Tennis/Roland-Garros: Qualifiée pour sa troisième finale consécutive, Swiatek défiera Paolini
par Vincent Daheron
PARIS (Reuters) – La numéro un mondiale Iga Swiatek disputera la finale de Roland-Garros pour la troisième année consécutive après sa victoire en demi-finales, jeudi, face à la troisième mondiale Coco Gauff (6-2, 6-4 en 1h36).
Pour décrocher un quatrième sacre sur la terre battue parisienne et un troisième de rang, elle devra battre l’Italienne Jasmine Paolini, qualifiée pour sa première finale en Grand Chelem grâce à son succès sur la Russe Mirra Andreeva (6-3, 6-1 en 1h13).
« On a joué l’une contre l’autre il y a longtemps, je dois me préparer du point de vue tactique, et voir à quoi ressemble son jeu aujourd’hui », a déclaré Iga Swiatek en conférence de presse. « Ce qui est certain, c’est que c’est sa meilleure saison en ce moment. »
En quête samedi d’un cinquième titre du Grand Chelem, la Polonaise de 23 ans a empoché rapidement la première manche avant de remporter cinq des six derniers jeux dans la seconde malgré un break de retard.
« C’était intense. Dans le deuxième set, on s’est breakées l’une et l’autre mais je suis contente d’avoir conservé ma tactique », a-t-elle déclaré sur le court après son succès.
Défaite pour la troisième année de suite à Roland-Garros par Iga Swiatek, dont la finale 2022, Coco Gauff a été poussée à la faute (39 fautes directes) par l’agressivité de son adversaire.
« J’ai fait des erreurs sur les balles courtes. Pour la plupart, j’avais la bonne idée mais j’ai juste fait trop de fautes », a-t-elle admis en conférence de presse.
L’Américaine de 20 ans, victorieuse de l’US Open 2023, a perdu sa onzième rencontre en douze confrontations face à sa rivale. Au début du deuxième set, elle a laissé échapper quelques larmes après avoir contesté une décision de l’arbitre de chaise.
« J’étais submergée par tout ça. Quand vous jouez contre elle, chaque point compte. Habituellement, je ne me frustre pas trop sur les décisions mais c’était une accumulation de tout ce qu’il se passait à ce moment », a expliqué Coco Gauff.
Hormis une frayeur au deuxième tour face à la Japonaise Naomi Osaka (7-6, 1-6, 7-5), où elle s’est imposée malgré une balle de match en sa défaveur, Iga Swiatek a passé seulement 40 minutes sur le court en huitièmes de finale pour éliminer Anastasia Potapova (6-0, 6-0) puis 1h02 en quarts pour écarter Marketa Vondrousova (6-0, 6-2).
Victorieuse des tournois de Madrid et de Rome en préparation, elle a remporté son 18e match de suite sur terre battue et peut succéder à la Belge Justine Henin, dernière joueuse à avoir remporté trois Roland-Garros consécutifs (2005, 2006 et 2007).
Dans la deuxième demi-finale, Jasmine Paolini a fait parler son expérience (28 ans) pour dominer Mirra Andreeva (17 ans), plus jeune demi-finaliste en Grand Chelem depuis Martina Hingis à l’US Open 1997.
« Je suis vraiment heureuse. C’est un sentiment fantastique d’être en finale d’un Grand Chelem », a-t-elle dit en conférence de presse. « Je ne sais pas, ça me paraît impossible mais c’est la réalité. Donc je suis vraiment heureuse. »
La 15e mondiale s’est imposée en deux sets pour devenir la troisième Italienne de l’ère Open (1968) à atteindre la finale de Roland-Garros – après Francesca Schiavone (victorieuse en 2010, finaliste en 2011) et Sara Errani (finaliste en 2012) – et la première en Grand Chelem depuis la victoire de Flavia Pennetta à l’US Open 2015 face à sa compatriote Roberta Vinci.
« Je regardais les autres Italiennes et celles qui gagnaient les Grands Chelems. Mais me mettre à cette place-là, c’était difficile, a poursuivi celle qui est originaire de Toscane. « Je le souhaitais. Mais c’est quelque chose de totalement fou. Je suis heureuse et surprise en même temps. »
Grâce à son parcours, Jasmine Paolini sera « au pire » 7e mondiale à l’issue du tournoi, son meilleur classement WTA en carrière.
(Reportage de Vincent Daheron, édité par Sophie Louet)
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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