Valéry Giscard d’Estaing, « l’ex » s’en est allé
PARIS (Reuters) – L’ancien président Valéry Giscard d’Estaing, qui s’est éteint mercredi à l’âge de 94 ans, restera associé aux couleurs acidulées de la France des années 1970 que ce centriste doublé d’un Européen convaincu dirigea de 1974 à 1981.
Admis en septembre dernier à l’hôpital Georges-Pompidou, à Paris, celui que nombre de Français surnommaient simplement « Giscard » avait de nouveau été hospitalisé à Tours en novembre.
Né le 2 février 1926 à Coblence (Allemagne), l’homme qui voulait « regarder la France au fond des yeux » avait une sorte de prédestination au pouvoir, due à sa lignée de hauts fonctionnaires et de parlementaires, à sa formation – polytechnique et l’ENA – et à son esprit, décrit comme brillant par ses contemporains.
Il n’a pas encore 30 ans, en 1956, lorsqu’il est élu pour la première fois député du Puy-de-Dôme, terre d’élection de son aïeul, puis devient secrétaire d’Etat aux Finances en 1959, dans les premiers mois de la Ve République.
Promu ministre en 1962, Valéry Giscard d’Estaing acquiert une réputation de technicien, excellent connaisseur de la chose économique, et se ménage une place à part dans le dispositif gaullien, ni vraiment affidé ni ouvertement rebelle.
A l’exception d’une brève traversée du désert, de 1966 à 1969, sa carrière se déroule selon un plan parfaitement exécuté, qui l’emmène à l’Elysée en 1974 après le ralliement de plusieurs dizaines de gaullistes sous la conduite de Jacques Chirac et un débat réussi face à François Mitterrand.
« Vous n’avez pas le monopole du coeur », lance-t-il à son adversaire socialiste lors du débat télévisé d’entre-deux-tours, premier du genre.
C’est l’époque de la France insouciante, qui veut encore croire en une croissance éternelle, et c’est l’époque du Giscard triomphant, qui s’affiche sans pompe sur sa photographie officielle, en short sur un terrain de football et en maillot de bain sur une plage.
MAJORITÉ À 18 ANS
Ennemi déclaré des archaïsmes, il fait voter la légalisation de l’avortement, avec Simone Veil à la manoeuvre, le divorce par consentement mutuel, l’abaissement de la majorité à 18 ans et la généralisation de la mixité dans les écoles.
Le chef de l’Etat se déploie aussi sur la scène internationale en accueillant à Rambouillet une réunion du G6 – le futur G7 – ou en mettant en scène son amitié avec le chancelier allemand Helmut Schmidt. Tous deux contribuent à lancer le système monétaire européen (SME) en 1979 et à instaurer l’élection des députés au parlement européen.
Entamé sous le signe du renouveau, le septennat connaît rapidement de mauvais jours. Le chômage grimpe après le choc pétrolier de 1973, Jacques Chirac claque la porte de Matignon et l’image du président moderne s’effrite pour laisser la place à celle du monarque républicain, trahi par ses manière de grand bourgeois, le chuintement dans sa voix et sa cordialité perçue comme hautaine.
Et, le 10 octobre 1979, le Canard enchaîné publie un article sur une plaquette de bijoux d’un million de francs offert à Valéry Giscard d’Estaing alors qu’il était ministre des Finances par le dirigeant centrafricain Jean-Bedel Bokassa.
Cette affaire contribue à son échec face à François Mitterrand dans la course à l’Elysée en 1981.
Travailleur acharné, anglophile et Européen convaincu, Valéry Giscard d’Estaing revient sur le devant de la scène en 1992 en militant activement pour le « oui » lors de la campagne sur le référendum de Maastricht.
L’Europe le fait de nouveau sortir du bois en 2001, à l’âge de 75 ans, pour superviser la rédaction d’une Constitution européenne, restée à l’état de projet après son rejet par référendum, en 2005.
En 2003, celui qui a publié des livres sur le pouvoir ainsi que quelques romans est élu à l’Académie française au fauteuil de Léopold Sédar Senghor.
Rare en public à la fin de sa vie, lui qui voulait moderniser le pays est caricaturé en vestige ambulant d’un monde révolu, pièce du musée de la Ve République.
« Il est resté figé dans un passé qui devient de plus en plus lointain. Giscard est aussi exaspérant qu’il peut être séduisant et brillant », résume le chiraquien Jean-Louis Debré dans son livre « Ce que je ne pouvais pas dire », publié en 2016.
(Elizabeth Pineau et Simon Carraud)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
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Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

