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COP29: Trump et les inquiétudes commerciales pèsent sur le sommet

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par Valerie Volcovici et Nailia Bagirova

BAKOU (Reuters) – Les pays participant au sommet annuel des Nations unies sur le climat (COP29) qui s’est ouvert lundi se préparent à des discussions difficiles sur le financement et le commerce, après une année de catastrophes météorologiques qui ont renforcé les besoins des pays en développement.

Les délégués réunis à Bakou, capitale de l’Azerbaïdjan, espèrent résoudre le principal point à l’ordre du jour, à savoir un accord prévoyant un financement annuel de 1.000 milliards de dollars pour les pays en développement.

« Abandonnons l’idée qui veut que le financement climatique soit une œuvre de charité », a déclaré Simon Stiell, responsable des questions climatiques de l’Onu, à Bakou.

« Un nouvel objectif ambitieux de financement climatique est dans l’intérêt de chaque nation, y compris des plus grandes et des plus riches », a-t-il ajouté.

Cependant, les guerres en Ukraine et à Gaza et la réélection, la semaine dernière, de Donald Trump, qui nie le changement climatique, à la présidence de la plus grande économie du monde, vont peser sur les négociations.

Plusieurs dirigeant devraient manquer à l’appel cette année, dont le président américain Joe Biden, le président chinois Xi Jinping et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

L’Azerbaïdjan, pays hôte de la COP29, aura aussi pour mission de veiller à ce que les pays se mettent d’accord sur un nouvel objectif financier mondial pour remplacer l’engagement actuel de 100 milliards de dollars qui expire cette année.

Ce pays de la mer Caspienne devra également de montrer les progrès accomplis par rapport à l’engagement pris l’an dernier lors de la COP28 sur les combustibles fossiles.

Les recettes pétrolières et gazières du pays représentaient 35% de son économie en 2023, contre 50% deux ans auparavant. Le gouvernement affirme que ces revenus continueront à diminuer, pour atteindre environ 32% du PIB cette année et 22% en 2028.

Avant même que les discussions ne commencent, les pays devront se mettre d’accord sur un ordre du jour par consensus, notamment une proposition de dernière minute de la Chine sur des mesures commerciales.

La proposition chinoise, soumise au nom du groupe « BASIC », qui comprend également le Brésil, l’Inde et l’Afrique du Sud, demande que le sommet aborde les « mesures commerciales restrictives » telles que les droits de douane sur le carbone aux frontières de l’Union européenne, qui entreront en vigueur en 2026.

Ces préoccupations ont été aggravées par la promesse de campagne de Donald Trump d’imposer des droits de douane de 20% sur tous les produits étrangers et de 60% sur les produits chinois.

De plus, l’équipe de transition de Donald Trump a préparé des décrets pour retirer à nouveau les Etats-Unis de l’Accord de Paris sur le climat et réduire la superficie des zones protégées du territoire américain afin d’autoriser de nouveaux forages et projets miniers, a rapporté vendredi le New York Times

L’Union européenne, ainsi que l’administration de l’actuel président américain Joe Biden, ont fait pression sur la Chine et les pays pétroliers du Golfe pour qu’ils rejoignent le groupe des pays donateurs en matière de financement de la lutte contre le changement climatique.

PHÉNOMÈNES CLIMATIQUES EXTRÊMES

Alors que cette année est en passe de devenir la plus chaude jamais enregistrée, les experts ont constaté que les phénomènes climatiques extrêmes posaient désormais un défi aux pays riches comme à ceux en développement.

« Le résultat de l’élection ne modifie pas les lois de la physique », a déclaré Kaveh Guilanpour, vice-président chargé des stratégies internationales au Center for Climate and Energy Solutions, une organisation à but non lucratif.

« Si le monde n’intensifie pas collectivement ses efforts, les effets du changement climatique deviendront de plus en plus graves et fréquents et seront ressentis par un nombre croissant de personnes dans tous les pays, y compris aux États-Unis.

Nombreux sont ceux qui, à Bakou, craignent qu’un désengagement des États-Unis n’incite d’autres pays à revenir sur leurs engagements passés en matière de climat ou à revoir leurs ambitions à la baisse.

« C’est un risque certain. Les gens diront que les États-Unis sont le deuxième plus gros émetteur de gaz à effet de serre. C’est la plus grande économie du monde (…) S’ils ne se fixent pas un objectif ambitieux, pourquoi le ferions-nous ? », a analysé Marc Vanheukelen, ambassadeur de l’UE pour le climat de 2019 à 2023, a déclaré à Reuters..

GAZ

L’année dernière, l’Azerbaïdjan a fait pression sur les gouvernements pour qu’ils accélèrent leur transition vers les énergies propres, tout en vantant les mérites du gaz comme carburant de transition.

Alors que le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev a qualifié la richesse de son pays en combustibles fossiles de « don de Dieu », l’Azerbaïdjan a proposé de créer un fonds d’action pour le financement du climat afin de collecter volontairement jusqu’à 1 milliard de dollars auprès des entreprises extractives de dix pays, dont l’Azerbaïdjan.

Cette année, les exportations de gaz du pays vers l’Europe devraient dépasser les 12 milliards de mètres cubes, contre 11,8 milliards de mètres cubes l’année dernière, l’Europe cherchant à réduire sa dépendance à la Russie.

Le négociateur en chef du pays pour la COP29, le vice-ministre des Affaires étrangères Yalchin Rafiyev, a déclaré que le gaz restait un élément clé du bouquet énergétique pour les pays disposant d’alternatives limitées.

« Dans ce contexte, nous devons intensifier nos efforts pour aligner l’utilisation du gaz naturel sur les objectifs de réduction des gaz à effet de serre », a-t-il dit à Reuters.

Les groupes de défense de l’environnement et les climatologues ont critiqué la promotion du gaz en tant qu’option énergétique propre, en faisant remarquer qu’il s’agissait d’un combustible fossile polluant.

Le pays vise à ce que les énergies renouvelables alimentent 35% de la capacité de ses centrales électriques d’ici 2030. L’année dernière, ce chiffre était d’environ 20%.

L’Azerbaïdjan a également essuyé des critiques pour avoir emprisonné des prisonniers politiques, notamment des journalistes, et des Arméniens que Bakou qualifie de leaders séparatistes.

Le président Ilham Aliyev a rejeté ces critiques et a averti qu’elles pourraient compromettre les fragiles négociations de paix entre les deux anciennes républiques soviétiques.

(Reportage Valerie Volcovici, Nailia Bagirova à Bakou, avec Kate Abnett à Bruxelles ; version française Kate Entringer)

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Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
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