Nikki Haley se retire des primaires républicaines pour la présidentielle américaine
Nikki Haley a annoncé mercredi son retrait des primaires organisées par le Parti républicain pour l’élection présidentielle américaine, laissant la voie libre à Donald Trump pour affronter le président sortant Joe Biden en novembre.
Nikki Haley a officialisé la fin de sa campagne lors d’un bref discours depuis Charleston, en Caroline du Sud, au lendemain du « Super Tuesday » qui a vu son rival Donald Trump l’emporter dans 14 des 15 Etats en jeu.
« Le temps est venu de suspendre ma campagne », a-t-elle déclaré. « Je n’ai aucun regret ».
L’ancienne ambassadrice des Etats-Unis à l’Onu sous la présidence de Donald Trump s’est abstenue de soutenir de façon officielle l’ancien locataire de la Maison blanche.
« C’est maintenant à Donald Trump de gagner les votes de ceux qui sont dans notre parti et au-delà », a-t-elle dit. « Et j’espère qu’il y parviendra. »
Nikki Haley était la dernière concurrente en lice face à Donald Trump pour l’investiture républicaine. Elle n’a jamais réellement réussi à s’imposer auprès des électeurs républicains face à l’ancien président, dont la popularité ne souffre aucunement de la litanie de procédures judiciaires ouvertes contre lui.
Les Américains se préparent désormais, sans enthousiasme, à un nouveau duel entre Donald Trump, 77 ans, et Joe Biden, 81 ans, après celui de 2020 – un premier match retour dans le scrutin présidentiel depuis 1956.
La campagne présidentielle promet d’être très conflictuelle dans un pays déjà fortement polarisé. Joe Biden présente Donald Trump comme un danger pour la démocratie; l’ancien homme d’affaires continue de clamer pour sa part l’avoir emporté en 2020.
Les partisans de Haley, hors course, courtisés par Biden et Trump
Le président démocrate Joe Biden et son rival républicain Donald Trump se sont empressés mercredi de s’adresser aux partisans de Nikki Haley, qui s’est retirée des primaires du Parti républicain pour l’élection présidentielle américaine, alors que cet électorat pourrait s’avérer crucial pour le scrutin de novembre prochain.

L’ex-candidate Républicaine Nikki Haley, sortant de scène. /Photo prise le 6 mars 2024/REUTERS/Brian Snyder
L’ancienne ambassadrice auprès des Nations unies a annoncé dans la journée son retrait de la course à l’investiture républicaine, après le raz-de-marée réalisé lors du ‘Super Tuesday’ par Donald Trump, victorieux de la quasi-totalité des primaires organisées jusqu’à présent.
Elle s’est toutefois abstenue d’apporter son soutien à l’ex-président, déclarant qu’il fallait que celui-ci « mérite » le soutien d’électeurs ne le soutenant initialement pas.
Quelque 570.000 électeurs répartis entre le Nevada, la Caroline du Nord et le Michigan ont voté pour Nikki Haley lors des primaires républicaines, soit un groupe restreint mais qui pourrait s’avérer crucial étant donné les faibles écarts constatés dans ces trois Etats lors de précédents scrutins.
Par exemple, en Caroline du Nord, Nikki Haley a obtenu 250.000 voix. Donald Trump s’était imposé dans cet Etat en 2020 avec moins de 75.000 votes d’avance sur Joe Biden, victorieux du scrutin à l’échelle nationale.
Joe Biden et Donald Trump ont très rapidement publié des communiqués appelant les partisans de Nikki Haley à les rejoindre. Ils ont toutefois utilisé des stratégies opposées.
L’actuel locataire démocrate de la Maison blanche a salué Nikki Haley pour avoir « dit la vérité » à propos de Donald Trump, tandis que l’ancien président républicain s’est réjoui d’avoir « écrasé » lors du ‘Super Tuesday’ celle qu’il avait nommée ambassadrice à l’Onu.
UNE « PLACE POUR EUX » DANS LA CAMPAGNE BIDEN
« Donald Trump a fait comprendre qu’il ne voulait pas des électeurs de Nikki Haley. Je veux être clair: il y a une place pour eux dans ma campagne », a déclaré Joe Biden.
Via son réseau social Truth, Donald Trump a dit vouloir « inviter tous les partisans de Haley à rejoindre le plus grand mouvement de l’histoire de notre nation », décrivant Joe Biden comme un ennemi qui détruit le pays.
Au fil de la campagne, l’ancien président s’est régulièrement moqué de Nikki Haley, utilisant notamment une rhétorique sexiste et xénophobe.
De nombreux partisans de Nikki Haley se sont demandés s’ils avaient toujours une place au sein du Parti républicain, qui continue de tourner autour de Donald Trump en dépit de mensonges répétés concernant sa défaite électorale de 2020 et de tentatives pour faire inverser le résultat du scrutin – avec en point d’orgue l’assaut meurtrier au Capitole le 6 janvier 2021.
Malgré tout, certains expertes estiment qu’il n’y a guère de précédent où des électeurs républicains se sont automatiquement tournés vers un candidat démocrate lors d’une grande élection.
« Les prochains mois vont être marqués par les tentatives de convaincre les gens de revenir au sein de leur parti traditionnel », a commenté Hans Noel, enseignant à l’université de Georgetown.
« A l’heure actuelle, un très grand nombre d’électeurs de Haley disent qu’ils ne voteront jamais pour Trump. Mais il est quasiment certain que la plupart d’entre eux vont soit voter pour Trump, soit tout simplement s’abstenir de voter », a-t-il ajouté, se basant sur l’histoire électorale.
TRUMP A « COMPRIS »
Des stratégistes politiques disent penser qu’un nombre important d’électeurs ayant soutenu Nikki Haley étaient des démocrates ou des indépendants penchant à gauche qui ont « traversé de l’autre côté » pour voter lors des primaires républicaines afin de tenter d’infliger un revers à Donald Trump.
Reste qu’un éventail de groupes anti-Trump devraient s’évertuer à convaincre les partisans de Nikki Haley à soutenir Joe Biden.
Le co-fondateur de Lincoln Project, un éminent groupe anti-Trump constitué d’actuels et d’anciens républicains, a déclaré que Nikki Haley a démontré qu’environ 30% des électeurs du parti n’aiment pas Donald Trump, soit environ 11 millions d’adhérents républicains à travers le pays.
Reed Galen a fait savoir que son organisation allait se focaliser sur cet électorat d’ici au 5 novembre, date du scrutin présidentiel, avec l’objectif de débourser 50 millions de dollars pour une campagne de persuasion anti-Trump et pro-Biden focalisée sur des Etats dits « bascule » – Michigan, Pennsylvanie, Wisconsin et Arizona.
Cette campagne de publicités numériques et télévisées aura pour thèmes principaux le droit à l’avortement, la dégradation du prestige des Etats-Unis à l’étranger durant le mandat de Donald Trump et l’absence de soutien apporté à celui-ci à l’Ukraine dans sa guerre face à la Russie.
PrimaryPivot, un groupe pro-Haley, a modifié son nom dans la foulée de l’annonce du retrait de Nikki Haley pour s’appeler Les Electeurs de Haley pour Biden. Son co-fondateur Robert Schwartz a fait savoir que le groupe allait cibler environ 500.000 électeurs ayant voté pour Haley lors des primaires au Michigan et en Caroline du Nord.
Le stratégiste républicain Ford O’Connell, qui a collaboré avec Donald Trump durant la campagne de 2020, a dit s’attendre à ce que Trump tende la main aux partisans de Nikki Haley mais que nombre d’entre eux ne pourraient pas être convaincus.
Il a noté que Donald Trump n’a pas attaqué Nikki Haley durant le discours prononcé mardi soir, montrant ainsi, selon lui, que l’ancien président a « compris que le chemin de la victoire est de rester sur les questions suivantes: la frontière (avec le Mexique), les prix, la politique étrangère ».
(Reportage de Stephanie Kelly à New York, avec Alexandra Ulmer à Los Angeles et Tim Reid à Washington; rédigé par Jean Terzian – Version française Nicolas Delame, Zhifan Liu et Blandine Hénault, édité par Tangi Salaün)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
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3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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