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UE: Les Vingt-Sept s’entendent sur leur objectif climatique à l’horizon 2040

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BRUXELLES (Reuters) – Les Vingt-Sept se sont entendus sur un objectif climatique visant à une réduction nette des émissions de gaz à effet de serre d’au moins 90% d’ici 2040 par rapport à 1990, mais avec une certaine flexibilité, a annoncé mercredi la présidence danoise de l’Union européenne (UE).

Lors d’un vote public, les ministres ont approuvé l’objectif de 90% proposé par la Commission européenne, tout en permettant aux Etats membres d’acheter des crédits carbone à l’étranger pour couvrir jusqu’à 5% de cet objectif, a déclaré le ministre danois du Climat, Lars Aagaard, qui présidait les discussions.

L’objectif de décarbonation des industries européennes ne serait donc que de 85%, un abaissement de dernière minute des ambitions européennes alors que doit se tenir à partir de jeudi la conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP30) à Belém, au Brésil.

Pour convaincre les pays réticents, l’UE a également accepté d’envisager à l’avenir la possibilité d’utiliser des crédits carbone internationaux pour atteindre 5% supplémentaires des réductions d’émissions prévues pour 2040.

En outre, les Vingt-Sept sont convenus d’un objectif de réduction des émissions de 66,25 à 72,5% pour 2035.

Les Nations unies ont requis aux gouvernements du monde en entier de soumettre leurs plans climatiques pour 2035 avant la COP30.

RÉACTION FACE À DES OBJECTIFS AMBITIEUX

Fixer un objectif climatique ne consiste pas seulement à choisir un chiffre, c’est une décision politique qui a des conséquences profondes pour le continent », a déclaré Lars Aagaard.

« C’est pourquoi nous avons également travaillé pour garantir que cet objectif puisse être atteint tout en préservant la compétitivité, l’équilibre social et la sécurité. »

Afin de convaincre les pays membres sceptiques à l’égard des ambitions climatiques européennes, l’UE a également accepté d’assouplir certaines de ses politiques environnementales controversées, en reportant notamment d’un an, à 2028, le lancement du futur marché européen du carbone.

Des pays tels que la Pologne, la Slovaquie et la Hongrie se sont simplement opposés à l’objectif climatique à horizon 2040, arguant qu’il nuirait à la compétitivité des industries.

Le soutien de 15 des 27 Etats membres était nécessaire à l’adoption du plan.

Cet accord de dernière minute permet à l’UE de ne pas se rendre à la COP30 les mains vides, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, rencontrant d’autres dirigeants à Belém dès jeudi.

Les négociations de la COP30 mettront à l’épreuve la volonté des grandes économies de continuer à lutter contre le changement climatique malgré l’opposition du président américain Donald Trump.

Lors des précédentes COP, Bruxelles s’est enorgueillie d’avoir mené les efforts internationaux pour lutter contre le changement climatique.

L’UE, dont les politiques de réduction des émissions carbones sont parmi les plus ambitieuses au monde, s’est confronté ces derniers mois aux doutes des industries et des gouvernements quant à la mise en œuvre de mesures climatiques, parallèlement aux priorités européennes en matière de défense et d’industrie.

DEMANDES DE FLEXIBILITÉ

La Commission européenne avait initialement proposé un objectif de réduction des émissions de 90%, avec une part maximale de 3% de crédits carbone. Cet objectif visait à maintenir l’UE sur la bonne voie pour atteindre ses objectifs juridiquement contraignants de réduction des émissions nettes de 55% d’ici 2030 et de zéro émission nette d’ici 2050.

Des conseillers scientifiques indépendants ont déclaré qu’un objectif de 90% aurait été conforme aux données scientifiques. Ils avaient également déconseillé l’achat de crédits carbone étrangers, qui, selon eux, détourneraient les investissements indispensables des industries européennes.

Des pays comme la France et le Portugal avaient demandé une flexibilité de 5% sur les crédits carbone, tandis que d’autres, comme la Pologne et l’Italie, en demandaient 10%.

L’Espagne et les Pays-Bas faisaient notamment parti des pays opposés à un assouplissement supplémentaire de l’objectif européen, ont déclaré des diplomates européens à Reuters.

Dans un communiqué, Greenpeace a qualifié d' »insuffisant » l’accord pris par l’UE.

« Une réduction de 90% n’aurait déjà pas suffi à rendre la contribution de l’UE équitable face à l’urgence climatique mondiale. Mais en autorisant un système de ‘blanchiment carbone’ à l’étranger pour atteindre ce chiffre nominal, la véritable ambition de l’UE est bien plus faible », a déclaré Thomas Gelin, chargé de campagne Climat pour Greenpeace UE.

L’organisation non-gouvernementale déplore également que les Vingt-Sept ne se soient pas accordés sur un accord ferme pour 2035.

La fourchette précédemment convenue de 66,25% à 72,5% de réduction des émissions pour 2035 est « incompatible avec une trajectoire crédible vers la réduction de 90% proposée pour 2040 », estime Greenpeace.

(Kate Abnett, Inti Landauro et Benoit Van Overstraeten, version française Tangi Salaün et Etienne Breban, édité par Augustin Turpin)

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