Le président de la Fifa, Gianni Infantino, organise une réunion de crise au Maroc
Le président de la Fifa, Gianni Infantino, devait tenir mercredi au Maroc une réunion de crise avec les hauts responsables de l’instance dirigeante du football mondial pour tenter de consolider sa position après l’échec de son projet visant à céder une partie des droits commerciaux de la Coupe du monde.

Football – Coupe arabe – Groupe C – Arabie saoudite contre Jordanie – Stade Education City, Al Rayyan, Qatar – 1er décembre 2021. Le prince Ali bin Hussein, président de la Fédération jordanienne de football, est aperçu dans les tribunes aux côtés du président de la FIFA, Gianni Infantino. REUTERS/Ibraheem Al Omari
Gianni Infantino est sous le feu des critiques depuis qu’il a présenté sa proposition de créer une nouvelle entité chargée d’organiser les compétitions de la Fifa – dont la Coupe du monde – et d’en céder environ 20% pour lever jusqu’à 4,2 milliards de dollars. Joshua Kushner, le frère du gendre de Donald Trump, figurait parmi les investisseurs privés liés à ce projet.
L’annonce de l’abandon du projet, vendredi, n’a pas calmé ses détracteurs, notamment l’instance dirigeante du football européen, l’UEFA, qui a accusé la Fifa de vendre « l’âme » du football et déclaré ne plus avoir confiance en Gianni Infantino.
La controverse intervient à un moment délicat pour le dirigeant, âgé de 56 ans, qui a annoncé en avril son intention de briguer un quatrième mandat à la tête de la Fifa et dont la réélection lors d’un congrès qui se tiendra au Maroc en mars 2027 semblait acquise il y a deux mois.
La réunion de mercredi au siège africain de la Fifa, dans la ville marocaine de Salé qui fait face à la capitale Rabat, doit en premier lieu garantir à Gianni Infantino qu’il reste en poste au moins jusqu’à l’élection.
À court terme, sa principale préoccupation est en effet d’éviter la convocation d’un Congrès extraordinaire, lequel serait déclenché si au moins 43 associations membres de la Fifa en faisaient officiellement la demande par écrit.
Selon un article publié lundi dans The Times, l’UEFA, la CONCACAF – qui administre le football en Amérique du Nord, en Amérique centrale et dans les Caraïbes – et la Confédération asiatique de football (AFC) sont déterminées à contraindre Gianni Infantino à quitter ses fonctions en paralysant la Fifa, voire en lançant leurs propres compétitions s’il refuse de partir.
LA BASE D’UN POUVOIR CONSTRUITE HORS D’EUROPE
Cinq fédérations européennes ont officiellement retiré leur soutien à Gianni Infantino et le secrétaire général de la Fifa, le Suédois Mattias Grafström, a pris ses distances avec lui en déplorant mardi une « triste et répréhensible série d’événements » ayant conduit à l' »abandon définitif » du projet.
Ses propos ont fait écho à ceux du directeur des opérations de la Fifa, Kevin Lamour, qui a déclaré la semaine dernière que le personnel de la fédération avait été « trompé » au sujet de ce qu’il a qualifié de « projet d’un seul homme ».
Carlos Cordeiro, conseiller principal de Gianni Infantino, a en outre démissionné la semaine dernière en signe de protestation contre ce projet.
Gianni Infantino passe la semaine au Maroc, pays qui co-organisera la prochaine Coupe du monde en 2030 et dont la fédération de football a déjà annoncé qu’elle continuait à le soutenir.
Les fédérations du Qatar, du Koweït, du Liban et du Sri Lanka ont elles aussi jusqu’à présent réaffirmé publiquement leur soutien au dirigeant italo-suisse, à la tête de la Fifa depuis 2016 et qui souhaite rester en fonction jusqu’en 2031.
Il a en outre reçu mardi l’appui de plusieurs fédérations africaines influentes : Egypte, Niger, Mauritanie ou encore République démocratique du Congo.
Comme ses deux prédécesseurs à la présidence de la Fifa, Joao Havelange et Sepp Blatter, Gianni Infantino a construit sa base de pouvoir en dehors de l’Europe, où les fédérations les moins fortunées dépendent des financements de la Fifa pour assurer leur fonctionnement, nourrissant ça et là des soupçons de clientélisme.
211 ASSOCIATIONS VOTERONT EN 2017
C’est auprès de ces associations que son projet controversé a été défendu, avec la promesse d’un versement compris entre 20 et 40 millions de dollars dès le début de l’année prochaine pour chaque fédération nationale soutenant le dispositif.
Les principaux dirigeants du football africain ont adressé des messages de soutien à Gianni Infantino, qui cherche à obtenir l’appui des 54 membres du continent, mais la Confédération africaine de football (CAF) n’a pas encore pris position.
Le nombre de fédérations ayant pris publiquement position demeure limité alors que 211 associations nationales voteront lors du Congrès de mars 2017.
Les adversaires de Gianni Infantino devront désormais trouver, avant la date limite du 18 novembre pour le dépôt des candidatures à l’élection présidentielle de la Fifa, une personnalité capable de répondre aux attentes des fédérations les plus modestes tout en rassemblant également les associations plus prospères des bastions historiques du football.
S’ils gardent l’espoir d’évincer Gianni Infantino, c’est aussi parce qu’ils sont persuadés de pouvoir s’appuyer sur les controverses nées de l’organisation de la dernière Coupe du monde en Amérique du Nord et notamment des liens qu’il a entretenus avec le président américain, Donald Trump.
(Reportage Rohith Nair, Ian Ransom, Tim Hart et Suramya Kaushik, rédigé par Nick Mulvenney, version française Benjamin Mallet, édité par Sophie Louet)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

