Cameroun : des élections régionales sous haute tension !
Le président camerounais Paul Biya vient de convoquer le corps électoral pour les élections régionales qui auront lieu le 6 décembre. Et pourtant le MRC avait menacé de ne plus laisser passer ce type de « provocation »…
C’est par un décret présidentiel ce lundi 7 septembre, que le président Paul Biya a convoqué le collège électoral pour les élections régionales qui auront lieu le 6 décembre. Cette convocation s’est faite malgré les menaces du MRC (mouvement pour la renaissance du Cameroun, ndlr), et notamment de son leader Maurice Kamto qui avait exigé que soient d’abord satisfaits certains préalables :
- La modification du Code électoral qui en l’état ne lui paraît ni juste ni équitable ;
- La résolution de la crise au Nord-ouest et Sud-Ouest qui perdure depuis déjà quatre ans ;
Le Pr Maurice Kamto, arrivé deuxième –officiellement– lors de la dernière présidentielle en 2018, avait sommé le gouvernement camerounais et notamment le président Paul Biya, de ne pas céder à cette énième « provocation ». Dans une sortie musclée qu’il a adressée le 24 août dernier, il avait même parlé de manifestations géantes et de mot d’ordre de soulèvement populaire si jamais le chef de l’État s’entêtait vouloir à tout prix maintenir ces élections.
Dans la foulée, on a vu les thuriféraires de son parti défiler dans les médias et rappeler leur détermination à renverser le régime du RDPC (ndlr : parti au pouvoir). Ils ont promis de donner leur vie en chantant l’hymne national, si jamais la « tyrannie de cette dictature quadragénaire » décidait de s’abattre sur eux.

Décret portant convocation du corps électoral pour les régionales du 6 décembre. Source: prc.cm /CC-BY
À la suite de cette convocation du corps électoral, le MINAT (ministre de l’Administration territoriale) Paul Atanga Nji, a également tenu une conférence de presse musclée dans laquelle il menaçait, sans les citer, les militants du MRC. Il est précisément revenu sur les dispositions de la Loi qui encadrent les manifestations publiques, et a menacé quiconque les violerait. Il a rappelé que le Pr Maurice Kamto et ses acolytes (sans toujours les citer) avaient bénéficié de la gratitude du chef de l’État qui les avait libérés en octobre 2019, mais que cela ne les rendaient pas moins justiciables pour autant. Il a parlé de « rouleau compresseur du maintien de l’ordre », et a terminé avec l’un de ses proverbes dont il a le secret : « En tapant sur une ruche d’abeilles, vous savez ce qui vous attend lorsque vous ne pouvez pas fuir. »
Rappelons que l’élection des conseillers régionaux qui vient d’être programmée pour le dimanche 6 décembre 2020, sera la première du genre au Cameroun. Il s’agit de la suite du processus de décentralisation qui avait été entamé par le président Paul Biya, au même titre que la suppression des délégués du gouvernement et l’évènement des super-maires. Maurice Kamto n’a pas pris part aux élections législatives et municipales du 9 février dernier parce qu’il avait déjà posé comme condition, les même requêtes qu’il vient de reformuler et qui préparent le peuple camerounais à une éventuelle rébellion.
Ecclésiaste Deudjui
(+237) 696.469.637
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

