-yeol annulé
SEOUL (Reuters) – Un tribunal sud-coréen a annulé vendredi le mandat d’arrêt émis à l’encontre du président sud-coréen Yoon Suk-yeol, destitué en décembre après avoir tenté d’imposer la loi martiale, ce qui ouvre la voie à sa libération prochaine.
Dans un communiqué, le tribunal du district central de Séoul explique que sa décision est basée sur le moment de l’inculpation, intervenu après l’expiration de la période de détention initiale. Le tribunal dit avoir pris en compte les « questions sur la légalité » du processus d’enquête impliquant deux agences distinctes.
La décision du tribunal ne signifie pas pour autant que les accusations au pénal à l’encontre de Yoon Suk-yeol ont été levées, et cette affaire est distincte de la destitution de l’ex-président dont la procédure est toujours en cours devant la Cour constitutionnelle.
« Cette décision de justice n’a rien à voir avec le procès en destitution de Yoon Suk Yeol devant la Cour constitutionnelle », a souligné Han Min-soo, porte-parole du Parti démocrate, une formation d’opposition. « Elle n’aura aucun impact », a-t-il ajouté.
Si Yoon Suk-yeol est destitué, une nouvelle élection présidentielle aura lieu dans les 60 jours pour élire un nouveau dirigeant.
Yoon Suk-yeol, qui fait l’objet d’une enquête pénale pour des accusations d’insurrection, est devenu le 15 janvier le premier président sud-coréen en exercice à être arrêté et est incarcéré dans un centre de détention à Séoul.
« La décision du tribunal d’annuler l’arrestation montre que l’État de droit dans ce pays est toujours vivant », ont déclaré les avocats de Yoon Suk-yeol dans un communiqué.
Ils ont ajouté que la décision du tribunal montre que la procédure à l’encontre de leur client a été menée à des fins politiques sans aucune justification légale.
Les avocats de l’ancien président, tout en réclamation la libération immédiate de leur client, ont également noté que cela pourrait être retardé si les procureurs font appel. Le bureau du procureur n’a pas commenté la décision dans l’immédiat.
La défense de Yoon Suk-yeol avait fait valoir qu’un mandat émis le 19 janvier prolongeant la détention de l’ancien président était invalide car la demande déposée par les procureurs était entachée d’un vice de procédure.
(Ju-min Park, Jack Kim, Hyunsu Yim et Joyce Lee; version française Camille Raynaud et Claude Chendjou; édité par Augustin Turpin)
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