Les AVC en vitrine au Cameroun
La journée mondiale de lutte contre les Accidents Vasculaires Cérébraux s’est célébrée ce 29 Octobre sous le thème « Ensemble, nous pouvons vaincre l’AVC ». Au Cameroun, l’évènement était marqué par une série d’activités de sensibilisation diligentées par l’Association à but non lucratif, Azur Vigilance Cameroun.
C’est dans la ville de Douala que les activités relatives à l’édition 2023 de la journée mondiale de lutte contre les AVC se sont concentrées. En prélude à l’évènement, deux sensibilisations importantes ont été faites. D’abord, le 26 Octobre à la mairie de Douala 3e où les membres de AVIC, accompagnés d’un professionnel de la santé ont entretenu le personnel de cette municipalité sur les facteurs de risque de la maladie ; les signes avant-coureurs de l’AVC, la prévention et les bons gestes en cas de survenue de ce phénomène de santé, qu’il convient plutôt de considérer comme un «accident». Toujours dans cette dynamique de sensibilisation, le même discours a été porté le 28 Octobre aux jeunes adolescents admis à des cours d’éducation à la citoyenneté à la communauté urbaine de Douala. À cette étape comme à la précédente, la présidente de Azur Vigilance Cameroun, Alice Ekima et le Docteur Sinforian Kambou, ont insisté sur la difference entre un AVC ( Accident Vasculaire Cérébral) et un ACV( Accident Cardio Vasculaire).Il leur a particulièrement été recommandé de porter le message à leurs camarades et parents.

Enregistrement des élèves sensibilisés sur les AVC
Situation toujours précaire au Cameroun
La prise en charge des malades d’AVC reste onéreuse au Cameroun. Alors que la maladie continue à frapper toutes les une heure au moins une personne, les autorités publiques tardent à reconnaitre l’AVC comme un problème de santé publique comme le souhaite AVIC depuis sa création en 2011. L’ Association envisage d’ailleurs de porter un plaidoyer y relatif au parlement. Au cours de l’apothéose de la célébration dimanche de la journée mondiale de l’AVC qui a regroupé des professionnels de la santé, les malades et sympathisants, les spécialistes ont révélé que la prise en charge de l’AVC pour une durée d’hospitalisation de quinze jours reste très élevée, environ 28,4 fois le salaire minimum des camerounais.
Aussi, la responsable de Azur Vigilance Cameroun, reconnait qu’outre l’hospitalisation, les patients sont soumis à un traitement pas à la portée du patient à faible ou moyens revenus. Ceux jouissant des conditions sociales abordables, sont contraints de perdre leurs biens pour s’assurer une bonne prise en charge. Au regard d’un tel tableau sur l’AVC qui recrute ses victimes parmi les enfants, Jeunes, adultes et personnes âgées, le seul moyen pour ne pas rallonger la liste des patients est la prévention.
Ainsi, la causerie éducative organisée ce 29 Octobre, a été l’occasion pour les médecins de rappeler quelques facteurs de risque (obésité, sédentarité, l’hypertension artérielle…) tout en proposant des mesures préventives (exercices physiques, contrôle de la tension artérielle une fois par semestre, avoir une saine alimentation) et les gestes immédiats à observer lors d’une attaque( conduire le malade dans un service neurologique pour une prise ne charge immédiate, car , les séquelles de la crise sont minimes lorsque le patient est au plus trois heures après la survenue de l’Accident).
La causerie en elle-même portait sur la vessie neurologique. L’AVC peut toucher toutes les parties du corps du patient, même sa vessie, ont indiqué les spécialistes. Ces complications se traduisent généralement soit par une contraction de la vessie ou par une vessie hyper active, avec pour conséquence : une incontinence urinaire, ou une insuffisance rénale.
Nous avons choisi ce thème pour faire comprendre que l’AVC peut affecter tous les organes sans exception, le cas de l’appareil urinaire en est un fort exemple » a précisé Mme EKIMA.
Les échanges ont été riches, les participants mieux outillés pour barrer la voie à cette faucheuse. Aux malades, il leur est recommandé de continuer à observer les mesures afin d’éviter toute récidive.
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