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Retraites: « Il ne faut pas lâcher », disent les syndicats à nouveau mobilisés

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par Elizabeth Pineau

PARIS (Reuters) – Une partie des Français était de nouveau mobilisée mardi contre le projet de réforme des retraites du gouvernement d’Elisabeth Borne lors d’une journée aux allures de test pour les syndicats, au lendemain du début de l’examen du texte à l’Assemblée nationale dans une ambiance tendue.

Pour cette troisième journée de contestation nationale, et avant un nouvel opus samedi, les perturbations semblaient moindres dans les transports et la fonction publique notamment, même si les cortèges étaient encore nombreux partout en France.

D’après le ministère de l’Intérieur, 757.000 personnes ont manifesté dans le pays, dont 57.000 à Paris.

« Il ne faut pas lâcher », a exhorté le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, avant le départ du cortège parisien. « Emmanuel Macron en fait une affaire personnelle. Il se décrédibilise face aux citoyens de ce pays. Il essaie de faire peur à l’opinion. »

L’intersyndicale doit se réunir dans la soirée pour faire le point sur la mobilisation, qui avait atteint plus d’un million de manifestants à travers la France selon les autorités et plus de deux millions selon les syndicats lors des deux précédentes journées d’action, les 19 et 31 janvier.

« La prochaine étape, c’est clairement samedi prochain avec une mobilisation qu’on souhaite populaire, massive, festive », a dit le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, lui aussi présent à la manifestation parisienne. A ses yeux, « c’est une folie démocratique de rester sourd » à cette contestation.

TAUX DE GRÉVISTES EN BAISSE

Dans les transports, le trafic était « fortement perturbé » à la RATP et à la SNCF avec un taux de grévistes néanmoins en baisse par rapport à la précédente journée de mobilisation. Selon le syndicat Sud-Rail, le taux de cheminots grévistes était à la mi-journée de 25% (36,5% le 31 janvier), avec un pic à 57% chez les conducteurs de train.

Chez EDF, le taux de grévistes s’élevait à la mi-journée à 30,3% de l’effectif global, contre 40,3% lors de la journée de mobilisation du 31 janvier. Chez Engie, ce taux était de 24,6% chez les employés de la branche industries électriques et gazières (IEG), contre 40% le 19 janvier et de 34,3% le 31.

Dans l’enseignement, la mobilisation était moindre aussi alors qu’une partie du pays est en vacances d’hiver. Selon les chiffres publiés à la mi-journée par le ministère de l’Education nationale, le taux de grévistes s’élevait en moyenne à 12,87% contre 23,52% la semaine dernière.

Dans la fonction publique d’État, le ministère dénombrait 11,4% de grévistes à la mi-journée, contre 19,4% le 31 janvier, et 28% le 19.

Du côté des raffineries, Force Ouvrière a avancé des chiffres de 75% à 80% de grévistes à Flandres-Dunkerque, Feyzin et Donges, où l’expédition de produits pétroliers est d’après le syndicat interrompue pour 48 heures.

TotalEnergies a de son côté annoncé un chiffre de 56% de grévistes et confirmé que les expéditions au départ de ses sites en France étaient interrompues au moins ce mardi.

BATAILLE À L’ASSEMBLÉE NATIONALE

Outre la mobilisation dans la rue, la bataille contre la réforme de retraites se joue aussi à l’Assemblée nationale où l’examen du projet de loi de financement rectificative de la Sécurité sociale qui la porte a commencé lundi dans un climat houleux face à l’opposition de l’ensemble des partis de gauche et du Rassemblement national.

L’issue des débats sur cette réforme impopulaire – 70% des Français y sont opposés selon les sondages – est incertaine alors que le camp présidentiel, qui n’a pas la majorité absolue au Palais-Bourbon, compte sur le soutien des Républicains (LR).

« Nous savions avant même le début de la concertation que sur la question de l’âge de départ, il n’y aurait pas d’accord avec les organisations syndicales. Est-ce que ça signifie que nous ne devons pas le faire ? La réponse est si ! », a affirmé mardi le ministre du Travail, Olivier Dussopt, qui porte le texte dont l’un des mesures-phares est le report de 62 à 64 ans de l’âge légal de départ à la retraite.

« Il faut le faire parce que le système est déficitaire, structurellement: 12,5 milliards en 2027, presque 15 en 2030, notre responsabilité vis-à-vis des générations futures, c’est de préserver le système pour leur transmettre un vrai principe de solidarité », a-t-il ajouté lors des questions d’actualité à l’Assemblée nationale.

L’entourage de la Première ministre Elisabeth Borne, qui a rencontré mardi matin les élus de la majorité, reconnaissait qu’il était « toujours compliqué d’avoir une adhésion sur une réforme des retraites », qui demande « des efforts » aux Français.

Alors que le débat à l’Assemblée doit durer jusqu’à la fin de la semaine prochaine, le président du groupe LR, Olivier Marleix, a déclaré qu’une « majorité » de son camp, qui compte 62 députés, était prête à voter la réforme.

(Reportage d’Elizabeth Pineau, avec Tangi Salaün, Bertrand Boucey, Benjamin Mallet et Dominique Vidalon, édité par Kate Entringer et Blandine Hénault)

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Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

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