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Reportage: Cognac « pris en étau » par la querelle Chine/UE sur les véhicules électriques

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par Sybille de La Hamaide

COGNAC, Charente (Reuters) – Située de part et d’autre de la Charente, la ville de Cognac doit sa notoriété aux vignobles qui l’entourent et au spiritueux éponyme qui fait sa renommée mondiale, un peu moins aux véhicules électriques au centre d’une querelle économique qui oppose Bruxelles à Pékin et qui déstabilise l’équilibre économique d’une industrie pluri-centenaire.

Le projet européen de surtaxe des véhicules électriques importés de Chine n’a pas échappé à Christophe Bouetard qui dirige une concession MG Motor, une filiale du constructeur chinois SAIC, dans la sous-préfecture charentaise.

« On est pris en étau entre la région, l’image du cognac et l’image de nos véhicules chinois qui aujourd’hui sont en conflit à cause de ces taxes européennes », déplore le chef d’entreprise de 56 ans, qui tire une grande part de ses bénéfices de la vente de véhicules électriques chinois auprès d’une clientèle qui vit elle-même des retombées de la vente de cognac.

Déjà soumis à une taxe à l’importation de 10%, les véhicules électriques à batterie de fabrication chinoise pourront dès le 31 octobre et pour une durée de cinq ans subir une surtaxe allant jusqu’à 45%.

Pékin a réagi en instaurant des mesures « anti-dumping » visant les eaux-de-vie de vin européennes très prisées sur le marché chinois, le cognac notamment. nL8N3LK093

Sur une pente ascendante depuis une décennie, les ventes de cognac ont subi un premier à-coup lorsque la poussée d’inflation a fait plonger les ventes à l’international. En 2023, les exportations ont chuté de plus de 20% et les vendanges 2024, pénalisées par une maladie touchant les vignes et par une météo capricieuse, ne s’annoncent guère encourageantes pour le secteur.

14.500 EMPLOIS DIRECTS

Les représailles chinoises sur le secteur des eaux-de-vie de vin ont achevé d’assombrir les perspectives à court terme de la filière qui représente 14.500 emplois directs et dont 97% des ventes sont réalisées à l’étranger.

Que la Chine vise ce secteur, et le cognac en particulier, n’est sans doute pas une coïncidence, la France s’étant particulièrement investie dans le soutien à l’instauration d’une surtaxe touchant les véhicules électriques chinois.

Or, les ventes d’eaux-de-vie de vin françaises en Chine représentaient en 2023 un milliard d’euros.

Le ministère français des Finances juge de son côté que ces mesures violent les règles de l’Organisation mondiale du Commerce et s’est engagé à les contester.

« Rien ne justifie » les mesures anti-dumping, a déclaré mardi à Reuters la ministre déléguée au Commerce extérieur, Sophie Primas, soulignant la mobilisation des producteurs qui ont « pleinement collaboré » à l’enquête chinoise.

« En lien avec la Commission européenne, nous allons contester cette décision devant l’organe de règlement des différends de l’OMC », a dit la ministre déléguée, qui prévoit également d' »avoir un dialogue » avec son homologue chinois lors du G20 de Brasilia, en novembre.

Ces annonces n’ont pour l’heure pas apaisé les craintes de la filière qui redoute d’être sacrifiée par une Commission européenne avant tout soucieuse de protéger son industrie automobile électrique au nom de la transition écologique.

S’exprimant sous le sceau de l’anonymat, un responsable du secteur a dit à Reuters douter que les mesures chinoises puissent être évitées.

Derrière ces mesures, c’est toute l’industrie française du luxe qui craint d’être à son tour visée alors que la demande chinoise, un des moteurs de sa croissance, montre depuis quelque temps déjà des signes d’essoufflement.

LA FRANCE VISÉE

L’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, représentant spécial du gouvernement français en Chine jusqu’en 2022 et conseiller de la présidence française en Chine, doute toutefois que Pékin s’en prenne ensuite au secteur du luxe.

« Je ne pense pas qu’il y ait la crainte de cette menace. Il y a beaucoup de discussions en cours sur bien des domaines, le porc, le lait, etc. Et le luxe, c’est un secteur sur lequel le déterminant est souvent la clientèle chinoise elle-même », a-t-il déclaré à Reuters.

Pour Marc Fesneau, ex-ministre de l’Agriculture et désormais président du groupe MoDem à l’Assemblée nationale, il est évident qu’à travers le cognac, c’est la France qui est visée par Pékin.

« C’est une mesure européenne qui a des conséquences sur une seule filière : le cognac c’est la France, on voit le jeu diplomatique de la Chine », a-t-dit à Reuters.

Dès vendredi, les importateurs d’eaux-de-vie de vin européennes en Chine devront effectuer des dépôts de garantie représentant 34% à 39% de la valeur de la marchandise, selon les termes des mesures anti-dumping provisoires annoncées cette semaine par Pékin.

Et si le provisoire était amené à durer, les taxes supplémentaires se traduiraient inévitablement par une baisse des exportations de cognac en Chine, deuxième marché de la filière derrière les Etats-Unis selon des chiffres du Bureau national interprofessionnel du cognac (BNIC).

Emmanuel Painturaud, 42 ans, propriétaire avec ses trois frères de la maison quasi-centenaire Painturaud Frères Cognac, juge particulièrement inquiétante la réaction de Pékin d’autant que la clientèle chinoise achète volontiers les flacons les plus anciens et les plus chers.

« On est victime d’un conflit commercial entre l’UE et la Chine, à la base sur l’importation de véhicules chinois sur le territoire européen. La viticulture se sent prise en otage, avec certaines vengeances de la part du gouvernement chinois. »

Anthony Brun, président de l’Union générale des viticulteurs pour l’AOC Cognac, concède que les perspectives de la filière étaient peu reluisantes avant même les annonces de Pékin.

« On vient de sortir de 10 années de croissance continue et depuis deux ans, il y a une crise économique mondiale qui nous impacte directement. Si en plus de ça, on vient rajouter la perte de notre deuxième marché, les conséquences seront catastrophiques », a-t-il dit à Reuters.

Dans sa concession automobile, Christophe Bouetard préfère jouer la carte de l’optimisme, même si ses ventes ont déjà chuté de plus d’un quart depuis que le gouvernement français a commencé à mettre le frein sur les dispositifs d’incitation à l’achat de véhicules électriques, chinois notamment.

Il espère notamment relancer ses ventes de véhicules hybrides pour éviter l’écueil des barrières douanières et mise sur une implantation en Europe des constructeurs chinois de véhicules électriques pour contourner les mesures protectrices européennes.

(Avec Lucien Libert, Elizabeth Pineau, Florence Loève et Michel Rose; version française Nicolas Delame, édité par Sophie Louet)

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Chrétiens TV

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

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