Tunisie: 25 membres au maximum selon Elyes Fakhfakh
Le nouveau chef du gouvernement désigné, Elyes Fakhfakh, a annoncé vendredi que le gouvernement qu’il formerait dans les plus brefs délais serait certainement un gouvernement restreint à un nombre de ministres ne dépassant pas 25 membres.
Lors d’une conférence de presse à Tunis, M. Fakhfakh a indiqué que le nouveau gouvernement serait fondé sur l’efficacité et l’efficience et « ouvert aux compétences nationales, aux jeunes talents et aux femmes ».
M. Fakhfakh a assuré qu’il opterait pour une méthodologie de travail basée sur la transparence et le rétablissement de la confiance dans les institutions de l’Etat, en se concentrant sur une ligne politique cohérente avec les résultats des élections, en faveur des valeurs de la révolution.
« L’approche devant être adoptée dans la formation du gouvernement, a-t-il insisté, sera concentrée sur la collaboration avec les partenaires sociaux ainsi que les parties issues des dernières élections autour d’un programme de gouvernance intégré pour le changement et la réforme ».
Selon M. Fakhfakh, « les concertations portant sur la composition gouvernementale ont déjà commencé afin de bénéficier de la plus large ceinture politique possible, impliquant toutes les parties qui convergent vers les valeurs incarnées par le président Kaïs Saïed lors du second tour présidentiel ».
Et de conclure que les partis Qalb Tounes (Cour de Tunisie), deuxième parti au parlement avec 38 députés ainsi que le Parti constitutionnel libre (PDL), qui compte 17 députés, ne participeront pas aux consultations pour former le prochain gouvernement.
M. Fakhfakh a argumenté ce choix par le fait que ces deux partis « ne sont pas dans la trajectoire des attentes des citoyens à cette étape, notamment après les élections de 2019, notamment les élections présidentielles ».
Cette décision, a-t-il expliqué, n’est pas synonyme d’exclusion, « car il doit toujours y avoir des partis dans l’opposition jouant un rôle très important dans la scène politique ».
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