Biden rencontre des dirigeants arabes et plaide pour un rapprochement avec Israël
par Steve Holland, Aziz El Yaakoubi et Jarrett Renshaw
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DJEDDAH, Arabie saoudite (Reuters) – Le président américain, Joe Biden, a tenu une série de réunions avec les dirigeants de l’Irak, de l’Égypte et des Émirats arabes unis samedi, auprès desquels il a plaidé en faveur d’un rapprochement avec Israël et d’un renforcement des capacités régionales de défense.
Joe Biden, qui a entamé son premier voyage au Moyen-Orient en tant que président par une visite en Israël, cherche à profiter de la réunion de Djeddah pour intégrer Israël dans un nouvel axe largement motivé par le dossier iranien
« Nous pensons qu’il est très utile d’inclure le plus grand nombre possible de capacités dans cette région et il est certain qu’Israël dispose d’importantes capacités de défense aérienne et antimissile (…). Mais nous menons ces discussions de manière bilatérale avec ces nations », a déclaré un haut responsable de l’administration à la presse.
Joe Biden s’est efforcé tout au cours de son déplacement de ménager le pouvoir saoudien qu’il avait pourtant promis de traiter en « paria » en raison de son implication dans la mort du journaliste Jamal Khashoggi.
SÉCURITÉ ALIMENTAIRE
Lors de sa rencontre avec Joe Biden, le président égyptien Abdel Fattah al Sissi a évoqué la sécurité alimentaire et les perturbations de l’approvisionnement énergétique, a indiqué la présidence égyptienne
Les relations entre l’Égypte et les États-Unis ont été difficiles au cours des premiers mois de la présidence Biden en raison de divergences sur les droits de l’homme, avant que les efforts de l’Égypte pour négocier un cessez-le-feu à Gaza en mai 2021 ne suscitent un réchauffement.
Un autre haut responsable de l’administration a déclaré que Joe Biden annoncerait l’engagement d’un milliard de dollars dans une nouvelle aide à la sécurité alimentaire à court et à long terme pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, et que les États du Golfe engageraient 3 milliards de dollars au cours des deux prochaines années dans des projets qui s’alignent sur les partenariats américains en matière d’infrastructures et d’investissements mondiaux.
Les États du Golfe, qui ont refusé de se ranger du côté de l’Occident contre la Russie dans le conflit ukrainien, cherchent à leur tour un engagement concret de la part des États-Unis en faveur de liens stratégiques qui ont été mis à rude épreuve en raison du désengagement perçu des États-Unis dans la région.
Ryad et Abou Dhabi ont été frustrés par les conditions posées par les États-Unis en matière de ventes d’armes et vexés d’être exclus des pourparlers indirects entre les États-Unis et l’Iran visant à relancer un pacte nucléaire de 2015, qu’ils considèrent comme bancal car il ne répond pas aux préoccupations régionales concernant le programme de missiles et le comportement de Téhéran.
Israël, qui partage leurs préoccupations concernant l’Iran, a encouragé le voyage de Joe Biden dans le royaume, espérant qu’il favoriserait un réchauffement entre l’Arabie saoudite et Israël dans le cadre d’un rapprochement arabe plus large, après que les Émirats arabes unis et Bahreïn ont noué des liens avec Israël dans le cadre de pactes négociés par les États-Unis et approuvés par Ryad.
En signe de progrès dans le cadre de ce que Joe Biden a décrit comme un processus novateur, l’Arabie saoudite a déclaré vendredi qu’elle ouvrirait son espace aérien à tous les transporteurs aériens, ouvrant ainsi la voie à davantage de survols vers et depuis Israël.
(Avec Maha El Dahan à Djeddah et John Irish à Paris; version française Nicolas Delame)
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