Pékin met en garde contre une course aux armements dans l’espace après les révélations du Pentagone
par Eduardo Baptista
PEKIN, 16 septembre (Reuters) – La Chine a exhorté les États-Unis à mettre un terme à leur renforcement militaire dans l’espace après que Washington a admis avoir déployé des armes en orbite, a dit mercredi le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Guo Jiakun.
Ce dernier a ajouté que Pékin s’opposait à la militarisation de l’espace et à sa transformation en potentielle zone de guerre.
Le secrétaire américain à l’Armée de l’air, Troy Meink, a déclaré lundi que les États-Unis disposaient « d’armes de contrôle spatial en orbite capables de défendre les forces interarmées contre les actions hostiles d’adversaires », sans préciser la nature de ces armes.
Cette déclaration constitue la reconnaissance la plus affirmée à ce jour, de la part d’un responsable du Pentagone, de la présence d’armes américaines en orbite.
« Nous exhortons les États-Unis à cesser de renforcer leur présence militaire dans l’espace et à préserver la stabilité stratégique mondiale par des actions concrètes », a déclaré Guo Jiakun lors de son point de presse régulier.
Pour le Global Times, journal chinois contrôlé par l’État, la révélation du Pentagone met en lumière une quête d' »hégémonie spatiale » de la part des Etats-Unis, susceptible d’alimenter une course mondiale aux armements spatiaux.
« Si les États-Unis continuent sur cette voie, d’autres pays pourraient être contraints de réagir », a dit un analyste militaire chinois, Song Zhongping, cité par le journal.
La Russie a réagi à ces informations en proposant d’élaborer un traité international juridiquement contraignant interdisant le déploiement d’armes offensives dans l’espace.
« PAS UNE NOUVEAUTÉ POUR NOUS », DIT MOSCOU
Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, a déclaré que Washington n’avait pas informé la Russie, l’une des trois principales puissances spatiales mondiales, de ses nouvelles armes, ajoutant toutefois que celles-ci ne constituait pas une surprise pour Moscou.
« Ce n’est pas une nouveauté pour nous ; nous surveillons tout cela, nous l’enregistrons et nous en tirons les conclusions qui s’imposent », a-t-il déclaré lors d’un point presse à Moscou, rappelant que la Russie plaide de longue date en faveur d’un traité excluant le recours à la force dans l’espace ou la menace de recours à la force contre des objets spatiaux.
« Les Américains et d’autres Occidentaux, en particulier les Britanniques, invoquent depuis des années des prétextes alarmistes pour masquer leur refus d’avancer dans cette direction ; ils cherchent des arguments fallacieux pour éviter de le faire et tentent de renverser la situation en nous accusant d’activités qu’ils jugent déstabilisatrices », a ajouté Sergueï Riabkov.
« Mais nous estimons qu’il n’est pas encore trop tard pour créer un cadre qui empêcherait une course aux armements accompagnée d’une escalade des risques de conflit ouvert dans l’espace. »
Dans une dépêche publiée en début de mois, Reuters a détaillé, en se fondant sur des documents et des données de suivi, un état des lieux d’opérations spatiales militaires développées aussi bien par la Chine que par les Etats-Unis.
(Eduardo Baptista, avec Dmitry Antonov à Moscou, version française Benoit Van Overstraeten et Benjamin Mallet, édité par Sophie Louet)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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