Tout ce que vous devez savoir sur le déconfinement en France
Voici tout ce que vous devez savoir sur le déconfinement qui débutera lundi en France. Les principaux points ont été détaillés lors d’une conférence de presse présidée par le Premier ministre Edouard Philippe à Matignon.
Le gouvernement français a détaillé jeudi son plan de déconfinement qui doit permettre à partir de lundi de desserrer l’étau en vigueur de manière inédite en France depuis deux mois.
CARTE DE LA FRANCE, « ROUGE » ET « VERT »
Les régions d’Ile-de-France, des Hauts-de-France, de la Bourgogne et du Grand-Est restent en « rouge » sur la carte sanitaire sur laquelle le gouvernement français se base pour la levée du confinement.
Le choix de la couleur dépend de trois indicateurs : celui de la « circulation active du virus », mesurée par les passages aux urgences pour une suspicion de COVID-19, de la tension hospitalière et de la capacité en matière de tests virologiques, a précisé le ministre de la Santé Olivier Véran, selon qui « la France est prête pour tester massivement, la capacité de dépistage est au niveau des besoins exprimés ».
Dans ces conditions, la région Ile-de-France et Mayotte feront l’objet d’une vigilance accrue dans les prochains jours et les prochaines semaines avec une « discipline renforcée ».
ECOLES
Rentrée de « tous les professeurs des écoles » lundi avant celle des élèves le lendemain – ou le surlendemain si nécessaire. Les niveaux de grande section de maternelle, le CP et le CM2 seront privilégiés et les élèves en situation de handicap, « les enfants de personnel soignant » et les « enfants identifiés comme décrocheurs » seront prioritaires.
Comme prévu, afin de limiter le risque de contamination, les groupes ne dépasseront pas 15 élèves en école primaire et 10 à l’école maternelle.
Selon le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer, entre 87 et 90% des communes ont préparé la rentrée pour la semaine prochaine et 80 à 85% des 50.500 écoles de France ont déclaré ouvrir la semaine prochaine.
« Nous aurons donc un peu plus d’un million d’élèves qui reviendront dans leurs classes et il y aura pour les accueillir environ 130.000 professeurs », a-t-il déclaré.
Les collèges pourront quant à eux rouvrir le 18 mai dans les départements classés « verts », mais resteront fermés en zone rouge.
TRANSPORTS
Dans les transports publics, le port du masque sera obligatoire pour tout usager âgé de 11 ans et plus, sous peine d’une amende de 135 euros.
Des masques seront distribués gratuitement par l’Etat dans les premiers jours du déconfinement la semaine prochaine pour les personnes qui n’auraient pas pu en acquérir.
Les réservations TGV et Intercités seront obligatoires avec des modalités adaptées suivant le type de train. Leur taux d’occupation sera lui plafonné à 50 % du total des places.
En Ile-de-France, l’accès aux transports en commun sera réservé aux heures de pointe aux personnes détenant une attestation de leur employeur ou ayant un motif impérieux (santé, convocation de justice ou pour accompagner des enfants). L’éxécutif promet une tolérance « pour les premiers jours ».
DEPLACEMENTS
L’attestation de sortie, que chaque Français devait être en mesure de montrer depuis le 17 mars, prendra fin lundi.
Au-delà de 100 km à vol d’oiseau autour du lieu de résidence habituel, les déplacements ne seront autorisés que pour motif professionnel ou familial impérieux (deuil, aide à une personne vulnérable, etc.) et une nouvelle attestation sera publiée, a déclaré le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner. Cette limite de 100 km ne s’applique que si l’on quitte son département de résidence, a-t-il précisé.
COMMERCES
Comme prévu, l’ensemble des commerces, à l’exception des cafés, restaurants et bars, rouvriront leurs portes lundi prochain. Au total, a précisé le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire, ce sont 400.000 entreprises représentant 875.000 emplois qui vont redémarrer.
Les centres commerciaux, même ceux dont la superficie dépasse les 40.000 mètres carrés, pourront rouvrir sauf en Ile-de-France.
RASSEMBLEMENTS
Les rassemblements de plus de dix personnes sont interdits jusqu’au 2 juin, date à laquelle l’exécutif pourra décider de revoir le seuil à la hausse en cas d’évolution positive de l’épidémie. Les événements rassemblant plus de 5.000 participants restent eux interdits jusqu’en septembre.
PLAGES
Réclamée par de nombreux élus du littoral, la réouverture des plages se fera au cas par cas, a indiqué Edouard Philippe. « Nous avons pris la décision de faire en sorte que le principe demeure la fermeture des plages mais qu’à la demande des maires et sur présentation d’un cahier des charges permettant de garantir un usage compatible avec la sécurité sanitaire, le préfet puisse les autoriser à rouvrir la plage », a-t-il précisé.
« Tous les territoires ne se ressemblent pas : on peut imaginer que les plages de galet comme au Havre qui sont très vastes n’aient pas exactement le même régime d’occupation que les petites criques sablonneuses dans le sud de la France », a ajouté le Premier ministre.
PERSONNES VULNERABLES
L’exécutif a confirmé qu’il n’y aurait pas de confinement obligatoire pour les « personnes vulnérables » mais le Premier ministre les a appelées à respecter « des règles de prudence très strictes » face au coronavirus.
PRIME POUR LES PERSONNELS DES EHPAD
Le gouvernement a annoncé qu’il allait débloquer « 475 millions d’euros de crédits supplémentaires » pour les Ehpad, en première ligne dans la lutte contre l’épidémie de coronavirus, et précisé que les personnels de ces établissements toucheraient une prime allant de 1.000 à 1.500 euros.
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

