Biden annonce un accord « historique » sur ses projets budgétaires
par Trevor Hunnicutt et Richard Cowan
WASHINGTON (Reuters) – Le président américain Joe Biden a annoncé jeudi avoir obtenu un accord sur un nouveau cadre d’investissement de 1.750 milliards de dollars dans l’économie américaine et dans la lutte contre le changement climatique, se disant confiant dans le soutien de l’ensemble des composantes du Parti démocrate.
« Je suis heureux d’annoncer, après des mois et des mois de négociations difficiles, que nous avons, je pense, je le sais, un cadre économique historique » qui va créer des millions d’emplois et permettre aux Etats-Unis de rivaliser avec la Chine et d’autres pays, a dit le locataire démocrate de la Maison blanche après un bref passage au Capitole pour convaincre les « progressistes » de son parti de soutenir son projet.
D’après une personne au fait des discussions, Joe Biden a tenu une réunion avec des démocrates de la Chambre des représentants lors de laquelle il a prononcé un plaidoyer pour qu’ils appuient son plan d’investissement.
« J’ai besoin que vous m’aidiez, j’ai besoin de vos votes », a-t-il dit, selon la source. « Il n’est pas exagéré de dire que les majorités (démocrates) à la Chambre et au Sénat, ainsi que ma présidence, vont dépendre de ce qui se passe dans la semaine à venir ». Des élections au Congrès sont prévues dans un an.
La présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, espère pouvoir organiser ce jeudi un vote sur un plan d’investissement parallèle de 1.000 milliards de dollars dans les infrastructures du pays.
Elle a dit aux élus vouloir faire adopter le texte avant que Joe Biden arrive dans la soirée en Italie, où il va prendre part au sommet du G20, a rapporté une personne informée des discussions.
Cela annonce une lutte au Congrès entre les modérés et les progressistes du Parti démocrate. Les premiers veulent que le plan bipartite sur les infrastructures soit adopté dès que possible, tandis que les seconds réclament d’abord la garantie que sera validé un plan d’investissement plus large consacré aux dépenses sociales et au climat.
Le cadre budgétaire annoncé jeudi par Joe Biden serait financé entièrement par la levée d’exonérations fiscales instaurées par l’administration de l’ancien président républicain Donald Trump et la mise en place d’un impôt sur la fortune, a indiqué la Maison blanche.
Il prévoit notamment 555 milliards de dollars de dépenses en initiatives « vertes » ainsi que six années de financement des crèches. Un potentiel ISF n’y est pas mentionné.
La Maison blanche a déclaré que tous les sénateurs démocrates soutenaient cet ensemble budgétaire et a fait part de sa confiance de voir le projet être adopté aussi à la Chambre des représentants. Le soutien de tous les sénateurs démocrates est indispensable alors que démocrates et républicains disposent d’un nombre identique de sièges à la chambre haute du Congrès – en cas d’égalité, le vote décisif revient à la vice-présidente Kamala Harris.
Joe Biden espérait obtenir un accord sur les investissements avant de prendre part ce week-end à Rome au sommet du G20, où un taux minimum d’imposition mondial de 15% sur les entreprises sera discuté, puis à la COP26 à Glasgow, où le président américain compte affirmer que les Etats-Unis sont de retour dans la lutte contre le réchauffement climatique.
(Reportage Trevor Hunnicutt, Richard Cowan, Andrea Shalal, Jeff Mason et Jarrett Renshaw; version française Jean Terzian)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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