Cameroun : 70 jeunes détenus et torturés ont été libérés dans une école coranique à Ngaoundéré dans la région d’Adamaoua
À leur libération 24 mai 2022, les soixante-dix jeunes retrouvés enfermés dans une école coranique présentaient des traces visibles de sévices corporels.
Débat sur la fin de vie. Réagissez à l'interview du député Olivier Falorni au +33 0769138397 ou par email à l'adresse [email protected]
Selon la radio nationale, ils étaient retenus dans des conditions inhumaines dans cet établissement coranique transformé en centre de détention illégal au quartier 12 poteaux à Ngaondéré. Plusieurs d’entre eux ont déclaré avoir été régulièrement battus, enchaînés et affamés.
« J’ai passé un mois enchaîné dans cette chambre, sans voir le dehors. Je ne me suis pas lavé depuis que je suis arrivé ici », a déclaré l’un des captifs. Un autre de rétorquer : « On ne mangeait pas ici. Ils nous chicotaient, nous enchaînaient pendant que nos parents pensent que nous sommes à l’internat ».
À en croire cette source, ils ont été libérés lors d’une descente du gouverneur de l’Adamaoua, Kildadi Taguieke Boukar sur les lieux suite à une dénonciation anonyme et ont été soumis à des soins médicaux appropriés.
Le numéro de la région d’Adamaoua a saisi cette occasion pour dénoncer cet acte qui viole le respect des droits humains.
« Ce qui se passe ici est contre nature. C’est la privation de liberté. Nous condamnons les sévices. Nous sommes à l’ère de la liberté », at-il déclaré, à cet effet. Il a ordonné, séance tenante la fermeture de ce centre et le « maître » coranique a été placé en garde à vue. Il sera incessamment présenté au procureur.
Le prévenu aurait affirmé que ces enfants sont des délinquants ou des malades mentaux à lui confiés par les familles pour les « redresser », a-t-on appris. Une enquête a été ouverte pour faire la lumière sur cette affaire.
En rappel, la police avait libéré 69 garçons et 02 filles retenus captifs dans une école coranique, en 2015 au quartier Haoussa, à Ngaoundéré.
Vous aimez nos publications ? Engagez-vous !
Les systèmes politiques et médiatiques ont besoin que s'exercent des contre-pouvoirs. Une majorité de journaux, télévisions et radios appartiennent à quelques milliardaires ou à des multinationales très puissantes souhaitant faire du profit, privant les citoyens d’un droit fondamental : avoir accès à une information libre de tout conflit d’intérêt.Le Journal Chrétien, service de presse en ligne bénéficiant d’un agrément de la Commission paritaire des publications et agences de presse du Ministère de la Culture, assure un contre-pouvoir à l’ensemble des acteurs sociaux, en vérifiant les discours officiels, en décryptant l'actualité, en révélant des informations de première importance ou en portant le témoignage des dominés.