USA: Le second procès en destitution de Trump s’est ouvert au Sénat
Le second procès en destitution de Donald Trump, accusé d’être à l’origine de l’attaque par ses partisans du Capitole le mois dernier, s’est ouvert mardi midi au Sénat américain, qui devait dans un premier temps débattre de la constitutionnalité de la procédure alors que Trump a quitté la présidence des Etats-Unis.
Des milliers de partisans de Donald Trump ont mené le 6 janvier un assaut contre le Capitole après un discours incendiaire de celui qui était alors le locataire de la Maison blanche, dans lequel Trump a répété ses accusations sans fondement d’une vaste fraude à son détriment lors de l’élection présidentielle de novembre.
Cinq personnes dont un officier de police ont trouvé la mort lors de scènes de chaos sans précédent, les émeutiers ayant attaqué la police, contraint les parlementaires à se précipiter pour se mettre à l’abri et provoqué l’interruption de la certification par le Congrès de la victoire électorale de Joe Biden, lequel a depuis lors été investi à la présidence américaine.
Il s’agit de la quatrième procédure de destitution (« impeachment ») dans l’histoire des Etats-Unis. Le procès s’ouvrant mardi relève de l’inédit: jamais un président n’avait été mis deux fois en accusation par la Chambre des représentants. Donald Trump est aussi le seul à être jugé au Sénat après avoir quitté la Maison blanche.
Le procès pourrait donner des indications sur l’orientation choisie par le Parti républicain après la fin du mandat peu orthodoxe de Donald Trump, alors que d’importantes divergences sont apparues entre les fidèles de Trump et ceux souhaitant donner au parti une nouvelle direction.
Les avocats de Donald Trump ont prévu de débuter le procès en contestant le fait que le Sénat a autorité, selon la Constitution américaine, à mener un procès en destitution contre un président n’étant plus en exercice.
Une majorité de sénateurs républicains approuvent l’argument d’un procès anticonstitutionnel, ce qui laisse supposer que les démocrates ne disposeront pas de suffisamment de voix pour condamner Donald Trump. Les démocrates et des experts juridiques ont rejeté cette interprétation de la Constitution.
UNE CONDAMNATION PEU PROBABLE
Il est attendu que le vote sur la constitutionnalité du procès soit remporté par les démocrates, alors qu’un recours destiné à empêcher la tenue du procès sur ce motif n’a pas abouti le mois dernier.
Les procureurs et la défense disposeront alors tour à tour de 32 heures, étalées sur quatre jours au maximum, pour présenter leurs arguments.
Neuf élus démocrates de la Chambre vont tenir les rôles de procureurs. Ils ont accusé Donald Trump d’avoir trahi le pays et la Constitution américaine en incitant à des actes de violence après avoir déclaré à tort que l’élection présidentielle du 3 novembre lui avait été « volée ».
Une majorité qualifiée des deux tiers est nécessaire pour qu’une condamnation soit prononcée au Sénat, composé de 100 sièges. Cela signifie qu’il faudrait qu’au moins 17 sénateurs républicains se joignent aux démocrates pour que Donald Trump soit condamné.
Le Sénat devra voter au cas par cas si les procureurs souhaitent appeler des témoins ou requérir des documents. Le cas échéant, les avocats de Donald Trump et les procureurs de la Chambre seront autorisés à interroger les témoins – une procédure qui serait bien plus exhaustive que lors du premier procès en destitution de Trump dans un Sénat alors contrôlé par ses pairs républicains, qui n’avaient pas autorisé l’audition de témoins.
Les avocats de Donald Trump mettent aussi en avant l’argument que l’ancien président a fait usage de son droit de liberté d’expression lorsqu’il s’est adressé à ses partisans le mois dernier pour leur demander de se « battre » pour inverser le résultat de l’élection présidentielle. Ils ont écrit dans un document transmis au Sénat en amont du procès que leur client s’était exprimé au « sens figuré » lors du discours incriminé par les démocrates.
Donald Trump a été visé par une première procédure de destitution, lancée par les démocrates en décembre 2019, en lien avec les pressions exercées sur l’Ukraine pour qu’elle ouvre une enquête sur Joe Biden, alors considéré comme son probable grand rival pour l’élection présidentielle. Donald Trump, qui dénonçait une « chasse aux sorcières », a été acquitté en février dernier par le Sénat.
(version française Jean Terzian, édité par Blandine Hénault et Jean-Stéphane Brosse)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

