Abou Bakar al-Baghdadi est mort : la fin de l’Etat Islamique ?
Le djihadiste irakien Ibrahim Awwad Ibrahim Ali al-Badri al-Samarraï alias Abou Bakar al-Baghdadi, calife autoproclamé de l’organisation terroriste État islamique, a trouvé la mort dans la nuit du 26 au 27 octobre 2019, lors d’une opération américaine à Baricha, dans le nord-ouest de la Syrie. Visionnez la vidéo en français ici.
Dans la nuit du 26 au 27 octobre 2019, l’armée américaine a mené une opération avec des commandos et des hélicoptères contre une maison située à l’écart du village Baricha, dans le nord du gouvernorat d’Idleb, en Syrie. Cerné dans un tunnel, Abou Bakr al-Baghdadi a actionné sa ceinture explosive. Il est mort avec trois de ses fils qui se trouvaient avec lui dans le tunnel. Quelques heures plus tard, après identification ADN, le président américain Donald Trump a annoncé officiellement la mort du chef de l’État islamique (EI).
Successeur d’Abou Omar al-Baghdadi
Alors qu’il était membre d’Al-Qaïda en Irak après le début de la guerre d’Irak, Abou Bakar al-Baghdadi succède en 2010 à Abou Omar al-Baghdadi à la tête de l’État islamique d’Irak, un groupe insurgé terroriste d’idéologie salafiste djihadiste.
Après avoir rompu avec Al-Qaïda, il est proclamé « calife » par l’État islamique, sous le nom d’Ibrahim, le 29 juin 2014, premier jour du mois de ramadan. Il affirme alors ainsi devenir le commandeur des musulmans, mais n’est cependant pas reconnu légitime comme tel par les principales autorités musulmanes, ni même par l’ensemble des groupes salafistes djihadistes.
À partir de 2014, lors de la seconde guerre civile irakienne et de la guerre civile syrienne, il forme un proto-État en Irak et en Syrie et reçoit l’allégeance de plusieurs groupes djihadistes à travers le monde. Son organisation se signale alors par ses attaques terroristes dans de nombreux pays d’Asie, d’Afrique, d’Europe et d’Amérique du Nord et se rend responsable de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et de génocide dans les nombreux conflits armés dans lesquels elle se retrouve impliquée.
En 2016, le département d’État des États-Unis offre une récompense pouvant aller jusqu’à 25 millions de dollars pour des informations ou des renseignements permettant sa capture ou sa mort.
Il trouve la mort dans la nuit du 26 au 27 octobre 2019, lors d’une opération américaine à Baricha, dans le nord-ouest de la Syrie.
Abdullah Qardash à la tête de l’EI ?
En août 2019, al-Baghdadi nomme Abdullah Qardash, un Irakien, comme son successeur à la tête de l’État islamique. En 2004, ils avaient été emprisonnés par les forces américaines pour leurs liens avec Al-Qaïda et ont été détenus au centre de détention de Camp Bucca à Basra.
Persécution des chrétiens
Abou Bakar al-Baghdadi avait établi le statut de dhimmi pour les chrétiens et les juifs. À Mossoul, la minorité chrétienne devait notamment payer le djizîa, une capitation spéciale équivalent à 250 dollars par personne. Dans le nord de l’Irak et dans plusieurs pays du monde, des milliers de chrétiens ont été assassinés par l’Etat islamique.
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Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

