Le Niger attend la réponse de la Cédéao après l’expiration de son ultimatum
Le Niger attendait lundi la réponse de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) alors que la junte militaire qui a pris le pouvoir dans le pays a ignoré l’ultimatum visant à rétablir le président démocratiquement élu, Mohamed Bazoum, ce qui pourrait conduire le bloc africain à lancer une intervention militaire.
Cette réponse pourrait cependant se faire attendre, le porte-parole de la Cédéao, Emos Lungu, ayant déclaré lundi après-midi à Reuters que les pays membres de l’organisation régionale se réuniraient jeudi à Abuja, la capitale du Nigeria, pour un nouveau sommet.
La Cédéao avait auparavant indiqué qu’elle publierait un communiqué pour annoncer la prochaine étape de sa réponse au coup d’Etat au Niger, le septième en Afrique occidentale et centrale en trois ans.
La Cédéao a adopté un ton très ferme face à la junte qui a pris le pouvoir au Niger, un pays jugé important aussi pour les Etats-Unis, l’Europe, la Chine et la Russie au vu de ses richesses en pétrole et en uranium et du rôle central qu’il joue dans le conflit avec l’insurrection islamiste armée dans la région du Sahel.
Dimanche, alors que l’ultimatum de la Cédéao expirait, la junte au pouvoir au Niger a annoncé la fermeture, jusqu’à nouvel ordre, de l’espace aérien du pays, citant la menace croissante d’une intervention militaire.
A la suite de cette décision, Air France a annoncé la suspension de ses vols vers le Niger, mais aussi vers le Mali et le Burkina Faso – deux pays qui se sont dits prêts à soutenir militairement la junte nigérienne -, au moins « jusqu’au 11 août inclus ».
L’ultimatum de la Cédéao fait redouter l’émergence d’un nouveau conflit dans une région déjà aux prises à une crise alimentaire et à une insurrection qui a fait des milliers de morts et forcé des millions de personnes à fuir.
Lundi, le ministre italien des Affaires étrangères Antonio Tajani a appelé dans un entretien au journal La Stampa la Cédéao à prolonger la date butoir de son ultimatum.
(Rédigé par Alessandra Prentice, avec la contribution de Felix Onuah à Abuja et Alvise Armellini à Rome, Blandine Hénault et Tangi Salaün pour la version française, édité par Nicolas Delame)
Pourquoi soutenir Journal Chrétien ?
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Nos deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

