Donald Trump autorise son administration à entamer la transition
Donald Trump a autorisé lundi l’administration américaine à entamer le processus de transition pour le président élu Joe Biden, lui donnant accès à des fonds et des compte-rendus, alors même que le président sortant a promis de continuer à contester les résultats de l’élection présidentielle du 3 novembre.
L’actuel locataire républicain de la Maison blanche dénonce sans preuve une vaste fraude électorale. S’il n’a toujours pas reconnu la victoire de son rival démocrate, l’annonce effectuée lundi constitue un virage et ce qui se rapproche jusqu’à présent le plus d’un aveu de défaite.
Les démarches juridiques de la campagne Trump pour inverser les résultats dans des Etats clés ont presque toutes échoué, et un nombre croissant de républicains ont exhorté le président sortant à permettre que la transition débute.
Sans attendre des fonds fédéraux ni une concession de Donald Trump, Joe Biden a commencé à composer son équipe gouvernementale, notamment en matière de diplomatie avec de nouvelles nominations annoncées lundi.
Depuis que Joe Biden a été donné vainqueur le 7 novembre de l’élection présidentielle, les détracteurs ont accusé Donald Trump de nuire à la démocratie américaine et à la capacité de la future administration de lutter contre l’épidémie de coronavirus en refusant d’accepter les résultats du scrutin.
Les services généraux de l’administration américaine (GSA) ont fait savoir lundi à Joe Biden qu’il pouvait formellement débuter le processus de transition. Dans une lettre, la directrice des GSA, Emily Murphy, a déclaré que le président élu et son équipe avaient désormais accès à des ressources qui étaient jusque-là bloquées du fait de procédures juridiques contestant les résultats du scrutin.
Cette annonce est intervenue après que le Michigan a certifié dans la journée les résultats donnant Joe Biden vainqueur dans cet Etat crucial, un revers pour la campagne Trump dans ses efforts pour inverser l’issue du scrutin – des efforts qui apparaissent de plus en plus vains.
Joe Biden est crédité de 306 grands électeurs, soit un nombre nettement supérieur à la majorité de 270 voix au Collège électoral nécessaire pour être désigné président; Donald Trump en a obtenu 232. Le démocrate devance aussi le républicain dans le vote populaire à l’échelle nationale, avec plus de 6 millions de suffrages supplémentaires.
« CE QUI SE RAPPROCHE LE PLUS » D’UN AVEU DE DÉFAITE
Donald Trump et ses conseillers ont déclaré que la bataille juridique n’était pas terminée, mais l’annonce du président sortant sur Twitter est un signe que la Maison blanche reconnaît qu’il est temps de tourner la page.
« Notre affaire continue avec fermeté, nous allons continuer de nous battre, et j’ai confiance que nous allons l’emporter ! Néanmoins, dans l’intérêt supérieur de notre pays, je recommande qu’Emily et son équipe fassent le nécessaire en ce qui concerne les protocoles initiaux, et j’ai dit à mon équipe de faire de même », a écrit Donald Trump sur le réseau social.

Donald Trump a autorisé lundi l’administration américaine à entamer le processus de transition pour le président élu Joe Biden, lui donnant accès à des fonds et des compte-rendus, alors même que le président sortant a promis de continuer à contester les résultats de l’élection présidentielle du 3 novembre. /Photo prise le 23 novembre 2020/REUTERS/Joshua Roberts
Un conseiller du président républicain a fait savoir qu’il ne s’agissait pas d’un aveu de défaite.
L’équipe de transition de Joe Biden a déclaré dans un communiqué qu’elle débuterait les réunions avec des représentants du gouvernement fédéral afin de discuter de la lutte contre la crise sanitaire et de questions de sécurité nationale.
Deux représentants de l’administration Trump ont déclaré à Reuters que les équipes de Biden pourraient entamer les contacts dès ce mardi.
« C’est probablement ce qui se rapproche le plus d’une reconnaissance (de défaite) de la part du président Trump », a déclaré le chef de file de la minorité démocrate du Sénat, Chuck Schumer.
Le feu vert des GSA était nécessaire pour que l’équipe de Joe Biden puisse disposer de fonds et d’accès fédéraux d’ici à son investiture le 20 janvier prochain. Le président élu et la vice-présidente élue Kamala Harris devraient aussi recevoir les compte-rendus de sécurité nationale transmis à Donald Trump.
Les GSA avaient fait savoir plus tôt ce mois-ci qu’Emily Murphy, nommée par Donald Trump en 2017, approuverait formellement le début de la transition lorsque le vainqueur de l’élection présidentielle serait clair.
« Contrairement aux articles de presse et aux insinuations, ma décision n’a pas été prise par crainte ou par favoritisme », a écrit Emily Murphy dans la lettre, assurant avoir pris la décision par elle-même. « Je n’ai jamais reçu de pressions sur le contenu ou le timing de ma décision ».
La loi de 1963 sur la transition présidentielle (« Presidential Transition Act ») ne fixe pas précisément aux GSA une date butoir pour agir. Cependant, les GSA engagent traditionnellement la transition dès que les principaux groupes de presse américains déclarent un vainqueur.
(avec Andrea Shalal, David Shepardson, James Oliphant, Patricia Zengerle, Julia Harte, Michael Martina, Susan Heavey et David Morgan; version française Jean Terzian)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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