Pêche: Plusieurs ports et le tunnel sous la Manche bloqués vendredi
par Nicolas Delame
PARIS (Reuters) – Les pêcheurs français procéderont vendredi à des opérations de blocage dans les ports de Saint-Malo, Ouistreham et Calais et au niveau du Tunnel sous la Manche, a annoncé vendredi le Comité national des pêches maritimes et des élevages marins (CNPMEM).
A Calais, le port sera paralysé de 12 heures à 13h30 tandis que le tunnel sous la Manche sera bloqué en début d’après-midi aux entrées et aux sorties au moyen de camionnettes, a précisé Olivier Leprêtre, président du comité régional des pêches pour les Hauts-de-France.
A Saint-Malo, le port sera quant à lui bloqué de 8 heures à 9 heures, a dit son homologue breton, Olivier Le Nézet.
Le conflit de la pêche, qui dure depuis des mois, s’est intensifié fin octobre, conduisant les gouvernements des deux pays à se menacer mutuellement de représailles.
La France reproche au Royaume-Uni d’accorder trop peu de licences à ses pêcheurs pour accéder à une zone de six à douze miles nautiques au large des côtes britanniques, ainsi que de celles de Jersey et Guernesey.
Avec pour conséquence une bataille de chiffres de part et d’autre de la Manche, Paris assurant n’avoir obtenu qu’un peu plus de 50% des permis auxquels les pêcheurs français pouvaient prétendre tandis que Londres assure avoir délivré 98% des autorisations réclamées.
« Ce que je retiens, c’est que lorsqu’un Anglais signe un accord, qu’il dit oui, c’est là que commencent les discussions », a déclaré vendredi le président du CNPMEM, Gérard Romiti, dénonçant le non-respect par les Britanniques des accords conclus en décembre 2020 et une attitude jugée « humiliante » et « provocatrice ».
« Nous ne demandons pas l’aumône, nous voulons récupérer nos licences », a-t-il poursuivi.
Ces propos et les blocages annoncés pour vendredi ont été fraîchement accueillis à Londres où un porte-parole du gouvernement britannique a dit les regretter et a appelé Paris à faire en sorte que les échanges commerciaux ne soient pas entravés.
« Nous sommes déçus par les menaces de manifestations. Il reviendra bien entendu aux Français de garantir qu’aucune action illégale ne sera entreprise et que le commerce ne sera pas pénalisé », a-t-il dit.
(Reportage Nicolas Delame, édité par Jean-Michel Bélot)
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