Canada et Mexique se préparent à d’éventuels droits de douane des Etats-Unis
par David Lawder et Andrea Shalal
WASHINGTON (Reuters) -Le Canada et le Mexique se préparent à une éventuelle décision des Etats-Unis sur l’instauration de droits de douane de 25% sur les importations américaines en provenance des deux pays alors que la date butoir fixée par Donald Trump arrive à échéance samedi.
La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a dit vendredi attendre avec la « tête froide » une décision de la Maison blanche, qui apparaissait encore incertaine à quelques heures de l’expiration de la date limite.
« Nous défendrons toujours la dignité de notre peuple, le respect de notre souveraineté et un dialogue d’égal à égal sans subordination », a-t-elle déclaré.
« Nous attendrons, comme je l’ai toujours dit, avec la tête froide, avant de prendre des décisions. Nous sommes préparés et nous maintenons ce dialogue », a-t-elle poursuivi.
De son côté, le Premier ministre canadien Justin Trudeau a menacé vendredi de répondre immédiatement et avec force à d’éventuels droits de douane américains.
« Nous sommes prêts à réagir, une réponse déterminée, énergique mais raisonnable et immédiate. Ce n’est pas ce que nous voulons, mais s’il [Donald Trump, NDLR] va de l’avant, nous agirons également », a-t-il déclaré dans une allocution télévisée, ajoutant que toutes les options étaient sur la table.
Selon une source proche du dossier, le Canada a défini une liste de mesures de représailles immédiates, notamment des droits de douane sur le jus d’orange en provenance de Floride, l’Etat d’adoption de Donald Trump.
Les livraisons canadiennes vers les Etats-Unis représentent 75% des exportations totales du Canada, dont l’économie pourrait donc être lourdement affectée par les droits de douane évoqués par Donald Trump.
« Je ne vais pas édulcorer les choses : notre pays pourrait être confronté à des moments difficiles dans les jours et les semaines à venir », a prévenu Justin Trudeau.
Les Etats-Unis réclament au Canada de lutter plus efficacement contre le trafic de fentanyl et au Mexique de tarir les flux de migrants à leur frontière commune.
Les deux pays font partie des principaux partenaires commerciaux de Washington.
Ces droits de douanes entreront en vigueur le 1er février, a déclaré vendredi la porte-parole de la Maison blanche, Karoline Leavitt, après des informations de Reuters évoquant un possible report d’un mois.
La porte-parole a refusé de confirmer de possible exemptions après qu’un membre de l’administration de Donald Trump a déclaré à Reuters que le président américain étudiait la possibilité d’autoriser de rares dispenses sur certains produits.
L’imposition de droits de douane par les Etats-Unis à l’encontre du Mexique et du Canada mettrait fin à un système de libre-échange vieux de 30 ans qui a permis de bâtir une économie nord-américaine étroitement intégrée.
Economistes et dirigeants d’entreprises ont prévenu que les droits de douane américains pourraient provoquer une augmentation importante des prix des importations telles que l’aluminium et le bois d’œuvre en provenance du Canada, les fruits, les légumes, la bière et les produits électroniques en provenance du Mexique et les véhicules automobiles venant des deux pays.
(Rédigé par David Lawder et Andrea Shalal ; avec la contribution de Jarrett Renshaw à Washington, David Ljunggren et Promit Mukherjee à Ottawa et Cassandra Garrison à Mexico ; version française Blandine Hénault, édité par Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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