Emmanuel Macron appelle le RN à clarifier sa ligne sur l’antisémitisme, Bardella réplique
Emmanuel Macron a appelé mercredi le Rassemblement national, sans jamais le nommer, à « clarifier » sa ligne à la suite des accusations d’antisémitisme visant le président du RN, Jordan Bardella.
En visite d’Etat en Espagne, le président français a jugé « gravissimes et inacceptables » les propos imputés au dauphin de Marine Le Pen par le site d’investigation Mediapart.
« La lutte contre l’antisémitisme est une des priorités de la République, je l’ai constamment rappelé, parce qu’elle est existentielle à la République elle-même. Et donc jamais nous n’accepterons de propos antisémites, jamais », a déclaré le président français en réponse à une question sur cette controverse politique lors d’une conférence de presse commune avec le président du gouvernement espagnol Pedro Sanchez.
« Les propos qui ont été rapportés sont évidemment gravissimes et inacceptables et ils ne souffrent pas quelque commentaire que ce soit, ils appellent à la condamnation la plus extrême, car ça n’est pas la République », a réagi le chef de l’Etat.
« Ils impliquent que les responsables clarifient. C’est le rôle des responsables politiques, qu’ils clarifient la ligne, les mots et les gens qui, dans leur parti, peuvent prononcer telles choses », a souligné Emmanuel Macron, sans jamais citer Jordan Bardella.
Le président a en outre déploré « la violence langagière » du RN à l’encontre de Mediapart. Marine Le Pen, candidate du parti à l’élection présidentielle de 2027, a invité mardi le média, classé à gauche, à « enfiler son costard en Kevlar parce qu’il y aura évidemment une réponse à la manière dont ils se comportent ». Le fibre dite « Kevlar » entre dans la fabrication des gilets pare-balles.
LA SUITE « ARRIVE »
Mercredi, à la suite des propos d’Emmanuel Macron, le président du RN lui a répondu sur X en évoquant les témoignages de soutien à Israël après les attaques meurtrières du Hamas le 7 octobre 2023.
« Après le 7 octobre 2023, j’ai marché dans les rues de Paris, et me suis rendu en Israël. Pas lui », a-t-il écrit, en référence à la marche contre l’antisémitisme organisée le 12 novembre 2023 à Paris, et à laquelle le président de la République n’avait pas participé.
Le président du RN, âgé de 31 ans, a démenti lundi un article du site d’investigation l’accusant d’avoir tenu des propos antisémites dans des messages privés datant de plus d’une dizaine d’années, qualifiant ces allégations de « faux grossiers » et dénonçant une tentative de « déstabilisation ».
Dans son article publié en ligne, Mediapart dit avoir examiné des dizaines de messages privés datant de datant de 2013 à 2015 – correspondant aux premières années de Jordan Bardella au Front national, futur RN – aux accents antisémites et conspirationnistes.
Mediapart cite notamment un message attribué à l’actuel président du RN disant que « toutes les banques appartiennent à des juifs ».
Ces écrits présumés rompent avec la stratégie de « dédiabolisation » engagée de longue date par Marine Le Pen, candidate à l’élection présidentielle de 2027, pour mettre fin aux excès du parti cofondé par son père Jean-Marie Le Pen, décédé en janvier 2025, qui fut condamné pour racisme et antisémitisme.
L’avocat du RN et de Jordan Bardella, Me David Dassa-Le Deist, a annoncé des plaintes pour diffamation face à « un tissu de mensonges », ainsi que pour faux et usage de faux si des éléments écrits venaient à être publiés par le site.
Fabrice Arfi, co-responsable du pôle « enquêtes » de Mediapart, a défendu mercredi sur franceinfo des révélations documentées. « La suite (…) arrive », a-t-il dit.
« On ne va pas mettre la réputation du journal en jeu sur des informations aussi sensibles, si nous ne sommes pas sûrs à 200% », a-t-il plaidé, évoquant des mails et des « conversations privées sur des plateformes comme Facebook et Messenger ».
(Benjamin Mallet et Sophie Louet)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
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Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

