Mahamat Idriss Deby Itno est le nouveau président du Tchad
Au Tchad, le conseil militaire de transition (CMT), dirigé par le général Mahamat Idriss Déby Itno, fils du président Idriss Déby décédé mardi des suites de blessures reçues au front contre les rebelles, a exprimé sa volonté de céder le pouvoir aux civils à l’issue d’une transition de 18 mois, tout en appelant à l’unité et au dialogue.
« MIDI EST MORT, VIVE MIDI »
Mardi dans la matinée, le porte-parole de l’armée tchadienne, le général Azem Bermandoa Agouna, a annoncé à la télévision nationale le décès du président Déby, au pouvoir depuis 30 ans.
Dans une autre déclaration, le général Agouna a précisé que le président défunt avait été blessé alors qu’il avait pris « la tête des opérations lors du combat héroïque mené contre les hordes terroristes venus de la Libye ». Il est décédé une fois rapatrié à N’Djamena, la capitale.

Le président tchadien Idriss Deby Itno (à gauche) assiste au dialogue intra-soudanais, le 10 octobre 2015 à Khartoum.(Xinhua archives)
Il s’agit du Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (FACT), une rébellion armée basée en Libye voisine, qui a fait une incursion au Tchad depuis le 11 avril, le jour du scrutin de l’élection présidentielle dont M. Déby a été déclaré vainqueur avec 79,32% des suffrages exprimés pour un sixième mandat.
Après avoir informé les Tchadiens du décès de leur président, le général Agouna a décrété la dissolution de l’Assemblée nationale et du gouvernement, et la mise en place d’un conseil militaire de transition (CMT) pour une durée de dix-huit mois.
Le CMT est dirigé par un fils de l’ex-président, le général Mahamat Idriss Déby Itno, 37 ans, que les Tchadiens commencent déjà à appeler MIDI (comme son feu père, Maréchal Idriss Déby Itno).
RETOUR AU POUVOIR CIVIL DANS 18 MOIS
Avec l’établissement du CMT, l’Assemblée nationale et le gouvernement tchadiens sont dissous, et une Charte de transition sera promulguée pour remplacer la Constitution, selon une déclaration du CMT, qui a également instauré un couvre-feu allant de 18H00 à 05H00 sur toute l’étendue du territoire national, et la fermeture des frontières jusqu’à nouvel ordre.
Le CMT a pour vocation « d’assurer la défense de notre cher pays dans cette situation de guerre contre le terrorisme et les forces du mal afin d’assurer la continuité de l’Etat », et « de nouvelles institutions républicaines seront mises en place à l’issue de la transition par l’organisation des élections », selon la même déclaration.
Dans la foulée, les membres du CMT ont été présentés. Le général Mahamat a choisi les chefs des forces de défense et de sécurité en place : quinze hauts-gradés au total, y compris lui-même. La plupart d’entre eux étaient aux côtés du président défunt lors des combats qui lui ont coûté la vie.
Au sein de la classe politique, des voix s’élèvent pour dénoncer la prise inconstitutionnelle du pouvoir par le CMT et une transition trop longue.
« Les forces de défense et de sécurité ont décidé, en toute lucidité et en toute responsabilité, de se mettre en première ligne. En mettant en place un conseil militaire de transition, les forces de défense et de sécurité ne cherchent nullement à s’accaparer du pouvoir », a précisé mardi soir à la télévision le vice-président du CMT, le général Djimadoum Tiraïna.
« Nous voudrions rassurer que les membres du conseil militaire de transition vont rendre le pouvoir à un gouvernement civil à l’issue des élections libres et démocratiques dans un délai de 18 mois », a-t-il réaffirmé.
APPEL A L’APAISSEMENT
Dans la déclaration de création du CMT, le général Mahamat a lancé « un appel au dialogue et à la paix » au peuple tchadien, qui « doit montrer son attachement à la paix, à la stabilité et à la cohésion nationale qui sont des valeurs sacrées pour le maréchal du Tchad (l’ex-président, ndlr) ».
Albert Pahimi Padacké, candidat d’opposition à la présidentielle arrivé deuxième avec 10,32% des suffrages exprimés, a également appelé à l’unité, à la cohésion et au pardon des cœurs, tout en présentant ses condoléances suite au décès de l’ex-président. Il a par ailleurs demandé aux acteurs politiques et à la société civile à « s’élever au-dessus des égoïsmes et des intérêts partisans pour une union sacrée dans l’intérêt du pays ».
Dans un communiqué de l’Elysée, la France, en prenant acte de la mise en place du CMT, insiste également sur une « transition pacifique » dans un « esprit de dialogue » qui devrait permettre le retour à « une gouvernance inclusive s’appuyant sur les institutions civiles ».
Le Tchad est un allié crucial de la France dans le Sahel pour la lutte contre le terrorisme. « Le Tchad perd un grand soldat et un président qui a œuvré sans relâche pour la sécurité du pays et la stabilité de la région durant trois décennies. La France perd un ami courageux », selon l’Elysée.
Pour les forces rebelles du FACT, qui « font route en ce moment même vers N’Djamena », « le Tchad n’est pas une monarchie. Il ne peut y avoir de dévolution dynastique du pouvoir », selon un communiqué du FACT publié mardi.
Le FACT a quitté sa base du sud de la Libye pour effectuer, depuis le 11 avril, une incursion dans le nord-ouest du Tchad. Après avoir traversé la province montagneuse du Tibesti (nord), les rebelles ont mené des combats violents avec l’armée tchadienne samedi dernier dans la province du Kanem (ouest), à quelque 300 kilomètres au nord de la capitale.
Selon un bilan fourni par l’armée, plus de 300 rebelles ont été tués au cours des accrochages au Kanem, alors que le FACT de son côté a affirmé avoir blessé l’ex-président samedi dernier.
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

