Trump déverse menaces et rage à l’Onu, sauf à l’égard d’Israël
NATIONS UNIES (Reuters) – Le président américain Donald Trump a déversé un flot de menaces et de colère mardi devant l’Assemblée générale des Nations unies, s’en prenant tour à tour aux pays qui encouragent l’immigration et la transition énergétique ou encore à la Russie en raison de la guerre en Ukraine, tout en réaffirmant son soutien inconditionnel à Israël.
Au lendemain de la reconnaissance de l’Etat de Palestine par une dizaine de pays occidentaux, dont la France, la Grande-Bretagne et le Canada, Donald Trump a une nouvelle fois présenté cette initiative diplomatique comme une « trop grande récompense » pour le Hamas.
Il a affirmé que la libération immédiate de tous les otages encore détenus par le groupe islamiste était le seul moyen de mettre fin au conflit, sans s’étendre davantage sur le sujet ni évoquer l’après-guerre.
« Nous devons arrêter la guerre à Gaza immédiatement. Nous devons immédiatement négocier la paix », a-t-il dit au cours d’un discours de près d’une heure.
Virulent, Donald Trump a sévèrement critiqué l’Onu, qu’il a accusée de ne l’avoir soutenu dans aucun de ses efforts de paix, tout en revendiquant avoir mis fin à lui seul à sept conflits et sauvé « des millions de vies » grâce à ses médiations entre la Thaïlande et le Cambodge, l’Inde et le Pakistan, ou encore le Rwanda et la République démocratique du Congo depuis son retour à la Maison blanche.
Le président américain a redit sa déception que son « excellente relation personnelle » avec son homologue russe Vladimir Poutine ne lui ait pas permis de mettre fin au conflit en Ukraine, alors qu’il pensait que c’était « le plus facile à résoudre ».
Il a menacé la Russie de nouveaux droits de douane si elle ne cesse pas son invasion de l’Ukraine, quand bien même le commerce entre les deux pays est pratiquement inexistant, ce qui ne devrait pas trop inquiéter Moscou.
HARO SUR L’IMMIGRATION ET L’ÉCOLOGIE
Donald Trump a surtout assorti cette énième menace de conditions qui la rendent inopérante, comme l’exigence que les pays européens adoptent exactement les mêmes sanctions que les États-Unis à l’encontre de la Russie ou des pays qui, selon Donald Trump, financent la guerre en achetant du pétrole russe : la Chine et l’Inde.
« Si la Russie n’est pas prête à conclure un accord pour mettre fin à la guerre, les États-Unis sont tout à fait disposés à imposer une série de droits de douane très élevés, qui mettraient fin à l’effusion de sang, je pense, très rapidement », a-t-il affirmé.
Mais pour que ces mesures soient efficaces, « les nations européennes, vous tous qui êtes réunis ici, devraient se joindre à nous pour adopter exactement les mêmes mesures ».
Donald Trump devait s’entretenir un peu plus tard dans la journée avec le président ukrainien Volodimir Zelensky.
Dans un discours d’une heure devant un parterre de dirigeants étrangers, Donald Trump a vanté la grandeur et la puissance des États-Unis, affirmant que son pays vit son plus grand âge d’or grâce à ses politiques économiques et de lutte contre l’immigration.
Se présentant en sauveur du monde, il a appelé avec insistance les autres pays – en particulier européens – à adopter la même fermeté à l’égard des immigrés, qu’il a assimilés dans leur ensemble à des criminels et qu’il s’est félicité d’expulser massivement et de dissuader de continuer à venir aux États-Unis.
« Cela détruit vos pays », a-t-il lancé aux autres dirigeants présents dans la salle. « Vous devez faire quelque chose à ce sujet sur la scène internationale. »
Le président américain s’est montré tout aussi vindicatif à l’égard des politiques de transition énergétique, présentant une nouvelle fois le changement climatique comme une « escroquerie » destinée selon lui à fragiliser les pays industrialisés.
Affirmant qu’il ne peut y avoir de prospérité sans énergies fossiles, il a accusé la Chine de vendre des éoliennes tout en utilisant chez elle le charbon et le nucléaire pour produire de l’électricité. Seule l’Allemagne, à laquelle il a fait crédit d’avoir réduit son soutien aux énergies vertes ces dernières années, a eu droit à un satisfecit de sa part.
(Reportage de Gram Slattery et Michelle Nichols ; version française Tangi Salaün, édité par Nicolas Delame)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
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Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

