Cameroun/Covid-19 : l’autorisation du remède de Mgr Kleda contre le Covid-19 accueillie diversement
Autorisés à être mis sur le marché depuis le 8 juillet 2021Adsak Covid et élixir Covid suscitent des réactions diverses dans l’opinion publique.
Les remèdes pour soulager les malades du Covid-19 proposés par Mgr Samuel Kleda, archevêque de Douala et phytothérapeute, sont désormais validés comme « adjuvants au traitement » pour cette maladie pandémique. « Faisant suite à votre demande d’autorisation de mise sur le marché camerounais pour vos médicaments traditionnels améliorés dénommés « Adsak Covid, flacon et élixir Covid de 125 ml », j’ai l’honneur de vous faire connaître que votre dossier a reçu un avis favorable de la Commission nationale du médicament, réunie dans sa session du 17 au 19 mai 2021 », peut-on lire dans une correspondance de Manaouda Malachie, le Ministre de la Santé Publique à Mgr Kleda.
Autrement dit, ces produits complètent le protocole mis en place au Cameroun pour prendre en charge les personnes infectées par le coronavirus.
Mais depuis cette autorisation émise par le gouvernement camerounais dans une correspondance du 8 juillet 2021, est accueillie de manières diverses.
Le camerounais lambda, qui se montre sceptique au vaccin contre la covid-19, se félicite de la décision du gouvernement camerounais et souhaite qu’un accompagnement soit accordé à Mgr Kleda.
Du côté des scientifiques, les avis sont partagés. Certains estiment que « Adsak Covid, flacon et élixir Covid de 125 ml », font partie de la famille des « compléments alimentaires qui soulagent ».
De ceux-là, il y a Dr Sezanou, un médecin travaillant pour l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Mais aussi un pharmacien résidant à Yaoundé, Dr Augustin Fouda.
Pour le premier « le médicament de Mgr Samuel Kleda ne soigne pas le coronavirus. En sa qualité de médecin formé selon les principes modernes, il y a un protocole médical qu’il faut suivre pour soigner le coronavirus et venir à bout du virus de la Covid-19 ». Quant au deuxième « tous les médicaments, qui émanent de la pharmacopée traditionnelle africaine sont, ce qu’on appelle, en langage médical, des compléments alimentaires, y compris ceux du Mgr Kleda ». « L’ail, par exemple, est porteur de beaucoup de valeurs thérapeutiques pour compléter des soins médicaux, notamment pour ce qui est de l’hypertension artérielle », a-t-il illustré pour appuyer ses propos avant de conclure : « C’est exactement le cas pour le médicament créé par Mgr Samuel Kleda. Il est un complément alimentaire qui soulage, mais il ne soigne pas le coronavirus ».
Son de cloche divergent
Cependant, du côté de la direction de la pharmacie du ministère de la santé publique du Cameroun où siège la Commission nationale du médicament, le docteur Pauline Samba, pharmacienne, a indiqué qu’il faille s’en tenir à la correspondance adressée à Mgr Samuel Kleda, par le ministre de la Santé publique. « Une équipe de scientifiques qui travaille sur le sujet de la pharmacopée traditionnelle a donné son avis, ce qui a donné lieu à la validation de la commercialisation du produit », a-t-elle précisé. Et d’ajouter que la Commission nationale du médicament est dirigée par le docteur Mpondo, un des grands spécialistes au Cameroun des travaux de recherches sur les plantes médicinales.
Notons que malgré les avis contraires, Mgr Kleda est resté debout imperturbable. « Mes produits considérés comme adjuvants au traitement du Covid-19 viennent de recevoir une autorisation de mise sur le marché du ministre de la santé publique pour une période de trois ans. Je profite pour vous informer de ma disponibilité pour vos problèmes de santé et problèmes spirituels », a-t-il réagi sur sa page Facebook, le 17 juillet 2021.
Des résultats probants
À en croire Mgr Kleda, « la fusion n’est pas toxique et ne produit aucun effet secondaire. Aucun patient n’a jamais présenté de malaise après avoir pris le traitement ». C’est ce qu’il a fait savoir au cours d’un point de presse qu’il avait organisé le 14 septembre 2020.
Par ailleurs, il avait expliqué à cette occasion « qu’aucun décès n’a été enregistré parmi les patients qui ont pris son remède. « Même les patients sous assistance respiratoire ont été sauvés ».
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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